LE CAS SANCHEZ par Jonas Vigna Carafe et Jean-François Gava

Exotisme d’une si proche décence : le cas Sanchez.
Le cloaque du capitalisme global, qui n’est que le point culminant de la démence ‘cratique’ de l’humain, devenue totalitaire sous l’empire dudit capital, ne connaît plus en Europe de résistance officielle que du côté du gouvernement espagnol – dieu nous garde pourtant de toute monarchie héréditaire et de l’espagnolisme !
Sanchez, à qui l’on se sent autorisé à décerner pour la première fois de l’histoire psychiatrique de la social-démocratie le titre de camarade, vient par cinq fois, dans une discrétion lourdement encouragée par la bienveillance toute puissante de la Voix de son maître du soft power (bouffons artistiques et animaux de compagnie académiques compris) refuser calmement, coup sur coup et sur la scène internationale, de s’aplatir face aux oukazes célestes de la variante occidentale, dominante, du gangstérisme sanglant et sévissant urbi et orbi.

Sanchez
1/ a refusé de consacrer 5 % du PIB ibérique à la course à la guerre ;
2/ il a pris plusieurs trains de mesures pour faire embargo au transport de marchandises (armes et carburant) en direction du foyer avancé au Proche Orient du cancer agressif atlantiste, Israël ;
3/ il a dénoncé le kidnapping du chef d’État vénézuélien ;
4/ il envoie se faire foutre l’obscène board of peace de roi du monde qui veut décider du sort de la Palestine sans les Arabes (de moins en moins) locaux ;
5/ il vient d’annoncer une vague de régularisation de sans-papiers sur ton territoire, en réponse manifeste à la barbarie des milices ICE déchaînées sur le sol originel de l’Empire de la liberté-pour- les prédateurs qui gouvernent cette im-monde déchetterie sans rivages flottant sur monceaux de cadavres humains ou non ;
6/ il vient de ne pas communier dans la « libération démocratique » de l’Iran à coups de massacres de civils orientaux, de fillettes voilées, d’étrangers lointains, bref de « sous-humains ».

C’est assez pour que nous, sujets ne supportant plus de ne pas nous réveiller chaque matin de ce cauchemar non pas récurrent mais continu qu’est ce que ces satrapes passés de la psychopathie à la psychose ont fait de la réalité, demandons l’asile politique à l’Espagne, espérant seulement que le PP ne revienne ni que Vox n’arrive pour restaurer l’ignominie et parachever la tache immonde qu’est devenue pour de bon l’Europe, tout voile déchiré, à la suite de son monstrueux suzerain cataclysmique.

Jonas Vigna Carafe & Jean-François Gava (reçu par courriel)

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