13 février 2026
LA DÉMOCRATIE ZOMBIE par Rudy Demotte
Populisme cannibale et zombification de la démocratie : l’argent qui se déguise en « peuple ».
« Au moment même où la richesse se concentre comme jamais, ceux qui la détiennent empruntent le langage de la dépossession. Déclassement, colère, abandon, trahison des élites. Ils se présentent comme des insurgés, alors qu’ils occupent le sommet. »
Je le constate de plus en plus, et je ne peux certainement pas faire semblant de ne pas le voir. Rien ne s’est effondré. Rien ne s’est brisé. Et c’est précisément ce qui rend la situation si trompeuse. Les Parlements siègent bien, oui. Les élections se tiennent, c’est vrai. Et les discours sur la liberté se font, c’est exact. Et pourtant, l’essentiel s’est déplacé.
Nous vivons dans des démocraties qui fonctionnent encore, mais qui décident de moins en moins de ce qui compte vraiment. Le cœur du pouvoir s’est installé ailleurs, dans la loge des puissants. Un espace autonome, protégé, largement soustrait au débat démocratique. Un espace que l’on présente comme technique, neutre, inévitable. Comme s’il ne relevait plus du choix collectif, mais d’une forme de gravitation économique.
C’est cela que j’appelle une démocratie zombie : les formes sont intactes, la souveraineté, elle, s’étiole, s’évapore. Pas parce que les règles bureaucratiques ou la complexité du monde l’étouffent. Non, autre chose de plus sournois est à l’œuvre.
Ce transfert du pouvoir politique vers une oligarchie financière et économique n’est pas abstrait. Il est mesurable, documenté, inscrit dans les chiffres. Depuis plusieurs décennies, dans l’ensemble des économies développées, la richesse produite augmente, mais la part qui revient au travail stagne ou recule. À l’inverse, les revenus du capital et les patrimoines se concentrent à un niveau inédit.
Les données d’Eurostat montrent que même après impôts et transferts sociaux, les inégalités de revenus restent structurelles. Autrement dit, la démocratie corrige, mais elle ne gouverne plus le cœur du système. Ce glissement a une conséquence politique majeure. À mesure que le pouvoir économique s’autonomise, il échappe au débat démocratique. Il devient une donnée, non un choix. Une contrainte, non une décision collective. Ce qui relevait autrefois du politique est requalifié en nécessité technique, en loi du marché, en évidence indiscutable.
J’en suis un témoin direct.
C’est dans cet espace que – paradoxalement – se développe aujourd’hui une forme nouvelle de discours, qui prétend parler au nom du peuple tout en s’accommodant parfaitement de cette dépossession. Un discours qui ne conteste pas la concentration du pouvoir économique -au contraire!- , mais en détourne l’attention. Non par la force, mais par le langage.
La question n’est donc pas tant de savoir si nos démocraties existent encore. Elle est de mesurer ce qu’elles sont encore vraiment capables de décider.
LES CHIFFRES QUI DISENT LE POUVOIR
Il faut partir des faits. Sans eux, tout le reste n’est qu’un discours parmi d’autres. Les chiffres sont têtus. Et, cette fois, ils racontent tous la même histoire. Dans les pays riches, l’écart entre ceux qui sont tout en haut et ceux qui sont tout en bas n’a cessé de se creuser. Pas à coups de cataclysmes, mais par une lente dérive. Aujourd’hui, dans les économies développées, les plus riches gagnent en moyenne plus de huit fois ce que perçoivent les plus modestes. Ce n’est pas un accident statistique. C’est devenu la norme.
Prenons la France. Ce mouvement y est particulièrement lisible. En quarante ans, la part du revenu national captée par le 1 % le plus riche est passée d’environ 8 % à près de 13 %. Autrement dit, une fraction infime de la population a vu sa part du gâteau presque doubler, pendant que la majorité se partage des miettes à peine plus épaisses qu’hier. Ce n’est pas une oscillation. C’est un changement de paysage. Cette illustration n’est pas une anomalie. Elle est un révélateur.
En Belgique, souvent présentée comme mieux protégée par son modèle social, le tableau est moins spectaculaire, mais tout aussi parlant. Même après impôts et transferts, les inégalités persistent. Et lorsque l’on quitte le terrain des revenus pour regarder celui du patrimoine, le décor se fige : environ 1 % de la population concentre à lui seul près d’un septième de la richesse nationale. La redistribution agit comme un amortisseur. Elle empêche la chute libre. Elle ne change pas la pente.
Au Canada, pays réputé modéré et stable, le scénario est comparable. Les écarts de revenus y restent élevés, et les plus riches gagnent plusieurs fois plus que les classes populaires et moyennes réunies. Là aussi, le sommet s’éloigne pendant que la base peine à suivre.
Partout, le même mécanisme est à l’œuvre. Les politiques publiques limitent les dégâts les plus visibles, mais elles ne reprennent plus la main sur la dynamique de fond. La démocratie colmate. Elle compense. Elle ne décide plus réellement du partage de la richesse produite.
ON PRODUIT PLUS, MAIS ON PARTAGE DE MOINS EN MOINS
Ces écarts ne tombent pas du ciel. Ils ont une origine très concrète. Depuis un quart de siècle, dans les grandes économies occidentales, la machine économique produit toujours davantage. Mais les salaires, eux, avancent à pas comptés. Aux États-Unis, une génération entière a travaillé dans un système où la productivité grimpe pendant que le revenu médian stagne. Vingt-cinq ans à courir sur un tapis roulant.
La formule est simple, presque cruelle : on produit plus, mais on partage moins.
C’est vrai qu’en Europe, le mouvement est moins brutal, mais il va dans la même direction. Les salaires progressent lentement, de manière inégale, souvent moins vite que la richesse créée. Pendant ce temps, les profits et les revenus du capital résistent remarquablement bien, comme s’ils bénéficiaient d’un climat à part.
Il ne s’agit ni d’un accident local, ni d’une parenthèse passagère. C’est une trajectoire commune aux économies développées.
DE LA SOCIÉTÉ SALARIALE À LA SOCIÉTÉ DE RENTE
La suite est presque mécanique. Nous avons changé de régime sans le dire. D’une société où le travail constituait le principal levier d’ascension, nous sommes passés à une société de rente, où la position patrimoniale pèse plus lourd que l’activité, et où l’héritage devance l’effort. C’est ici que le mot cannibalisme cesse d’être une provocation. Il ne décrit pas un excès de langage. Il décrit une logique d’accumulation, calme, continue, méthodique.
LE RENVERSEMENT IDÉOLOGIQUE
Et c’est précisément à ce moment-là que se produit un tour de force politique majeur.
Alors que la richesse se concentre au sommet, l’élite économique parvient à disparaître du champ du débat. Elle désigne comme « élites » ceux qui sont pourtant soumis au suffrage universel, au contrôle public, à la reddition de comptes.
Les élus deviennent « l’élite ». Les juges deviennent « l’élite ». Les journalistes deviennent « l’élite ». Les « intellectuels » ( même d’extraction modeste) deviennent « l’élite ».
Et magnifique renversement, ceux qui détiennent le capital, les plateformes, les algorithmes, se présentent comme extérieurs au système, parfois même comme ses victimes. Cette inversion trompeuse n’est pas anecdotique. Elle est la condition et le seuil de tout ce qui suit.
L’ARGENT QUI PARLE COMME LE PEUPLE
C’est ici que le basculement devient réellement troublant. Car au moment même où la richesse se concentre comme jamais, ceux qui la détiennent adoptent le vocabulaire de la dépossession. Ils parlent de déclassement, de colère, d’abandon, de trahison des élites. Ils se présentent comme des insurgés alors qu’ils occupent le sommet.
Ce n’est pas une erreur de communication. C’est une stratégie.
Parler comme le peuple permet d’échapper à une évidence gênante : ce sont précisément ces ultra-riches qui ont le plus profité de l’évolution économique des dernières décennies. Ils ont capté la valeur. Il leur faut désormais capter le récit.
C’est cela, le populisme cannibale : imiter la langue de ceux dont on a mangé la part.
LE POPULISME COMME DIVERSION ÉCONOMIQUE
La colère sociale est réelle. Les chiffres l’ont montré. Elle est rationnelle. Mais elle est orientée.
Au lieu d’être dirigée vers les mécanismes de captation de la richesse, elle est redirigée vers : des institutions, des minorités, des figures symboliques, des ennemis culturels commodes.
Pendant que l’on débat d’identité, de mœurs, de décadence, on ne débat plus du partage de la valeur. Ni de ce qui est réellement à l’œuvre dans le déclassement social: l’accroissement éhonté des profits non redistribués et l’inégalité qui s’en suit. Pendant que l’on s’indigne, la rente continue de prospérer. Le populisme dominant ne remet rien en cause économiquement. Il occupe magnifiquement l’espace. Il sature l’attention. Il consomme la colère comme une ressource politique renouvelable. Et le lessivage de cerveau tourne à fond.
RADICALISATION POLIE ET PUISSANCE MÉDIATIQUE
La vraie élite, elle sait ce qu’elle doit faire pour nous retourner la tête. Et soyons clairs, la un mécanisme préoccupant s’y met en place. Et particulièrement lisible. Voyez ce qui se déploie en France. D’un côté, le milliardaire Vincent Bolloré. Un empire médiatique qui a déplacé le centre de gravité du débat public. Les thèmes, les figures, les obsessions de l’extrême droite y sont banalisés, normalisés, parfois présentés comme des évidences. La question sociale, elle, disparaît progressivement derrière le bruit identitaire. De l’autre, un autre milliardaire, Pierre-Édouard Stérin, beaucoup plus discret, mais tout aussi actif. Financement de fondations, de réseaux, de médias, au nom du « sens », des « valeurs », du « redressement moral ». Le vocabulaire est feutré. Le projet est clair : reconstruire une hégémonie culturelle conservatrice, réactionnaire, parfaitement compatible avec la concentration de la richesse.
Deux styles différents. Une même finalité. Détourner la colère populaire des rapports économiques réels.
ÉTATS-UNIS : L’OLIGARCHIE SE DÉGUISE EN INSURRECTION
Aux États-Unis, le trumpisme a offert un terrain idéal. Robert Mercer, milliardaire, investisseur dans Cambridge Analytica, a financé de nombreux dispositifs- massifs- d’ingénierie politique et informationnelle. Peter Thiel, ( PayPal, Palantir, …) autre milliardaire, a soutenu des responsables politiques qui assument leur hostilité à l’égalitarisme démocratique. Elon Musk, qu’il ne faut plus présenter aujourd’hui, utilise une plateforme mondiale pour amplifier des discours d’extrême droite, y compris en Europe, tout en se présentant comme un défenseur absolu de la liberté.
Le paradoxe n’en est pas un. Le discours est anti-élite. Les porteurs sont l’élite économique absolue. C’est précisément cette manipulation qui rend le système si efficace.
L’EXTRÊME DROITE COMME ALLIÉ OBJECTIF
Autre chose. Il ne s’agit pas d’un accident idéologique. Il s’agit d’un calcul rationnel.
L’histoire l’a montré à plusieurs reprises : lorsque les élites économiques estiment que la démocratie sociale menace leur hégémonie, elles préfèrent alors des forces autoritaires capables de contenir la redistribution. Comme l’a rappelé l’historien Johann Chapoutot, les élites économiques ont souvent soutenu des formations d’extrême droite non par adhésion totale à leur idéologie, mais parce qu’elles y voyaient un moyen de préserver leur position dominante. Ce n’est pas un amour. C’est une alliance d’intérêt. Aujourd’hui, le schéma se répète. Sous des formes nouvelles. Avec des outils infiniment plus puissants.
L’ÉGALITÉ DÉCLARÉE ENNEMIE
Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que l’égalité soit devenue la cible centrale.
L’égalité coûte. L’égalité régule. L’égalité redistribue. Elle est donc présentée comme : inefficace, dangereuse, liberticide. Eh oui, liberticide, disent-ils…
Peter Thiel l’a dit sans détour dès 2009 : « Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles. » Tout est là. La démocratie devient un obstacle dès lors qu’elle protège et redistribue. La liberté cesse d’être un droit commun pour devenir un privilège conditionnel.
LA LIBERTÉ RÉSERVÉE
Car la liberté ainsi défendue n’est jamais universelle.
Elle vaut pour ceux qui possèdent. Pour ceux qui alignent leur discours. Pour ceux qui ne contestent pas l’ordre économique. La dissidence devient nuisance. Le pluralisme devient danger. La critique devient sabotage. La démocratie n’est pas supprimée. Elle est disciplinée.
ALGORITHMES, MÉDIAS ET SERRES IDÉOLOGIQUES
Il reste une pièce essentielle à ajouter, celle qui permet de comprendre pourquoi cette alliance entre l’argent et l’extrême droite fonctionne aujourd’hui avec une efficacité presque clinique.
Ce n’est pas seulement une affaire de discours. C’est une affaire d’infrastructures.
Car ceux qui concentrent la richesse concentrent désormais aussi les canaux par lesquels circulent les idées. Les plateformes numériques, les médias, les algorithmes de recommandation ne sont pas des places publiques neutres. Ce sont des machines privées de hiérarchisation du visible, des systèmes qui décident ce qui existe dans l’espace public et ce qui s’y dissout sans laisser de trace. On parle beaucoup de liberté d’expression. On parle beaucoup moins de liberté de circulation des idées.
QUI DÉTIENT CES SERRES ?
Il ne s’agit pas d’une entité abstraite, d’un « système » vaporeux. Ce sont des hommes bien réels, avec des noms, des fortunes, des entreprises, et des outils de pouvoir d’une ampleur inédite. Aux États-Unis, le tableau est presque caricatural tant il est net.
Elon Musk, dont la fortune se compte en centaines de milliards, contrôle à la fois des secteurs stratégiques comme l’énergie et l’aérospatial avec Tesla et SpaceX, et une plateforme mondiale de communication, X. Lorsqu’il modifie les règles de visibilité, d’amplification ou de modération, ce ne sont pas de simples ajustements techniques. Ce sont des décisions politiques déguisées en paramètres.
Larry Page et Sergey Brin, à travers Google, n’ont pas seulement bâti un moteur de recherche. Ils ont construit l’accès par défaut au monde pour des milliards d’individus : information, publicité, cartographie, systèmes d’exploitation mobiles, intelligence artificielle. Quand l’entrée devient privée, la sortie est toujours orientée.
Jeff Bezos, avec Amazon, contrôle non seulement le commerce, mais aussi l’infrastructure numérique globale via le cloud. Quand une part significative des administrations, des médias et des plateformes repose sur les mêmes serveurs, le pouvoir devient silencieux, mais total.
Mark Zuckerberg, enfin, a façonné avec Meta des plateformes qui ne se contentent pas de relier les individus. Elles organisent la polarisation, accélèrent les affects, transforment l’indignation en carburant algorithmique. Ici, la colère n’est pas un accident. Elle est un modèle économique.
ET EN EUROPE ? CE SERAIT DIFFÉRENT ?
Ce serait une erreur bien confortable de croire que cette mécanique serait strictement américaine. En Europe, elle prend simplement d’autres formes, plus feutrées, plus respectables, mais tout aussi structurantes. J’ai déjà cité des exemples comme Bolloré et Stérin. Ils ont les outils et la puissance financière Leur projet est clair : reconstruire une hégémonie culturelle conservatrice compatible avec la concentration de la richesse.
Même lorsque l’idéologie n’est pas frontalement radicale, le pouvoir économique agit par respectabilité. Des fortunes comme celle de Bernard Arnault incarnent une domination plus douce, mais non moins efficace : influence médiatique, proximité politique, naturalisation de l’ultra-richesse comme réussite nationale. Ici, le pouvoir ne crie pas. Il s’impose comme évidence. Les instruments changent. La logique reste la même.
LE POUVOIR QUI NE DIT PAS SON NOM
Ce qui caractérise notre époque, c’est que le pouvoir économique, le pouvoir technologique et le pouvoir symbolique ne sont plus séparés. Ils se superposent, se renforcent, se protègent.
Ceux qui concentrent la richesse détiennent aussi :
-les plateformes qui organisent l’attention collective,
-les algorithmes qui amplifient la colère et étouffent la nuance,
-les données qui permettent de cibler, de prédire, d’influencer,
-les médias qui donnent le ton du débat public.
Ce ne sont plus seulement des entreprises. Ce sont des serres idéologiques, où l’on cultive des récits, où l’on sélectionne les indignations, où l’on oriente les colères.
Quand ces acteurs parlent de liberté, ils parlent donc surtout de la liberté du capital, de la liberté d’échapper à la régulation, de la liberté de façonner le monde sans contrôle démocratique. Rarement de la liberté du citoyen confronté à des systèmes qu’il ne comprend pas et qu’il ne peut pas contester.
LA DÉMOCRATIE ZOMBIE, ABOUTISSEMENT LOGIQUE
On comprend alors pourquoi la démocratie ne s’effondre pas brutalement. Elle est vidée de l’intérieur. Les élections existent toujours, mais elles ne permettent plus de remettre en cause l’ordre économique. La presse existe toujours, mais elle est concentrée, fragilisée, dépendante. La justice fonctionne toujours, mais elle est délégitimée dès qu’elle contrarie les intérêts dominants. Tout est là. Mais plus rien ne mord.
La démocratie zombie est l’état idéal pour ceux qui dominent : suffisamment vivante pour produire de la légitimité, suffisamment morte pour ne plus produire de redistribution ni de contrôle réel.
LA QUESTION QUI DEMEURE
La question n’est donc plus de savoir si cette concentration du pouvoir existe. Les chiffres, les noms, les entreprises, les infrastructures la rendent parfaitement visible. La question est bien plus simple. Et plus dérangeante. Voulons-nous continuer à vivre dans des sociétés où ceux qui concentrent la richesse concentrent aussi l’attention, les récits et les colères ?
Acceptons-nous que l’égalité soit disqualifiée comme une anomalie et la liberté redéfinie comme un privilège réservé aux puissants? Sommes-nous prêts à laisser quelques fortunes privées décider de ce qui est visible, audible et pensable ? Sommes-nous condamnés à n’avoir pour seule liberté que ses reflets ombragés et trompeurs ?
Ou voulons-nous, enfin, repolitiser – au sens non partisan – ce qui a été méthodiquement soustrait au débat démocratique : le partage de la valeur, le contrôle des médias et des plateformes, et la définition même de la liberté ?
Le troisième président des USA, Thomas Jefferson écrivit justement « Je ne connais pas de dépositaire plus sûr des pouvoirs suprêmes de la société que le peuple lui-même. Et s’il nous semble insuffisamment éclairé pour exercer son contrôle avec le discernement nécessaire, le remède consiste non à le lui retirer, mais à éclairer son discernement par l’éducation.»
Je ne peux que faire mien ses propos. Alors disons nous le clairement. La démocratie zombie peut encore marcher longtemps. La seule vraie question est de savoir si nous voulons la réveiller, ou continuer à la regarder avancer, les yeux ouverts, pendant que d’autres tiennent les clés. Qu’en pensez-vous ?
Rudy (sur sa page Facebook)
Les sources principales de ce billet.
Banque de France. (2018). Income inequality in France, 1900–2014: Evidence from distributional national accounts (DINA) (Working Paper No. 677).
Basta! & Hors Cadre. (2025). Une carte inédite des associations soutenues par la galaxie Pierre Édouard Stérin.
Campaign Legal Center. (2020). Newly published Cambridge Analytica documents show unlawful support for Trump in 2016.
Crouch, C. (2004). Post democracy. Polity.
Economic Policy Institute. (s.d.). The productivity–pay gap.
Fortune. (2024). How the billionaire “French Murdoch” Vincent Bolloré steered Le Pen’s far right to the verge of power. Fortune.
Garbinti, B., Goupille Lebret, J., & Piketty, T. (2018). Income inequality in France, 1900–2014: Evidence from distributional national accounts. Journal of Public Economics.
Nieman Reports. (2025). The Fox News of France: How CNews reshaped the French media landscape. Nieman Reports.
OCDE. (2015). In it together: Why less inequality benefits all. OECD Publishing.
OCDE. (2019). Income redistribution across OECD countries: Main findings and policy implications. OECD Ecoscope Blog.
OCDE. (2024). Society at a glance 2024: OECD social indicators – Chapter “Income and wealth inequalities”. OECD Publishing.
Piketty, T., Saez, E., & Zucman, G. (2018). Distributional national accounts: Methods and estimates for the United States.
Project Censored. (2023). Big data and dark money behind the 2016 election. Project Censored.
Thiel, P. (2009). The education of a libertarian. Cato Unbound.
Thomas Jefferson Foundation. (s.d.). Letter to William Jarvis, September 28, 1820. In The papers of Thomas Jefferson.
Vert.eco. (2025). Quelles entreprises possède Vincent Bolloré, le milliardaire au service de l’extrême droite ? Vert, le média qui annonce la couleur.
Wikipédia. (s.d.). Pierre Édouard Stérin. In Wikipédia, l’encyclopédie libre.
World Inequality Lab. (s.d.). World inequality database (WID): Income and wealth inequality in advanced economies.


No Comments