20 février 2026
C’EST VRAIMENT VOUS QUI LE DITES par toi, vous, nous, eux et elles
UN MEC VRAIMENT SYMPA par Julien Truddaïu (sur FB)
Un Ministre-président vraiment sympa (encore un) ?
Le MR (enfin GLB) a donc choisi Boris Diliès comme MP régional. Au-delà du signal que donne cette nomination sur la vision de ce qu’est Bruxelles pour le MR, tentons d’avoir la mémoire longue.
Un héritier du Kazakhgate
Dilliès accède au maïorat d’Uccle en 2017 pour remplacer Armand De Decker, démissionnaire après sa mise en cause dans le Kazakhgate. Avant ça ? Il était directeur de la communication du Cercle de Lorraine, un truc sympa longtemps réservé aux hommes pour discuter de trucs importants, en toute transparence.
Un bourgmestre qui scie les infrastructures publiques… régionales !
En novembre 2024, Dilliès s’est personnellement déplacé pour faire scier des arceaux vélos installés par la Région sur la chaussée de Waterloo (une voirie régionale, pas communale). La commune avait pourtant donné son accord au placement six mois plus tôt.
Condamnation en justice et obligation de remettre les installations en place. On n’est pas du tout inquiet.
Répression violente des manifestations en soutien à la Palestine
À plusieurs reprises en 2024-2025, des manifestations pacifiques devant l’ambassade d’Israël à Uccle ont été dispersées au canon à eau et au gaz lacrymogène sur ordre de Dilliès. Une étudiante de la VUB a dû être opérée à l’œil. Des policiers auraient lancé « On va se faire tous ces Arabes » avant de charger.
La Ligue des droits humains et Amnesty International ont condamné l’usage disproportionné de la force. Dilliès assume tout. Une plainte collective contre la commune d’Uccle, la zone de police Marlow et le bourgmestre Boris Dilliès pour « usage disproportionné de la force » lors des manifestations
Censure culturelle
En mai 2025, un spectacle de Guillaume Meurice et de l’astrophysicien Éric Lagadec (un spectacle sur l’astronomie hein pas sur la politique) a été annulé au Centre culturel d’Uccle sur recommandation directe de Dilliès, qui invoque un « risque pour l’ordre public ».
Parti-pris unilatéral et soutien inconditionnel au gouvernement israélien
Uccle est l’une des seules communes belges à avoir hissé le drapeau israélien sur sa maison communale, tout en refusant que la question palestinienne soit abordée au conseil communal.
Un « petit » like pour l’extrême droite ?
En décembre 2025, le PS d’Uccle a révélé que Boris Dilliès avait « liké » sur Instagram une vidéo de Robert Ménard, le maire d’extrême droite de Béziers élu avec le soutien du RN. Ménard, un gars sympa, condamné à six reprises pour atteinte au principe de laïcité et connu pour ses provocations identitaires. La vidéo en question portait sur la crèche de Noël sans visage installée sur la Grand-Place de Bruxelles.
Dilliès a tenté de minimiser en expliquant avoir « liké le propos sur la laideur de la crèche, et non le personnage » (une défense peu convaincante quand on sait qu’un like sur les réseaux sociaux est un acte public de validation, et que Ménard n’est pas un commentateur anodin mais une figure emblématique de l’extrême droite.
Bref, on est bien content d’avoir un nouveau Ministre Président !
19 MOIS POUR RIEN par Luc Cremer
Je les hais ! Une nouvelle discrimination ! J’ai fait 19 mois de service civil. Je travaillais avant et j’ai été obligé de suspendre mon contrat de travail pour faire mon service obligatoire (à l’époque). Double peine dès l’instant où cette période ne compte pas dans ta carrière. Tout est fait pour que les gens meurent au travail. Ce gouvernement est un gouvernement de crapules.
MANUEL BOMBARD, TOUJOURS IMPEC SUR France INTER
DES PLEURS ET DES PETITS PAINS par Luc Honorez
J’ai le cerveau dans les chaussettes, l’inspiration courte comme une chemise étroite qui sort du pantalon. La source de mes mots se serait-elle tarie?
D’avoir tant déménagé et labouré la terre, d’Anchorage à Louxor, de Moscou à Copenhague, avec un détour par le Grand Canyon, d’avoir tant aimé Dublin, Venise, Edimbourg, Shangaï, Paris, Amsterdam, San Francisco, Vevey ou Saïgon, ces villes sont devenues des souvenirs dans lesquels je ne retournerai plus physiquement mais qui sont une couette pour me réchauffer les os.
Que font ces cités sans moi, que fait ma vie sans leurs toits.
J’ai deux amis auxquels, je me confie parfois, Cédric et Stéphane.
Hier, j’ai craqué devant Cédric et c’est rare: je suis un rapiat qui ne partage pas ses peines, qui ne joint pas ses joies aux regards des autres. Impassible, je suis, je fais semblant d’être un roseau qui ne ploie pas et mon physique mince fait qu’on me croit. Parfois, certains me disent fragile. Non! Je suis agile pour me glisser dans un trou de souris afin de me tirer des flûtes. Je me suis laisse allé à des confidences, je leur ai fait la danse des regrets, à mes amis, que j’ai pour Ostende dont la mer et les ciels immenses de gris, de bleus et de jaunes mélangés s’offrent orgueilleusement à nos états d’âmes.
J’ai vu trop d’hommes pleurer et ne veux pas en être même si leurs larmes me touchaient profondément. Pudeur ou orgueil? Sais pas.
Gregory Peck me serrant dans ses bras. En pleurs parce que je lui rappelais son fils suicidé. Jacques Tati, le visage gonflé par le chagrin car, ruiné par l’échec de son chef d’oeuvre “Play Time”, il en était réduit à tourner une publicité en faveur des motos-crottes qui nettoyaient Paris.
Peter O’Toole, rongé par la maladie, me chipant cigarettes Gitanes sur cigarettes Gitanes, avec la mine d’un gamin à qui on interdit les bonbons.
Juliette Binoche en colère liquide lorsqu’elle évoquait le geste obscène qu’avait eu un partenaire lors d’un tournage. Téchiné les yeux rougis de colère parce qu’un journaliste de radio avait démoli son grand film “Hôtel des Amériques.
Et puis Eddie Constantine jouant un polar luxembourgeois qui, mangé par un cancer, sorti de sa peine, lorsque je lui chantai un de ses succès: “On ne nous a pas mis sur terre pour se tuer à travailler”… Et en choeur, nous entonnâmes tout son répertoire de chansons. Il souriait lorsque je quittai le salon de notre concert impromptu. Sans le savoir j’avais donné l’espoir d’une survie mémorielle à cet homme qui allait bientôt mourir .
Et puis Chaplin… A Gstaad. Assis à la table de la grande fête pour la sortie grandiose du deuxième film de “La Panthère rose”. Elisabeth Taylor, Julie Andrews, Richard Burton et mon petit moi, papotions, mangions, et surtout buvions.
Chaplin pris deux petits pains et deux fourchettes qu’il fit pénétrer dans la mie. Et il redevint un jeune Charlot, il chassa le vieillard qu’il était devenu pour nous réjouir de la danse des petites pains. C’était sa manière de nous donner une ruées vers l’or de son génie.
Mais un petit pain se détacha de sa fourchette et tomba au sol. Ce fut une désolation pour Charlie. Et il ne dit plus un mot tout au long de la fête.
Les sentiments que ces artistes ont eu n’ont rien à voir avec la banalité des plaintes du petit journaleux que j’étais et qui, la nuit, regrettait d’avoir quitté son métier d’instituteur.
Comme eux, me hissant vers l’humanité simple qu’il m’avait montrée, lorsque je retourne dans le réel, j’erre, paumé, sans repère (ni mère). De grillon du foyer on finit toujours, dans le meilleur des cas, en pinson raide qui répète “Je suis heureux” pour que les autres se sentent bien.
UNE NOUVELLE PILE AU SEL par Pierre Eyben
On m’a souvent reproché d’être « contre le progrès » dès que j’appelais à un regard critique sur certaines technologies. Ironiquement, ces critiques viennent souvent de personnes sans bagage scientifique.
Aujourd’hui, une info passée sous les radars mérite notre attention : la firme chinoise Changan Automobile annonce la commercialisation dès cette année d’une voiture équipée d’une batterie sodium ion (“batterie au sel”).
Pourquoi c’est important ?
Parce que les batteries sodium ion (Na ion) représentent un véritable progrès écologique par rapport aux batteries lithium ion (Li ion) :
– Ressources beaucoup plus abondantes et mieux réparties (le sodium est partout, le lithium est concentré)
– Moins d’extraction destructrice, notamment en eau
– Moins de matériaux critiques (pas de cobalt, peu ou pas de nickel)
– Fabrication potentiellement moins énergivore
– Plus sûres, moins inflammables
– Recyclage plus simple
Elles offrent aussi de bonnes performances, notamment par temps froid et en vitesse de recharge.
Attention toutefois : ce n’est pas une solution miracle. Le risque d’effet rebond existe, et la sobriété doit rester la priorité. La technologie ne remplace pas la réduction des usages.
Enfin, le fait que cette avancée vienne de Chine pose question : elle révèle aussi nos difficultés européennes à financer une recherche ambitieuse et à réguler face aux logiques du capitalisme financier (qui préempte l’investissement. et impoose une logique de profit à court terme)
Critiquer le “progrès” n’est pas être réactionnaire. C’est vouloir un progrès réel, mieux orienté, respectueux des enjeux sociaux et écologiques.
LES MAINS D’OR par Gilbert Laffaille (sur FB)
Les Mains d’or est une belle chanson évoquant le monde du travail, la dignité des ouvriers, le drame du chômage, les fermetures d’usines, l’agonie de la sidérurgie en France, la fin de l’acier et l’impuissance des pouvoirs publics dépassés par la mondialisation.
Porté par la musique de Pascal Arroyo, c’est l’un des meilleurs textes de Bernard Lavilliers. Les Mains d’or dit ce qui est : Gandrange, Florange, Hagondange, Commentry… Cette chanson parle d’une réalité sociale, et non “politique” comme le prétend l’Inspection Académique de l’Allier. De petits esprits à l’Éducation nationale, ayant peut-être peur de froisser quelques personnalités locales, voudraient interdire à des enfants de la chanter. Pitoyable.
La toujours excellente chronique de Sébastien Fontenelle (sur Blast). Abonnez-vous !
DES OFFRES FANTÔMES par Baptiste Detombe
Vous avez tous déjà postulé à un emploi fantôme sans le savoir. Il s’agit de fausses offres d’emploi sur Internet, pourtant publiées par de vraies entreprises. On estime que 30% des annonces d’emploi en ligne sont fausses. Il y a plusieurs objectifs à ces fausses offres d’emploi :
Montrer l’image d’une entreprise en bonne santé économique aux investisseurs.
Se protéger des accusations de discrimination ou de népotisme, notamment si le poste a déjà été pourvu par bouche à oreille.
Faire croire aux employés se plaignant de sous-effectifs que l’entreprise cherche à résoudre le problème mais ne trouve pas de candidat.
Faire croire aux employés que d’autres gens sont prêts à prendre leurs postes, et remplir une CVthèque pour pouvoir les remplacer rapidement.
Estimer le salaire le plus bas qu’on puisse proposer tout en attirant des candidats crédibles. Nous avons cru qu’Internet ouvrirait des potentialités énormes à tous les individus, nous permettant d’entrer en contact avec n’importe qui et d’avoir un accès infini à l’information. Au lieu de ça, nous avons un espace de bots, de fake news et de fausses annonces auxquelles les chômeurs passent des heures à postuler à des emplois inexistants. Le progrès technique n’est pas toujours un progrès social.
UN PROJET DE GUERRE CIVILE par Paul Vannier
La mort de Quentin est un drame insupportable. Aucune violence n’est justifiable ou tolérable. La justice doit à présent faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès. L’extrême droite qui se rue sur la tragédie n’a qu’un but : justifier sa violence contre les insoumis, son principal adversaire politique, sur fond d’amalgames scandaleux entre la présence à Lyon d’une eurodéputée insoumise et la mort de Quentin. Elle compte pour ce faire sur les relais complices de politiciens aux abois et de médias acquis à ses thèses.
Nous subissons la violence physique des militants du RN, de Reconquête et de groupuscules fascistes depuis des mois. Le plus souvent dans l’indifférence des autorités publiques. Et le silence des responsables de la gauche.
Depuis 2017, 20 projets d’attentats d’extrême droite ont été déjoué. Deux visaient Jean Luc Mélenchon. 12 personnes sont mortes suite à des agressions de groupuscules fascistes et racistes depuis 2022.
Nous n’avons pour autant jamais renoncé à nos principes. Nous savons que la violence est le terrain, le piège, vers laquelle l’extrême droite veut entraîner le pays. Nous la combattons par nos idées et la non-violence, constitutives de notre action politique. Nous l’affrontons dans les urnes et non dans la rue. Nous continuerons de le faire pour nous sauver de son projet de guerre civile.
LE MEDIA TV PARLE DE LA MORT DE QUENTIN DERANQUE
MENSONGE ET INVERSION MORALE :
AUTOPSIE D’UN RÉCIT MÉDIATIQUE TOXIQUE par Franki Vasko (sur FB)
Bienvenue dans le cirque français. Pas celui avec des clowns honnêtes et des lions affamés, non : le cirque médiatique contemporain, cette foire à la confusion où le vrai arrive menotté, le faux en limousine, et l’inversion morale fait la une avec un sourire Colgate. Depuis trois jours, un récit unique est injecté en intraveineuse par les chaînes d’info, les éditorialistes sous perfusion et la classe politique en pilotage automatique. Un récit qui se fissure à chaque heure, mais qu’on continue de repeindre en blanc immaculé comme un mausolée de carton-pâte.
Le conte pour enfants : “jeune choriste non-violent”
La fable est simple, donc efficace. Quentin Deranque, mort à Lyon, serait un “jeune choriste et philosophe chrétien”, “non-violent”, victime d’un “lynchage” ou d’un “guet-apens antifasciste”. Le mot est lâché comme une grenade lexicale, reprise en chœur parFrance Info, Le Nouvel Obs et CNews. Rideau. Circulez.
Sauf que le réel est un animal vicieux : il mord quand on tente de l’aseptiser. Et ce réel-là indique qu’il ne s’agit pas d’un ange tombé du ciel, mais d’une bagarre de rue impliquant une vingtaine d’activistes d’extrême droite et une vingtained’antifascistes, qui a très mal tourné. Pas de scénario hollywoodien, pas de pureté christique. Juste de la violence politique, brute, sale, prévisible.
Quand le profil dérange, on éteint la lumière
Le journaliste de Médiapart, Donatien Huet, a fait ce que les plateaux télé refusent obstinément de faire : regarder les faits. Il identifie Quentin Deranque, cagoulé, au défilé néonazi du Comité du 9 mai à Paris, en mai 2025.
Un millier de militants, rangés au cordeau, cagoules sur le visage, drapeaux noirs ornés de runes néo-nazies, casques parfois vissés sur le crâne. À l’avant : des tambours rappelant sans subtilité les jeunesses hitlériennes. Le tout protégé par un dispositif policier massif, chargé de contenir non pas la haine, mais ceux qui osaient la dénoncer. La République en vigile privée du fantasme fasciste. Non, ce n’était pas “un électeur lambda”
Quentin Deranque n’était ni un badaud égaré, ni un sympathisant passif. Il militait à l’Action Française, une organisation qui, depuis l’Affaire Dreyfus, a formé des générations de racistes et d’antisémites, hurlant “Mort aux Juifs”, et qui a lynché Léon Blum en 1936. Le pedigree est documenté, pas fantasmé.
Il assurait aussi le service d’ordre de Némésis, groupe parfaitement conscient que la confrontation violente fait partie du cahier des charges. Il appartenait enfin à Luminis Paris, collectif célébrant la “lutte à mort”, rendant hommage aux émeutiers fascistes du 6 février 1934 et à Robert Brasillach, plume antisémite et collabo exécuté à la Libération.
Ce n’est pas un jugement moral : ce sont des faits politiques.
La manipulation psychologique, mode d’emploi
Pourquoi rappeler tout cela ? Parce que nous assistons à une opération de manipulation psychologique à grande échelle. Lorsqu’une personne issue de l’extrême droite meurt, son passé est effacé à la javel médiatique. Lorsqu’une victime est de gauche, racisée ou simplement dissidente, c’est l’autopsie morale immédiate : casier judiciaire, fréquentations, tweets de 2012, soupçons, rumeurs.
Souvenez-vous de Clément Méric, des blessés et des militants plongés dans le coma à Sainte-Soline, de Adama Traoré. Pas de violons, pas d’auréoles. Juste le soupçon permanent.
Le néo-nazisme rebrandé “sympa”
On croyait, naïfs que nous sommes, que la France vénérait encore la Résistance. Mais voici l’époque où le système médiatique fabrique l’image d’un néo-nazisme “non-violent”, presque attachant, victime incomprise d’un monde trop dur avec ses nostalgies brunes.
La question n’est plus si cette inversion morale est dangereuse. Elle l’est. La seule question qui reste : à quand l’hommage national, fanfare comprise, pour les miliciens d’extrême droite présentés comme martyrs ?
Bienvenue dans le cirque permanent. Ici, la vérité transpire, le mensonge parade, et l’Histoire regarde tout ça en silence, la mâchoire serrée.
COMING-OUT par Raymond Calbutte (sur X – Twitter)
Ceux qui pensent qu’un gars qui adhère à au moins 4 groupuscules néonazis et défile en faisant des saluts nazis à un rassemblement de nazis en mai dernier n’est absolument pas un nazi, vous êtes sans doute aussi un nazi. Faut juste faire votre coming-out.
LE BASHING ANTI LFI par Stéphane K (sur X Twitter)
De ma vie, je n’ai jamais vu un parti politique subir autant d’attaques, de dénigrements, d’accusations graves, d’agressions et de diffamations, que ce que connaît actuellement La France Insoumise. Ce bashing monstrueux vient de toutes parts, de tous ses adversaires politiques, du gouvernement, du Président de la République et avec la participation active de tous les médias du système. Il n’est fondé que sur du vent sans aucune justification ni argument sérieux. On a bien compris que cette campagne de bashing/bullshit vise à abattre LFI, à l’approche des municipales et de la présidentielle.
Ses adversaires doivent avoir une trouille bleue que le plus crédible des partis de gauche sociale possédant le programme le plus solide, les dévore aux prochaines consultations populaires. Ils ont raison d’avoir peur. Toutes leurs manigances et leurs attaques, produiront l’effet inverse et susciteront une adhésion encore plus forte des français au parti qu’ils tentent de crucifier.
SCÉNARIO CONNU par Contre Attaque (sur X Twitter)
Le mode opératoire de Némesis est connu depuis des années : attaquer les évènements de gauche avec des caméras partout, filmer la moindre réaction, et se protéger derrière un service d’ordre de gros bras fascistes (ou de policiers) une fois qu’elles ont provoqué un conflit.
DIABOLISATION par Antoine Léaument (sur X Twitter)
La diabolisation de LFI est désormais sans limite. Ni limite politique, ni limite médiatique, ni limite morale ou de simple décence. Merci à celles et ceux qui résistent au lavage de cerveau et nous envoient leur soutien. Les autres feraient bien d’ouvrir un livre d’Histoire.
C’EST QUELQUE CHOSE par Stefano Palombarini
Menteurs, charognards, procureurs auto désignés… Contre la démocratie et les libertés publiques, c’est un festival ce matin. L’ordre bourgeois qui se sent menacé, c’est quelque chose.
TUER DES GAUCHISTES par Babar le Rhinoceros (sur W Twitter)
« Antifa te casse pas la tête, Audace s’en chargera »
Vous comprenez dans quel but ces 20 nazis sont allés à la conférence de Rima Hassan ?
Ces tags ont été faits par le groupuscule nazi et suprémaciste blanc auquel appartenait Quentin dont la devise est “honneur, fidélité, combat” et “Par le fer et par le feu, nous ferons renaître la nation”.
Dans de nombreux posts, ils s’entraînent à se battre et ciblent nommément Raphaël Arnault, ils appellent les Antifas les “ennemis du peuple”, et ils ciblent “les gauchistes, les islamistes et les groupes ethniques”.
Leurs intentions sont claires, assumées, et affichées publiquement : Tuer des gauchistes. Pourquoi personne n’en parle ? On assiste à un mensonge d’Etat absolument énorme, les autorités semblent vouloir invisibiliser ces groupes nazis ultra-violents et la vraie raison de leur venue à un rassemblement de gauche.
Pour une raison que j’ignore, c’est la dernière chronique de Mourad Guichard sur « Média TV ». Profitez-en bien !
LISTING
Comment savoir que les attaques contre LFI, à la suite du meurtre de Quentin D., relèvent d’une instrumentalisation politique ? Depuis plusieurs décennies, les attaques et les meurtres liés à l’extrême droite se multiplient en France. Pourtant, ces crimes ne donnent que rarement lieu à une mise en cause politique systématique des partis comme le RN ou Reconquête, ni des médias d’extrême droite qui alimentent un climat de racisme et de xénophobie. Voici une liste non exhaustive de ces attaques qui n’ont pas jamais donné lieu à une mise en cause politique des partis d’extrême droite :
5 juin 2013 — Paris Clément Méric (18 ans) — mort à la suite d’une rixe Coupables : militants skinheads (Troisième Voie / JNR) Source : presse nationale
28 octobre 2019 — Bayonne Deux fidèles gravement blessés à la mosquée Coupable : Claude Sinké (ancien candidat Front National) Source : presse nationale
19 mars 2022 à Paris, Federico Martín Aramburú a été tué par balles, et l’assassin présumé est Loïk Le Priol, militant d’ultradroite. Source : presse nationale
23 décembre 2022 — Paris Trois tués et plusieurs blessés au centre culturel kurde Coupable : William M. (extrême droite raciste) Source : presse nationale
16 février 2024 à 26 février 2025 — France Environ cinq agressions par activistes néofascistes — coups et incendie criminel contre une mosquée
Coupables : activistes (néofascistes / ultradroite radicale) Source : médias locaux et nationaux
20 février 2025 — Paris Homme grièvement blessé devant une association turque ; syndicaliste CGT agressé Coupables : militants (ultradroite / Division Martel) Source : Le Parisien / AFP
25 septembre 2025 — Brest Clients d’un bar agressés par une trentaine de militants Coupables : militants identitaires (extrême droite) Source : Le Monde / médias locaux 2024 2025 — Lyon, Saint-Brieuc, Rennes, Angers, Bordeaux Agressions physiques répétées contre militants ou personnes perçues comme étrangères Coupables : individus identifiés (groupuscules extrême droite / néofascistes) Source : enquêtes locales
31 mai 2025 — Puget-sur-Argens Hichem Miraoui (46 ans) assassiné devant son commerce ; un autre homme blessé Coupable : Christophe B. (idées racistes / islamophobes d’extrême droite) Source : presse nationale /AFP
Djamel Bendjaballah*, père de famille maghrébin, assassiné par un militant d’extrême droite nommé Jérôme Decofour en août 2024 près de Dunkerque.
William Malet*, militant d’extrême droite, a tué 3 personnes au Centre Démocratique Kurde à Paris en décembre 2022.
Mahamadou Cissé*, voisin d’un retraité raciste qui l’a abattu d’une balle de fusil à pompe en décembre 2022 à Charleville-Mézières.
Rochdi Lakhsassi*, commercial de 30 ans, abattu de deux balles dans le dos par un habitant à Chavelot dans les Vosges en novembre 2024.
Aboubakar Cissé*, poignardé 50 fois dans une mosquée à La Grand-Combe en avril 2025. Federico Martín Aramburú*, rugbyman argentin, tué par balles par des militants proches du GUD en mars 2022 à Paris.
Ismaël Aali*, retrouvé dans un étang de Lyon en janvier 2026.
Une très intéressante interview de Rima Hassan par Padu.
CUBA AFFAMÉE par Hadrien Clouet
Les USA assassinent la population cubaine. Cuba est confrontée à sa plus grave crise depuis trente ans, en raison de l’agression impérialiste du président étasunien Donald Trump. J’ai donc déposé une question au gouvernement en toute urgence. Et salue la constitution d’une coalition internationale pour briser le blocus : la flottille Nuestra America.
Trump a décrété l’arrêt complet des livraisons de pétrole, en bloquant le brut d’origine vénézuélienne, et menace de droits de douane exorbitants tout importateur étranger qui souhaiterait fournir du pétrole à Cuba. Les réserves nationales seront épuisées à la fin du mois de mars. Les conséquences sont dramatiques et meurtrières. Les classes populaires, les travailleurs précaires, les familles nombreuses, les retraités subissent de plein fouet l’explosion des prix dans un contexte de dollarisation croissante, a fortiori avec l’effondrement du tourisme, pilier économique n’ayant pas retrouvé son niveau d’avant la pandémie. Les bus sont à l’arrêt faute d’essence, contraignant les travailleurs ou les familles à recourir à des taxis privés hors de prix, ou espérer être pris en stop par un ménage capable de payer les restes d’essence. A l’hôpital, les opérations chirurgicales sont limitées aux urgences vitales, afin de protéger la vie des patients. Les compagnies aériennes ne peuvent plus s’approvisionner en kérosène à Cuba, les contraignant à effectuer des escales dans d’autres pays pour desservir l’île et privant le pays de devises touristiques. Seul le Mexique a envoyé deux navires humanitaires, l’Isla Holbox et le Papaloapan, chargés de 814 tonnes de lait en poudre, de haricots, de riz et de produits d’hygiène. Le Chili, la Chine et la Russie ont aussi annoncé une livraison prochaine d’aide.
Mais le président Trump ne s’en cache même plus : il a déclaré ouvertement vouloir « faire tomber l’île » en la mettant sous tutelle, et a évoqué publiquement son souhait de voir son secrétaire d’État, Marco Rubio, devenir président à Cuba.
Cette situation constitue une menace pour la stabilité régionale, avec des répercussions potentielles néfastes pour les collectivités d’outre-mer françaises (Saint-Martin, Saint-Barthélemy) et les départements et régions d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane). Elle pose également la question du respect du droit international face à l’unilatéralisme de puissances étrangères. Cette provocation inouïe ne peut pas rester sans réponse immédiate de la communauté internationale et du Gouvernement français, afin d’affirmer la prévalence du droit international vis-à-vis de la montée en puissance de la «loi du plus fort » dans les relations internationales. L’embargo commercial renforcé et l’étranglement financier que les États-Unis maintiennent contre Cuba depuis plus de soixante ans en dépit de la condamnation systématique de l’Assemblée générale de l’ONU empêchent ce pays souverain de répondre aux besoins de la population et mener ses débats d’orientation stratégique sans ingérence étrangère. Pire, nul ne peut aujourd’hui exclure une invasion militaire du pays par les Etats-Unis, qui se heurterait à une vive résistance populaire. Dans ce contexte, je demande à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères comment il répondra à ces mesures illégales et criminelles ? Portera-t-il cette question au sein des institutions onusiennes afin de défendre les principes du droit international ? Dans l’immédiat, apportera-t-il un soutien énergétique à Cuba, notamment par la fourniture de ressources ou d’équipements permettant de développer les énergies renouvelables comme les panneaux solaires ? Un mécanisme de facilitation commerciale pourrait être mis en place compte tenu de la situation extraordinaire ?
LES JOURNALISTES PROCUREURS par Abbas Fahdel
Il faut le dire sans détour : une grande partie du journalisme politique français a renoncé à sa mission d’informer pour endosser celle de procureur permanent au service d’un agenda idéologique. Des journalistes qui, à longueur de plateaux, répètent les éléments de langage de la droite et de l’extrême droite avec une application scolaire, transformant l’interview en tribunal et la contradiction en mise en accusation.
Le procédé est désormais rodé. On n’écoute pas, on n’interroge pas : on martèle. On coupe la parole. On reformule de travers. On feint l’indignation. On accuse avant même que la réponse ne soit formulée. Puis on passe à la question suivante sans avoir laissé le temps d’exposer un argument. Ce n’est plus du journalisme, c’est une technique d’usure.
Face à cela, on voit Manuel Bompard opposer une patience presque irréelle. Calme, précis, méthodique, il répond point par point. Il rappelle les faits. Il distingue les positions. Il corrige les contrevérités. Et que se passe-t-il ? Rien. Ses réponses sont ignorées. Les mêmes accusations reviennent, comme si elles n’avaient jamais été traitées. L’objectif n’est pas d’obtenir une clarification : il est de fabriquer une impression. Celle du soupçon permanent.
Le plus frappant, c’est la dissymétrie. Les responsables de la droite radicalisée bénéficient souvent d’interviews complaisantes, où l’on parle “préoccupations des Français” et “ras-le-bol fiscal” avec des mines graves et compréhensives. Mais lorsqu’il s’agit de responsables de La France insoumise, le ton change brutalement : suspicion, dramatisation, insinuation morale. On exige d’eux des condamnations en boucle, des autocritiques sans fin, comme s’ils étaient présumés coupables par nature.
Cette logique s’inscrit dans un climat médiatique où certaines lignes éditoriales ont choisi leur camp tout en prétendant incarner la neutralité. L’indignation sélective est devenue une méthode. On grossit une phrase, on la sort de son contexte, on la répète en boucle jusqu’à ce qu’elle devienne une “affaire”. Puis on convoque l’intéressé pour lui demander de se justifier de l’emballement que l’on a soi-même créé.
Le résultat est délétère pour le débat public. Au lieu d’éclairer les divergences de fond — politiques sociales, réforme des institutions, fiscalité, diplomatie — on réduit la discussion à des procès d’intention. On remplace l’analyse par l’injonction morale. On substitue la mise en scène à l’argumentation.
Le plus inquiétant n’est pas la virulence — la politique est un espace de confrontation — mais la fermeture. Quand des réponses claires sont apportées et qu’elles sont systématiquement ignorées, ce n’est plus de la contradiction : c’est une stratégie de disqualification. Elle vise à installer l’idée qu’il existe des acteurs politiques intrinsèquement illégitimes, dont la parole serait par essence suspecte.
Un journalisme digne de ce nom confronte, certes, mais il écoute. Il relance, mais il restitue fidèlement les réponses. Il ne transforme pas le débat en arène où quelques voix dominantes cherchent à faire taire plutôt qu’à comprendre. La démocratie n’a rien à gagner à ces mises en scène d’hostilité permanente.
La patience dont fait preuve Bompard dans cette séquence dit quelque chose de plus large : face au vacarme, la constance factuelle peut devenir un acte politique en soi. Mais il serait temps que ceux qui prétendent informer acceptent de regarder leurs propres méthodes. Car à force de confondre questionnement et harcèlement rhétorique, ils ne fragilisent pas seulement leurs adversaires : ils affaiblissent la confiance dans l’information elle-même.
https://www.facebook.com/share/v/1DriGkKVwi/?mibextid=wwXIfr


No Comments