MON JOURNAL DU LIBAN (V) : QUI DIRIGE VRAIMENT LA GUERRE ? par le cinéaste Abbas Fahdel

Abbas Fahdel, cinéaste franco-irakien, habite avec sa famille à Nabatieh, dans le sud du Liban (1). Il a dû fuir depuis la guerre et l’invasion israélienne, comme des centaines de milliers d’autres habitants du Liban. C’est un formidable réalisateur, mais également un fin analyste de la situation politique en France et dans le monde. Depuis l’offensive d’Israël au Liban, Abbas publie quotidiennement des informations et des témoignages sur sa page FB. En solidarité avec Abbas et le peuple libanais, je les publierai régulièrement dans l’Asympto (C.S.)

28 mars.
Deux nouveaux journalistes libanais s’ajoutent à la longue liste de ceux tués par les Israéliens : Fatima Ftouni et Ali Choueib, ciblés par une frappe israélienne à Jezzine, au Sud-Liban. La frappe a également tué le caméraman Mohammad Ftouni, frère de Fatima Ftouni.

28 mars.
Quatre des huit secouristes et ambulanciers libanais tués aujourd’hui par des frappes israéliennes :
Hussein Darwish
Adel Kadouh
Ibrahim Zaher Abou Zeid
Hassan Moussa Noureddine

28 mars.
Après qu’une frappe de drone israélien a pulvérisé la voiture des journalistes Ali Choueib, Fatima Ftouni et Mohammad Ftouni, les tuant sur le coup, le jeune Mohammad Daher et le secouriste Ahmad Anissi, de passage à proximité, ont tenté de porter secours aux victimes.
Le drone israélien est alors revenu et les a pris pour cible, les tuant à leur tour.
L’armée israélienne ne se contente pas de tuer les civils : elle cible également ceux qui documentent la vérité ou tentent de porter secours, en violation flagrante du droit international humanitaire.

29 mars.
Chère Delphine (ndlr : Delphine Noël, cinéaste belge actuellement gravement malade), Ton engagement et ta fidélité aux causes justes inspirent un immense respect. Tu fais partie de ces êtres rares qui donnent sans compter, qui soutiennent les autres avec une générosité discrète, sans jamais chercher à se mettre en avant.
Aujourd’hui, en apprenant ce que tu traverses, je suis profondément bouleversé. Je pense à tout ce que tu as porté en silence, à cette force intérieure, douce mais inébranlable, avec laquelle tu as continué à être présente pour les autres sans jamais laisser transparaître tes propres épreuves. Il y a dans cette pudeur et ce courage quelque chose de profondément noble et infiniment émouvant.
Je veux que tu saches que tu n’es pas seule. Tout ce que tu as semé autour de toi — cette bienveillance, cette solidarité, cette lumière — te revient aujourd’hui et t’entoure.
Je t’envoie toute mon affection, toute ma tendresse et mes pensées les plus sincères.
Que la paix t’accompagne, doucement, enveloppée de tout l’amour que tu as su offrir au monde.

29 mars.
Sud-Liban — L’aviation et les drones israéliens continuent de cibler les ambulances et les centres de santé. Deux secouristes ainsi qu’un blessé qu’ils transportaient ont été tués ce matin. Ces attaques s’inscrivent dans une série de frappes répétées visant des équipes de secours en pleine mission, transformant ceux qui portent assistance en cibles directes et aggravant encore la situation humanitaire sur le terrain.

30 mars.
Trump, Netanyahou et la guerre contre l’Iran : qui mène vraiment le jeu ?

Pendant sa campagne présidentielle, Donald Trump s’était présenté comme le fossoyeur des guerres impériales américaines. Dans une Amérique épuisée par les fiascos successifs en Afghanistan et en Irak, il promettait une rupture nette avec les aventures guerrières de ses prédécesseurs. « Nous allons cesser de chercher à renverser des régimes », déclarait-il. « Nous ne sommes pas les gendarmes du monde. » « Je ne vais pas déclencher des guerres, je vais y mettre fin. » Cette promesse électorale prétendait rompre avec des décennies d’interventions dictées par des illusions de puissance, des intérêts obscurs et des récits fabriqués. Or, ce que révèle aujourd’hui la guerre contre l’Iran, c’est moins une trahison qu’un dévoilement. Donald Trump n’a pas mis fin aux logiques qu’il dénonçait ; il s’y est soumis. Et cette soumission n’est pas accidentelle. Elle s’inscrit dans un système d’influence profondément enraciné dans la politique américaine.

Depuis des décennies, Benjamin Netanyahou poursuivait une stratégie constante : faire de l’Iran l’ennemi absolu et pousser les États-Unis à l’affrontement. Dès les années 1990, il alertait sur une prétendue menace existentielle. En 2012, il affirmait que l’Iran était à quelques mois d’un seuil nucléaire critique. En 2015, il martelait : « Cet accord ouvre à l’Iran la voie vers la bombe ». Trente ans d’une même obsession. Là où les administrations américaines oscillaient, Netanyahou persévérait. Là où Washington hésitait, Tel-Aviv insistait. Et à force d’insistance, Netanyahou a fini par trouver un président américain prêt à le suivre, malgré les promesses électorales antiguerre.
La capacité de Netanyahou à entraîner Trump dans la guerre contre l’Iran tient en grande partie à l’influence des réseaux pro-israéliens aux États-Unis, ainsi qu’au poids des courants sionistes chrétiens, qui constituent une base politique importante. Des organisations comme AIPAC jouent à cet égard un rôle central, en étant capables d’orienter de manière significative la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Ces réseaux exercent une influence structurante et durable, définissant les contours du pensable et de l’impensable à Washington.

Leur influence est telle qu’elle tend à orienter certaines décisions américaines non pas en fonction de l’intérêt national des États-Unis, mais en convergence avec des priorités stratégiques israéliennes. Ces réseaux financent des campagnes, font pression sur les élus, produisent de l’expertise et disposent de relais médiatiques : autant de mécanismes qui, dans un système politique ouvert aux influences, deviennent déterminants.
C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la trajectoire de Donald Trump. Loin d’être un acteur extérieur au système, il en a épousé les contraintes. Son retrait de l’accord nucléaire iranien en 2018 — salué comme « historique » par Benjamin Netanyahou — n’était pas un geste isolé, mais l’inscription dans une stratégie défendue de longue date. Sa politique de « pression maximale » n’était pas une innovation, mais l’aboutissement d’une ligne promue depuis des années. Et la guerre actuelle contre l’Iran en est la conséquence logique.
Dès lors, la question n’est plus de savoir si les États-Unis sont influencés, mais jusqu’à quel point cette influence redéfinit leurs décisions stratégiques. Car lorsque la première puissance mondiale s’engage dans une guerre dévastatrice contre une puissance régionale majeure, sans consensus clair ni menace immédiate unanimement reconnue, il devient difficile de soutenir que cette décision relève uniquement d’un calcul souverain.

La formule selon laquelle les États-Unis seraient « menés par le bout du nez par Israël » est volontairement polémique, mais elle met en lumière une réalité : celle d’un déséquilibre dans la relation d’alliance. Une relation où la dépendance n’est pas uniquement matérielle ou militaire, mais aussi politique et idéologique. Une relation où un allié, par la constance de sa stratégie et la force de ses relais, peut peser sur les choix d’une superpuissance.
L’histoire récente fournit pourtant des avertissements clairs. Les guerres menées au Moyen-Orient au nom de menaces exagérées ou mal évaluées ont produit des catastrophes stratégiques majeures. Elles ont affaibli les États-Unis, déstabilisé des régions entières et nourri des dynamiques qu’elles prétendaient combattre. Et pourtant, le même schéma se reproduit : même rhétorique de l’urgence, même dramatisation de la menace, même marginalisation des alternatives diplomatiques.
Mais cette fois, l’enjeu est d’une autre nature. L’Iran n’est ni un État fragile ni un adversaire isolé. C’est une puissance enracinée, dotée de capacités militaires, de relais régionaux et d’une profondeur stratégique réelle. Une guerre contre l’Iran n’est pas une opération limitée : c’est une déflagration susceptible d’entraîner une escalade régionale et internationale majeure.

Au fond, ce que révèle cette séquence, ce n’est pas seulement la trahison d’une promesse politique. C’est la permanence d’un système dans lequel les discours changent, mais les logiques demeurent. Un système dans lequel un candidat peut dénoncer les guerres avant d’en devenir l’instrument. Un système dans lequel la puissance américaine, loin d’être pleinement souveraine, évolue sous l’effet de forces internes et externes qui orientent ses choix.
Et il restera cette ironie tragique : Donald Trump promettait de mettre fin aux guerres. Il pourrait bien entrer dans l’histoire comme celui qui, en cédant aux dynamiques qu’il prétendait combattre, aura contribué à en ouvrir une nouvelle — plus dangereuse, plus incertaine, et peut-être incontrôlable.

Document Contre Attaque

30 mars. Le parlement israélien, la Knesset, vient de franchir un seuil d’une gravité extrême en instituant la mise à mort des détenus palestiniens. Il ne s’agit pas d’un simple tournant sécuritaire, mais d’un saut moral abyssal. Cette loi accorde à l’État hébreu le droit de tuer dans le cadre d’un système judiciaire dont l’impartialité est déjà profondément contestée par les instances internationales.
Cette décision n’est pas une anomalie. Elle est l’aboutissement d’une trajectoire historique. Depuis la Nakba, un même fil traverse les politiques israéliennes à l’encontre des Palestiniens : les expulser, les contrôler, les enfermer, les exterminer. À chaque étape, la contrainte s’intensifie, les limites reculent, et ce qui est inacceptable au regard des droits de l’homme et du droit international devient institutionnalisé et banalisé.

Les prisons israéliennes en sont l’un des laboratoires les plus révélateurs. Des milliers de Palestiniens y ont été détenus au fil des décennies, souvent sans procès. Des organisations comme Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté de manière répétée des pratiques accablantes : détention administrative, mauvais traitements lors des interrogatoires, viol, torture ayant, dans de nombreux cas, conduit à la mort de détenus. Dans un tel système, introduire la peine capitale parachève cette logique et transforme un appareil judiciaire déjà contesté en machine capable de tuer légalement.
Ce vote doit aussi être lu à la lumière de la violence exercée à Gaza et en Cisjordanie, dans la continuité d’une dynamique génocidaire, dont cette loi apparaît comme une extension : après la destruction massive, l’enfermement ; après l’enfermement, l’extermination. Comme si la vie palestinienne, déjà précarisée dans les faits, devait désormais l’être aussi dans le droit.

Et c’est là le cœur du scandale : ce n’est pas seulement une loi. C’est une déclaration de souveraineté absolue sur la vie et la mort des Palestiniens. Une affirmation que la limite ultime — celle de tuer à froid — peut être franchie, assumée, légitimée.
Ceux qui ont voté cette loi invoquent la sécurité. Mais l’histoire nous a montré que la violence légalisée ne protège pas, elle enflamme. Elle ouvre de nouvelles plaies, fabrique des symboles, nourrit des vengeances et corrompt la société qui l’adopte.
De la Nakba au génocide à Gaza, une ligne continue se dessine. Et cette loi en est l’un des points les plus sombres : le moment où la violence cesse même de chercher à se dissimuler et s’inscrit ouvertement dans la loi.

31 mars. Voici ce qui attend les troupes israéliennes au Liban-Sud : elles y sont accueillies par des tirs de roquettes et d’armes légères, menés par de petits groupes de résistants mobiles et déterminés, capables de leur infliger de lourdes pertes en hommes et en matériel. Rien à voir avec la guerre à distance qu’ils mènent depuis le ciel, à coups d’aviation et de drones. Ici, le terrain impose une tout autre réalité.

1er Avril. France : une diplomatie à genoux
Le communiqué de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, s’inscrit dans une continuité troublante : celle d’une diplomatie française affaiblie, lâche jusqu’à l’effacement — y compris face à des actes qui touchent directement la souveraineté française. Des « incidents gravissimes », des « tirs », des « explosions » — mais pas un mot pour nommer celui qui tire. Pas un mot pour désigner celui qui bombarde. Pas un mot pour dire clairement : Israël. Cette omission n’est pas une maladresse. C’est un choix. Une lâcheté politique.
Car enfin, de qui parle-t-on ? La FINUL, déployée au sud du Liban, opère dans une zone où les violations aériennes et les frappes israéliennes sont documentées depuis des années. Quand des casques bleus sont tués ou blessés, il ne s’agit pas d’un phénomène météorologique. Ce ne sont pas des « incidents ». Ce sont des actes militaires. Et ces actes ont un auteur que le ministre français n’ose pas nommer.
La situation est d’autant plus grave que la France n’est pas un observateur lointain. Elle est directement engagée sur le terrain, avec environ 700 soldats déployés au sein de la FINUL. Ce sont donc aussi des militaires français qui sont exposés, potentiellement visés, dans ce théâtre d’opérations. Et pourtant, même dans ce contexte, la parole officielle persiste à contourner la désignation claire des responsabilités.

Le gouvernement français, prompte à invoquer le droit international dans d’autres contextes, se réfugie ici dans l’ambiguïté. Elle condamne sans accuser, déplore sans désigner, s’indigne sans conséquence. Une diplomatie de l’euphémisme, qui transforme des frappes en « incidents » et des responsabilités en brouillard.
Ce silence a un prix. Il délégitime la parole française, qui apparaît sélective, variable selon l’allié en cause. Il affaiblit le droit international, réduit à une géométrie politique. Et surtout, il envoie un message dangereux : certains États peuvent frapper, violer, tuer — sans même être nommés.

Il faut dire les choses clairement. Tant que Israël ne sera pas explicitement mis face à ses actes, tant que les mots resteront soigneusement édulcorés, la « fermeté » proclamée restera un théâtre d’ombres. Une posture sans courage, une indignation sans vérité.
Ne pas nommer, c’est céder. Et comme un symbole cruel de cette faiblesse, il faut rappeler l’épisode survenu le 7 janvier 2025 dans la vieille ville de Jérusalem. Ce jour-là, les vigiles israéliens ont empêché le ministre français d’accéder à un site pourtant placé sous souveraineté française. Une scène d’humiliation diplomatique, où un chef de la diplomatie est stoppé à l’entrée d’un lieu relevant de son propre pays. Et là encore, la réponse fut à l’image du reste : contenue, prudente, presque effacée.
Une diplomatie qui n’ose pas dire qui l’a humiliée aura toujours du mal à dire qui frappe. Et une diplomatie qui ne nomme pas finit, inévitablement, par s’effacer.

2 avril. États-Unis : quand l’ignorance se fait doctrine

« Nous allons frapper les Iraniens extrêmement durement… Nous allons les ramener à l’âge de pierre auquel ils appartiennent. » Ainsi parle Donald Trump, avec la délicatesse d’un bélier et la profondeur historique d’un slogan publicitaire. Une menace proférée au nom des États-Unis, État né en 1776 — soit hier à l’échelle des civilisations — dans le fracas d’une expansion bâtie sur l’extermination des peuples autochtones, autrement dit un génocide fondateur que l’histoire officielle préfère maquiller en « conquête ».
Et c’est ce même pouvoir, à peine sorti de son berceau sanglant, qui prétend aujourd’hui « renvoyer à l’âge de pierre » l’Iran, héritier de plusieurs millénaires de civilisation, de savoirs, de poésie, de sciences et d’un État organisé bien avant que l’idée même d’Amérique n’effleure l’histoire humaine. Le grotesque, ici, le dispute à l’indécence. Car il faut une dose peu commune d’amnésie — ou d’arrogance — pour ignorer que ceux qui brandissent aujourd’hui la menace de la « pierre » ont, en réalité, perfectionné l’art de réduire les autres en cendres modernes : bombes atomiques, sanctions, asphyxie économique. L’âge de pierre, version XXe et XXIe siècles.

La formule de Trump n’est pas une simple outrance verbale. Elle est le condensé brutal d’une vision du monde : celle où l’histoire commence avec soi, où la violence est un droit naturel, et où les autres peuples ne sont que des figurants archaïques dans un récit écrit à Washington.
Ironie ultime : vouloir renvoyer une civilisation millénaire « à l’âge de pierre », quand on incarne soi-même une puissance qui, malgré ses gratte-ciels et ses satellites, reste prisonnière d’un imaginaire primitif — celui de la domination par la force brute.

2 avril. Ils veulent faire taire — alors parlons plus fort

En plaçant Rima Hassan, députée européenne, en garde à vue pour un tweet, le pouvoir français ne défend plus l’État de droit — il en organise le détournement.
Car ce qui est visé ici est une parole politique jugée indésirable. Une parole qui dérange parce qu’elle refuse les récits dominants, parce qu’elle ose nommer, contextualiser, rappeler des faits historiques.
Le mécanisme est désormais bien rodé : on brandit l’accusation d’« apologie du terrorisme », on instille le soupçon, on enclenche la machine judiciaire — et l’on envoie un message clair : certaines paroles ne doivent pas exister.
Mais cette affaire ne peut être comprise sans nommer ce qui la sous-tend : un alignement politique et médiatique affirmé avec la politique israélienne.
Comment qualifier autrement une situation où des responsables politiques reprennent quasi mécaniquement les éléments de langage d’un État étranger ; où une large partie des grands médias encadre le débat dans des limites étroites ; où certaines souffrances sont amplifiées quand d’autres sont relativisées ; et où toute voix dissonante est immédiatement suspectée, disqualifiée, voire judiciarisée ?

Ce n’est plus un biais. C’est un système. Un système dans lequel la parole critique — dès lors qu’elle concerne Israël ou la question palestinienne — devient un risque. Où l’on peut être convoqué, interrogé, placé en garde à vue, non pour ce que l’on fait, mais pour ce que l’on dit. Et pendant ce temps, que voit-on ?
Des éditorialistes justifier l’écrasement de territoires entiers, nier ou minimiser un génocide pourtant largement documenté. Des plateaux où l’on banalise des discours qui, ailleurs, seraient immédiatement qualifiés de racistes et d’extrêmes — mais qui, ici, passent, circulent, s’installent. Sans poursuites. Sans indignation. Sans garde à vue.
Ce « deux poids, deux mesures » engendre une fracture dans laquelle viennent s’engouffrer des projets de lois — tels que la « loi Yardan » — visant à élargir encore le champ de la répression des discours. Demain, il ne s’agira plus seulement de sanctionner des propos explicites, mais d’encadrer l’ensemble du pensable.
Ce qui arrive à Rima Hassan est un avertissement adressé à tous : journalistes, chercheurs, citoyens. Restez dans le cadre — ou préparez-vous à être rappelés à l’ordre.
Mais punir les mots n’efface pas les réalités. Cela ne fait que les rendre plus explosives.

1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbas_Fahdel

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