NOUS SOMMES LE 13 AOÛT
https://www.asymptomatique.be/nous-sommes-le-13-aout/

© Asymptomatique.be

NOUS SOMMES LE 13 AOÛT

Publié le 13 août 2022 par André Clette

Catégorie :

Nous sommes le 13 août 2022.

Qu’ont en commun Alfred Hitchcock, Fidel Castro, Luis Mariano et Amélie Nothomb ? Je vous le donne en mille : ils et elle sont nés un 13 août, pardi !!
C’est dire s’il s’en passe des choses le 13 août.

Par exemple, c’est le 13 août 1889 que William Gray déposait un brevet pour téléphone public automatique fonctionnant avec de pièces de monnaie. Il fondera peu après la « Gray Telephone Pay Station Company » pour exploiter son invention. Il n’a même pas eu besoin d’inventer la cabine téléphonique puisqu’elle existait déjà depuis la première Exposition internationale d'Électricité, à Paris en 1881. La Société générale des téléphones avait eu l'idée d'isoler ses téléphones en démonstration dans des guérites en chêne capitonnées.
Précisons pour les jeunes qui nous lisent qu’une cabine téléphonique était un édicule situé sur l'espace public (généralement un trottoir), muni d'un téléphone permettant d'émettre des communications payées avec des pièces de monnaie ou une carte à puce. Sa fonction était de permettre à celui qui téléphonait de s'isoler du bruit ambiant, d'y tenir une conversation privée, tout en étant abrité des intempéries. Pas bête, hein ?
Heureusement, tout cela n’existe plus. Grâce au GSM, il n’est plus nécessaire de s’isoler pour téléphoner et l’on peut dès lors faire profiter de sa conversation toute une salle de restaurant ou un wagon de chemin de fer…

Tout autre chose :

Hernan Cortès

Le 13 août 1521, le conquistador Hernan Cortés, ses compagnons d'armes et ses alliés mexicains entraient à Tenochtitlan, capitale de l'empire aztèque, vaincue par un long siège réduisant sa population à la famine.
Cela faisait plus d’un an que Cortés avait débarqué au Mexique. Tirant parti de l’étonnement que suscitaient le physique des Espagnols, leurs armures métalliques, leurs armes à feu, leurs chevaux caparaçonnés. Il profita surtout du rapprochement que faisaient les Indiens du Mexique entre ces arrivants et leur mythologie, qui évoque un dieu, Quetzalcoatl, parti un jour à la conquête de nouvelles terres et sensé revenir avec ses descendants revêtus d'armures dorées. C’est ainsi que Cortés s’était fait recevoir par l’empereur Moctezuma avec les honneurs dus à un descendant du dieu Quetzalcoatl.
En conquistador avisé, Cortés avait profité de la situation pour séquestrer l'empereur et prendre possession sans trop de mal de la ville. Mais l’un de ses lieutenants, particulièrement maladroit, avait si bien réussi à se mettre les Aztèques à dos, que la situation devint intenable, obligeant les Espagnols à quitter précipitamment la capitale de l'empire aztèque.
Après plusieurs combats, Cortés assiège la ville. Celle-ci devait compter 250 000 habitants avant l'arrivée des Espagnols mais les effets de la variole introduite par les Européens se fait sentir, et beaucoup de défenseurs, s'ils ne sont déjà morts, ressentent la fièvre et les symptômes de la maladie. Tenochtitlan est prise le 13 août 1521, après un siège de 75 jours et une famine épouvantable.
La ville sera détruite pierre à pierre et sur son emplacement sera érigée Mexico, capitale de la « Nouvelle-Espagne ».

 

Hernan Cortès n'aurait pas été grand-chose sans la Malinche

Cette excursion historique à Mexico nous ramène tout naturellement à l’artiste lyrique espagnol évoqué quelques paragraphes plus haut, Mariano Eusebio González y García, dit Luis Mariano, né le 13 août 1914, soit exactement 393 ans après la prise de Mexico. Son hymne au soleil de Mexico est encore dans toutes les mémoires : « On oublie tout/Sous le beau ciel de Mexico/On devient fou/Au son des rythmes tropicaux… Mexiiii-co, Mexiiiiii-co… »

Et puisqu’on parle chanson, il serait trop injuste d’oublier cet autre artiste né un 13 août : Pierre Paul Marsalès dit Polin (13 août 1863 - 8 juin 1927), une des gloires du music-hall et du café-concert des années 1890 à 1914 avec Mayol, Dranem et Fragson. On lui doit quelques succès mémorables : « La caissière du grand café », « La petite Tonkinoise », « L’ami bidasse », « Le p'tit objet » (Ah! Mademoiselle Rose, j'ai un p'tit objet, un joli p'tit objet à vous offrir, oui, c'est quelque chose qui vous f'ra plaisir)…
Polin est, avec Ouvrard, un des plus brillants représentants du comique troupier. Il y a peu d’enregistrements filmés de ses prestations. Celui-ci date de 1905.

André Clette

Polin - "L'anatomie du conscrit"
C’est par ici : →

L'asymptomatique | NOUS SOMMES LE 13 AOÛT

NOUS SOMMES LE 13 AOÛT

Nous sommes le 13 août 2022.

Qu’ont en commun Alfred Hitchcock, Fidel Castro, Luis Mariano et Amélie Nothomb ? Je vous le donne en mille : ils et elle sont nés un 13 août, pardi !!
C’est dire s’il s’en passe des choses le 13 août.

Par exemple, c’est le 13 août 1889 que William Gray déposait un brevet pour téléphone public automatique fonctionnant avec de pièces de monnaie. Il fondera peu après la « Gray Telephone Pay Station Company » pour exploiter son invention. Il n’a même pas eu besoin d’inventer la cabine téléphonique puisqu’elle existait déjà depuis la première Exposition internationale d’Électricité, à Paris en 1881. La Société générale des téléphones avait eu l’idée d’isoler ses téléphones en démonstration dans des guérites en chêne capitonnées.
Précisons pour les jeunes qui nous lisent qu’une cabine téléphonique était un édicule situé sur l’espace public (généralement un trottoir), muni d’un téléphone permettant d’émettre des communications payées avec des pièces de monnaie ou une carte à puce. Sa fonction était de permettre à celui qui téléphonait de s’isoler du bruit ambiant, d’y tenir une conversation privée, tout en étant abrité des intempéries. Pas bête, hein ?
Heureusement, tout cela n’existe plus. Grâce au GSM, il n’est plus nécessaire de s’isoler pour téléphoner et l’on peut dès lors faire profiter de sa conversation toute une salle de restaurant ou un wagon de chemin de fer…

Tout autre chose :

Hernan Cortès

Le 13 août 1521, le conquistador Hernan Cortés, ses compagnons d’armes et ses alliés mexicains entraient à Tenochtitlan, capitale de l’empire aztèque, vaincue par un long siège réduisant sa population à la famine.
Cela faisait plus d’un an que Cortés avait débarqué au Mexique. Tirant parti de l’étonnement que suscitaient le physique des Espagnols, leurs armures métalliques, leurs armes à feu, leurs chevaux caparaçonnés. Il profita surtout du rapprochement que faisaient les Indiens du Mexique entre ces arrivants et leur mythologie, qui évoque un dieu, Quetzalcoatl, parti un jour à la conquête de nouvelles terres et sensé revenir avec ses descendants revêtus d’armures dorées. C’est ainsi que Cortés s’était fait recevoir par l’empereur Moctezuma avec les honneurs dus à un descendant du dieu Quetzalcoatl.
En conquistador avisé, Cortés avait profité de la situation pour séquestrer l’empereur et prendre possession sans trop de mal de la ville. Mais l’un de ses lieutenants, particulièrement maladroit, avait si bien réussi à se mettre les Aztèques à dos, que la situation devint intenable, obligeant les Espagnols à quitter précipitamment la capitale de l’empire aztèque.
Après plusieurs combats, Cortés assiège la ville. Celle-ci devait compter 250 000 habitants avant l’arrivée des Espagnols mais les effets de la variole introduite par les Européens se fait sentir, et beaucoup de défenseurs, s’ils ne sont déjà morts, ressentent la fièvre et les symptômes de la maladie. Tenochtitlan est prise le 13 août 1521, après un siège de 75 jours et une famine épouvantable.
La ville sera détruite pierre à pierre et sur son emplacement sera érigée Mexico, capitale de la « Nouvelle-Espagne ».

 

Hernan Cortès n’aurait pas été grand-chose sans la Malinche

Cette excursion historique à Mexico nous ramène tout naturellement à l’artiste lyrique espagnol évoqué quelques paragraphes plus haut, Mariano Eusebio González y García, dit Luis Mariano, né le 13 août 1914, soit exactement 393 ans après la prise de Mexico. Son hymne au soleil de Mexico est encore dans toutes les mémoires : « On oublie tout/Sous le beau ciel de Mexico/On devient fou/Au son des rythmes tropicaux… Mexiiii-co, Mexiiiiii-co… »

Et puisqu’on parle chanson, il serait trop injuste d’oublier cet autre artiste né un 13 août : Pierre Paul Marsalès dit Polin (13 août 1863 – 8 juin 1927), une des gloires du music-hall et du café-concert des années 1890 à 1914 avec Mayol, Dranem et Fragson. On lui doit quelques succès mémorables : « La caissière du grand café », « La petite Tonkinoise », « L’ami bidasse », « Le p’tit objet » (Ah! Mademoiselle Rose, j’ai un p’tit objet, un joli p’tit objet à vous offrir, oui, c’est quelque chose qui vous f’ra plaisir)…
Polin est, avec Ouvrard, un des plus brillants représentants du comique troupier. Il y a peu d’enregistrements filmés de ses prestations. Celui-ci date de 1905.

André Clette

Polin – “L’anatomie du conscrit”
C’est par ici : →

Pas de commentaires

Poster un commentaire