LIBAN : CHRONIQUE D’UNE INVASION (2) par le cinéaste Abbas Fahdel

Abbas Fahdel, cinéaste franco-irakien, résidait à Nabatieh, dans le sud du Liban. Il y a quelques jours, il a été réveillé par les bombardements israéliens. C’est un formidable réalisateur, mais également un fin analyste de la situation politique en France et dans le monde. Les lecteurices de l’Asympto ont régulièrement pu lire ses textes dans la rubrique « C’est vous qui le dites », où je les ai souvent épinglés pour leurs qualités d’analyse.
Depuis l’offensive d’Israël au Liban, Abbas publie quotidiennement des informations et des témoignages sur sa page FB. J’en publierai chaque semaine de larges extraits – jusqu’à la fin de cette guerre atroce (C.S).

4 mars. L’armée israélienne vient d’intimer à tous les habitants situés au sud du fleuve Litani d’évacuer immédiatement vers le nord. Exiger l’évacuation totale de la population d’une région constitue, dans l’histoire des conflits, le prélude classique à des opérations terrestres d’ampleur, voire à une occupation prolongée. L’histoire libanaise le sait trop bien.
Depuis 1948, les israéliens envisagent le sud du Liban — notamment en raison des ressources hydriques du Litani — comme un espace stratégique vital. L’idée d’un « Grand Israël », nourrie par les courants sionistes, inclut l’annexion du Liban méridional. Cette vision est aujourd’hui défendue par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, mais également par le leader de l’opposition Yair Lapid, et elle a été récemment relayée par l’ambassadeur américain en poste à Tel-Aviv.
Ordonner aujourd’hui à toute la population au sud du fleuve de se déplacer «immédiatement » ne peut qu’alimenter les craintes d’une transformation durable de cette zone en espace occupé ou en tampon militarisé. L’expérience historique enseigne que les « évacuations temporaires » deviennent souvent des réalités prolongées — l’exemple du Golan syrien en est une illustration frappante — et que les zones dites « de sécurité » tendent à s’inscrire dans le temps.
Le droit international humanitaire interdit l’annexion et encadre strictement l’occupation. Les Conventions de Genève rappellent qu’une puissance occupante n’acquiert aucune souveraineté sur le territoire qu’elle contrôle militairement. Pourtant, sur le terrain, la distinction juridique importe peu aux familles contraintes d’abandonner leurs maisons, leurs terres et leurs vergers.
Le sud du Litani n’est pas une case stratégique vide. C’est une terre habitée, cultivée, enracinée dans une mémoire collective faite de guerres, de retraits et de retours. Transformer cette région en espace vidé de ses habitants sous injonction militaire, c’est raviver un spectre ancien : celui d’une redéfinition forcée des frontières par la puissance des armes. La question touche directement à la souveraineté libanaise et à la crainte persistante de voir se profiler un projet de contrôle territorial dont l’ombre plane sur le sud du Liban depuis 1948.

8 mars. Alors que les regards du monde restent largement tournés ailleurs, l’aviation et l’artillerie israéliennes poursuivent leurs frappes contre le territoire libanais, visant des dizaines de localités du Sud, de la Békaa et même la banlieue sud de Beyrouth.
Une frappe israélienne sur une maison à Sair al-Gharbiya (صير الغربية), localité du caza de Nabatieh, au sud du Liban, a tué une vingtaine de civils ce matin.

8 mars. Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a dénoncé le ciblage par l’aviation israélienne des sites archéologiques de la ville de Tyr.
Il a déclaré : « Le site est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et figure également sur la Liste de la protection renforcée conformément à la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et à son deuxième protocole, adoptés sous l’égide de l’UNESCO, qui garantissent une protection renforcée des biens culturels en période de conflit armé. »

9 mars. Le président de l’Ordre des médecins, Elias Chalala, a condamné dans un communiqué « les bombardements israéliens visant les hôpitaux, les centres de soins médicaux, les ambulances et les médecins, dont le dernier en date a coûté la vie à deux médecins tombés en martyrs ».
Il a appelé les autorités concernées ainsi que les organisations internationales — au premier rang desquelles l’Organisation mondiale de la santé — à « intervenir d’urgence pour mettre un terme à cette tragédie qui ne cesse de se répéter ».
Chalala a souligné que « les médecins accomplissent un rôle humanitaire dans des circonstances extrêmement difficiles et exposent leur vie au danger ; il est inadmissible qu’ils soient la cible de quelque forme d’agression que ce soit ».
Il a enfin rappelé que « le fait de cibler le corps médical, infirmier et les équipes de secours constitue une violation flagrante des lois et conventions internationales humanitaires, en particulier de la Convention de Genève ».

9 mars.
Israël et le sionisme : un danger pour les Juifs

Il existe une question morale et politique rarement formulée avec la clarté qu’elle exige : la politique de l’État d’Israël et l’idéologie du Zionism dont il se réclame constituent aujourd’hui l’un des plus grands dangers pour les Juifs eux-mêmes.
Après la catastrophe de l’Holocauste, le peuple juif bénéficiait dans le monde d’un immense capital moral et d’une solidarité presque universelle. Cette sympathie ne relevait pas seulement de l’émotion : elle traduisait la reconnaissance d’une tragédie historique et l’engagement implicite que jamais plus les Juifs ne seraient abandonnés à la persécution.
Mais lorsqu’un État affirme agir au nom d’un peuple dispersé à travers le monde, il introduit un risque redoutable : celui d’associer l’image de ce peuple aux actes de cet État.
Lorsque ces actes prennent la forme d’occupations prolongées, de bombardements répétés, d’opérations militaires destructrices, de crimes de guerre — en Palestine, au Liban, en Iran et ailleurs dans la région — ils suscitent inévitablement colère et ressentiment. Le danger apparaît lorsque cette colère ne distingue plus entre le gouvernement responsable de ces actes et les juifs du monde entier.

Ce risque n’est pas nouveau. Dès avant la création d’Israël, plusieurs intellectuels juifs majeurs avaient pressenti les dangers d’un nationalisme étatique exclusif.
La philosophe Hannah Arendt avertissait que la transformation du sionisme en nationalisme classique risquait d’enfermer les Juifs dans un conflit permanent avec les peuples arabes de la région. Dans ses analyses de la fin des années 1940, elle redoutait qu’un État purement national juif ne produise un système de domination politique durable sur une population non juive.
Le philosophe Martin Buber défendait quant à lui la vision d’une communauté binationale où Juifs et Arabes partageraient la souveraineté en Palestine. Pour lui, la sécurité ne pouvait pas naître de la domination d’un peuple sur un autre, mais de la reconnaissance réciproque et de l’égalité politique.
Même le scientifique le plus célèbre du XXᵉ siècle, Albert Einstein, exprima des inquiétudes profondes face à l’évolution des courants sionistes. Dans une lettre publiée en 1948 dans le New York Times, il dénonça les méthodes de groupes nationalistes juifs qu’il décrivit comme proches des mouvements fascistes par leur organisation et leurs pratiques.

L’historien et intellectuel juif d’origine polonaise Isaac Deutscher formula lui aussi une critique lucide et tragique du sionisme. Survivant de l’extermination de sa famille en Europe, il reconnaissait la détresse historique qui avait poussé les Juifs vers la Palestine, mais il avertissait que la création d’un État juif au cœur du monde arabe risquait d’engendrer un conflit interminable. Deutscher résumait ce paradoxe par une formule devenue célèbre : « Les Juifs avaient fui une catastrophe européenne pour se retrouver plongés dans une tragédie politique au Moyen-Orient. »
Une critique similaire fut exprimée par Judah Magnes, premier chancelier de l’Hebrew University of Jerusalem. Magnes s’opposait à la création d’un État exclusivement juif et plaidait pour une fédération binationale judéo-arabe. Il craignait qu’un État fondé sur la domination d’une majorité nationale ne condamne les deux peuples à une guerre permanente.
Plus près de nous, le linguiste et intellectuel américain Noam Chomsky n’a cessé de rappeler que l’identification systématique d’Israël avec l’ensemble du peuple juif constitue une erreur dangereuse. Pour lui, cette confusion nourrit à la fois la propagande des gouvernements israéliens et les amalgames antisémites qui assimilent les Juifs du monde aux décisions d’un État particulier.

Toutes ces voix ne venaient pas d’adversaires du peuple juif. Elles provenaient d’intellectuels profondément attachés à la tradition morale du judaïsme et inquiets de voir celle-ci compromise par un nationalisme étatique.
Car l’histoire européenne a montré combien les Juifs ont souvent payé pour des actes ou des mythes politiques qu’on leur attribuait collectivement. L’antisémitisme repose précisément sur ce mécanisme : transformer un peuple entier en sujet collectif responsable de tout.
Le danger aujourd’hui est donc double. D’un côté, la politique colonialiste et les actions génocidaires du gouvernement israélien épuisent progressivement et grandement le capital de sympathie historique dont bénéficiait la cause juive. De l’autre, l’insistance constante à présenter Israël comme « l’État de tous les Juifs » entretient un amalgame dangereux entre les actions d’un gouvernement et des millions de Juifs qui vivent ailleurs et n’ont aucun contrôle sur les décisions du gouvernement israélien.
Les Juifs du monde sont divers, politiquement pluriels, souvent profondément divisés sur la question israélienne. Beaucoup contestent la politique israélienne et militent pour la reconnaissance des droits des Palestiniens.
La véritable exigence morale devrait donc être double : combattre sans ambiguïté l’antisémitisme, tout en refusant qu’Israël parle au nom de tous les Juifs du monde. Car confondre les Juifs avec les actes d’un État génocidaire serait une injustice grave. Mais prétendre que cet État incarne politiquement l’ensemble du judaïsme mondial constitue une erreur tout aussi dangereuse.
Tragique paradoxe : en prétendant protéger les Juifs par la puissance d’un État, le projet sioniste les a exposés aux conséquences morales et politiques de ses actes.

11 mars. 84 enfants tués au Liban en une seule semaine par les attaques israéliennes.
Quatre-vingt-quatre enfants. Pas des combattants, pas des soldats : des enfants. Des vies à peine commencées, fauchées sous les bombes, arrachées à leurs familles, transformées en chiffres dans un communiqué de guerre.
À ces morts s’ajoutent des centaines d’enfants blessés et des milliers d’autres contraints de fuir leurs maisons, jetés sur les routes de l’exil avec leurs familles, dans une tragédie qui frappe toute une génération.
Ce massacre rappelle ce que le monde a déjà vu à Gaza, où des milliers d’enfants ont été tués sous les bombardements israéliens, dans une destruction massive qui a bouleversé la conscience humaine — avant que l’indignation ne s’éteigne trop vite.
Aujourd’hui, au Liban comme hier à Gaza, ce sont les mêmes corps d’enfants que l’on sort des décombres, les mêmes familles brisées, les mêmes justifications cyniques. Et face à cela, une question demeure : combien d’enfants faudra-t-il encore pour que cette violence criminelle cesse d’être tolérée ?
Car chaque enfant tué n’est pas seulement une victime de plus — c’est une accusation qui pèse non seulement sur ceux qui bombardent, mais aussi sur ceux qui continuent de détourner le regard.

11 mars. Le père Pierre El Raï, curé maronite de Qlayaa, au Liban, a été tué lundi 9 mars 2026 dans un bombardement israélien.
En l’espace de deux jours, deux villages chrétiens du Liban du Sud ont été endeuillés par des frappes israéliennes. Le pape a exprimé sa « profonde douleur » pour les nombreux innocents tués.

11 mars. Massacre à Temnine al-Tahta (Békaa) : 11 réfugiés syriens tués, des enfants parmi les blessés. En un instant, une frappe israélienne a fauché 11 vies de réfugiés syriens à Temnine al-Tahta, village de la Békaa déjà vulnérable, qui accueille de nombreuses familles déplacées.
Déplacés libanais et syriens — tous sont des « cibles légitimes » pour l’armée israélienne.

11 mars.
Écocide et guerre chimique : quand l’armée israélienne empoisonne la région.

Dimanche dernier, après des frappes israéliennes visant des dépôts de pétrole, les habitants de Téhéran se sont réveillés sous une véritable « pluie noire ». Les incendies ont libéré d’immenses quantités d’hydrocarbures toxiques, de dioxyde de soufre et d’oxydes d’azote. Un épais nuage de fumée a recouvert la capitale, transformant le ciel en voile sombre et l’horizon en lueur orange. Les autorités sanitaires ont alerté sur des risques graves pour la population : irritations oculaires, détresses respiratoires, brûlures de la peau et lésions pulmonaires provoquées par des pluies hautement acides.
La ville s’est retrouvée recouverte d’une pellicule noire mêlant suie et résidus pétroliers. Les toits, les rues et les balcons ont été souillés par ce mélange toxique. Les autorités iraniennes redoutent une pollution durable, en raison de l’infiltration de métaux lourds tels que le nickel et le vanadium dans les sols et dans les systèmes de traitement de l’eau. Même la faune n’échappe pas à ce désastre : les oiseaux migrateurs traversant les zones contaminées pourraient voir leurs plumes perdre leurs propriétés isolantes, ce qui entraînerait une chute de leur température corporelle et la mort. Des météorologues préviennent déjà que des nuages toxiques pourraient dériver vers l’Asie centrale et atteindre jusqu’à l’ouest de la Chine.

Dans le même temps, au Liban, l’organisation Human Rights Watch a documenté l’utilisation par l’armée israélienne de munitions au phosphore blanc au-dessus d’habitations dans la localité de Yahmor le 3 mars. Cette arme s’enflamme instantanément au contact de l’air et disperse des fragments incandescents qui s’accrochent à la peau et brûlent jusqu’à l’os, provoquant des défaillances d’organes et l’effondrement du système respiratoire. Son utilisation contre des zones habitées constitue une violation flagrante du droit international.
Et pendant que des millions de personnes respirent un air toxique, certaines voix à Washington se préoccupent d’autre chose.
Le sénateur américain Lindsey Graham a critiqué les frappes israéliennes contre les installations pétrolières iraniennes, non pas pour les vies humaines qu’elles menacent, ni pour la catastrophe écologique qu’elles provoquent, mais parce que la destruction des dépôts de carburant pourrait priver les États-Unis de profits futurs en cas de chute du régime iranien et de mise sous contrôle de ses vastes réserves d’hydrocarbures. Une réaction qui résume à elle seule le cynisme d’une guerre où, pour certains, la valeur du pétrole semble encore dépasser celle de millions de vies humaines.

12 mars. L’armée israélienne ordonne à la population libanaise d’évacuer tout le territoire situé au sud du Nahr ez-Zahrani (نهر الزهراني). Il s’agit de demander à près d’un million de personnes d’abandonner leurs maisons, leurs villages, leurs villes, leurs terres.
Une telle injonction signifie potentiellement le déplacement de 15 à 20 % de la population libanaise. C’est la perspective d’un bouleversement humain d’une ampleur gigantesque, l’un des plus vastes déplacements de population jamais envisagés — ou vécus — au Liban.
Car la zone située au sud du Zahrani n’est pas une périphérie vide. Elle englobe l’essentiel du Liban-Sud : des centaines de villages et des villes majeures comme Tyr (صور), Nabatiyé (النبطية), Bint Jbeil (بنت جبيل), Marjayoun (مرجعيون), Jezzine (جزين) et Hasbaya (حاصبيا). Autrement dit : un territoire vivant, peuplé, cultivé, où près d’un Libanais sur cinq a ses racines.

L’histoire du Liban montre ce que signifient les ordres d’évacuation israéliens. Ils commencent par une consigne militaire et se terminent trop souvent par des villages détruits, des quartiers rasés, des terres transformées en champs de ruines. Une population déplacée devient une population vulnérable, dépendante, dispersée. Les routes se remplissent de familles fuyant sous les bombardements, tandis que les cartes d’état-major israéliennes redessinent la géographie du territoire.
Le sud du Liban est marqué par des décennies d’occupation, de bombardements et de résistance civile. Les habitants de Bint Jbeil, de Marjayoun, de Nabatiyé ou des villages qui entourent Tyr savent ce que signifie être chassé de chez soi. Beaucoup l’ont déjà vécu. Ils connaissent les routes de l’exode, les écoles transformées en abris, les retours dans des villages détruits. Mais l’histoire du Liban a montré aussi qu’un peuple, même bombardé, même déplacé, résiste et refuse de disparaître.

12 mars. Une frappe de drone israélien a fauché la vie du directeur de la Faculté des sciences de l’Université libanaise, le Dr Hussein Bazzi, ainsi que du professeur Morteza Sorour, alors qu’ils se trouvaient à l’intérieur même de l’enceinte de la faculté.
Ils ont été tués au cœur de leur lieu de travail, dans un espace dédié au savoir, à l’enseignement et à la recherche.
C’est la première fois, depuis le début de la guerre, que les forces israéliennes prennent pour cible des professeurs d’université à l’intérieur même d’un campus universitaire.
Franchir ce seuil — celui de l’université — marque une nouvelle étape dans l’escalade : après les maisons, les villages, les routes, les hôpitaux et les journalistes, c’est désormais le monde du savoir qui est visé.

13 mars. Des tracts israéliens largués au-dessus de Beyrouth
Des avions israéliens ont largué des tracts au-dessus de plusieurs quartiers de la capitale libanaise, Beyrouth, contenant des messages adressés aux Libanais les appelant à entrer en contact avec une entité israélienne connue sous le nom d’« unité 504 », une unité de renseignement spécialisée dans le recrutement d’informateurs et la collecte d’informations.
Les tracts invitent les citoyens à « réfléchir aux mots contenus dans ce message », affirmant agir « dans l’intérêt de tous ». Ils contiennent également des moyens de contact directs, notamment un code QR renvoyant vers un compte sur l’application WhatsApp, ainsi qu’un autre code lié à un compte sur la plateforme Facebook, afin de faciliter la communication avec toute personne souhaitant transmettre des informations.
Selon le texte du tract, l’unité 504 « travaille pour garantir l’avenir du Liban et de son peuple », appelant les Libanais à « contribuer à un véritable changement » en prenant contact avec elle. Cette initiative s’inscrit dans une tentative israélienne d’attirer des collaborateurs locaux susceptibles de lui fournir des informations.

13 mars. Une frappe aérienne israélienne a visé la route de Khardali (الخردلي), la rendant totalement impraticable. Une autre frappe a touché la route reliant Dibbine (دبين) à Marjayoun (مرجعيون), entraînant sa coupure.
Une frappe a également coupé la route reliant Marjayoun (مرجعيون) à Khiam (الخيام).
Selon toute vraisemblance, l’objectif israélien est de séparer le sud du fleuve Litani (نهر الليطاني) de sa rive nord, en coupant les routes et les ponts qui relient les deux zones.
Ce plan avait déjà été tenté par Ies Israéliens lors de la guerre de 2006, sans produire les résultats escomptés, la guerre s’étant achevée sans que les objectifs militaires israéliens soient atteints.

Abbas Fahdel, cinéaste, en direct du Liban.

No Comments

Post A Comment