C’EST (VRAIMENT) VOUS QUI LE DITES par toi, vous, eux et elles

ADIEU JACOB par Bahar Kimyongur (sur FB)

“Ce matin, nous étions quelques-uns réunis au cimetière juif de Kraainem pour rendre un dernier hommage à notre ami Jacob Rajchman. Jacob fut céramiste dentaire et photographe, mais avant tout un homme doux, brave et généreux.
Figure bien connue du militantisme bruxellois, il était présent dans tous les combats contre l’injustice. Il a d’ailleurs souvent été à mes côtés lorsque j’étais en prison.
Dans les moments les plus difficiles de ma vie, Jacob m’a offert ce qu’il avait de plus précieux : son temps, son énergie et une part de son cœur. Il a manifesté aux côtés de ma famille, signé des pétitions pour ma libération et s’est mobilisé pour ma protection face aux escadrons de la mort du régime d’Ankara.
Il était profondément sensible à la souffrance des plus modestes, à celle des enfants de Palestine, lui qui avait connu l’horreur dès son plus jeune âge durant la Shoah, en tant qu’enfant caché. Lors des rafles, alors qu’il tentait de s’échapper d’un camion allemand, des soldats lui avaient même tiré dessus.
Jacob Rajchman appartenait à cette génération de Juifs qui avait vu le visage le plus sombre de l’humanité et qui, malgré tout, n’avait jamais cessé de croire en l’être humain, de tendre la main aux autres et de se battre pour un monde meilleur. C’était un Mensch, comme on dit en yiddish.
En versant de la terre sur son cercueil, je lui ai murmuré qu’il resterait pour toujours l’enfant caché de notre cœur. Que la terre te soit légère, camarade.”

ADIEU JEAN ZIGLER par Julien Truddaïu

Mon très cher Jean, Le voilà donc ce jour tant redouté. Celui où la presse mondiale annonce ton grand départ. Te voilà donc parti te reposer enfin vers d’autres rives. Je ne sais pas si tu y croiseras les divinités du Candomblé ou de la Santeria dont nous avions parfois parlé, mais sûrement Edgard Morin avec qui tu partageais tes indignations.
Nous voilà orphelin·es de ton extrême gentillesse, ton humilité, ta voix singulière, tes apparitions médiatiques, des rendez-vous à Genève, des discussions sur les plaies mondiales, de tes colères, tes encouragements à ne pas baisser les bras, de tes coups de fil impromptus. Jusqu’à ton dernier souffle, tu auras lutté contre toutes les injustices.
Jusqu’à ton dernier souffle tu auras gardé intact cette indignation et cette conscience que rien n’est fatalité.
Alors ils se terminent donc là ces échanges passionnants, ces interviews à batons rompus , tes soutiens officiels et officieux aux causes multiples, souvent perdues. Il nous faudra trouver d’autres raisons que le plaisir de te revoir pour retourner à Genève, « le cerveau du monstre ». De nos contacts réguliers, il y a cette dernière interview que nous avions tourné chez vous avec l’ami Yannick Bovy. Nous y avions parlé d’un peu de tout, de la faim dans le monde évidemment, des multinationales et de l’oligarchie capitaliste mondialisée et même du rôle des intellectuel·les.
Nous avions évoqué aussi l’espoir. Demain. Autour d’un verre à la nuit tombée, nous avions l’idée d’un livre. De cet entretien filmé, tu publieras un an plus tard, malgré la fatigue et avec la complicité essentielle d’Erika « Où est l’espoir ». Aux antipodes d’un livre testament, il n’est qu’une pièce de plus dans ton oeuvre importante et ô combien encore nécessaire.
Mon très cher Jean, le temps passe vite et nous rappelle que nous ne sommes que de passage. Nous voilà inconsolables. Une tristesse infinie nous envahit. Mon très cher Jean, Puisque tu t’en inquiétais régulièrement, les enfants grandissent bien. Certain·es sont assez grands maintenant pour lire « Le capitalisme expliqué à ma petite-fille », la plus grande attaquera bientôt « la Haine de l’Occident ».
Car inconsolables que nous sommes, nous tournerons encore longtemps les pages de tes bouquins pour mieux comprendre les chaos et injustices du monde. Autant d’armes que nous utiliserons contre les affameurs et oppresseurs en tout genre. Bon voyage Jean. Merci pour tout. Tristesse infinie.
« Vous allez voir combien nous sommes et comptons.
Vous allez voir combien nous sommes et serons.
Nous sommes l’argent pur de la planète,
Le véritable minerai de l’homme,
Nous incarnons la mer qui ne cesse jamais :
Le rempart de l’espoir.
Une minute d’ombre ne nous rend point aveugles
Et aucune agonie ne nous fera mourir. »
(El Canto general, Neruda).

(Photo, Bruxelles novembre 2016).

LA DÉPUTÉE LFI GABRIELLE CATHALA INTERPELLE DARMAMIN AU PARLEMENT

Alerte ! Gabrielle Cathala met le ministre face à ses responsabilités dans le drame de la mort de Lyhanna : « Mediapart nous apprend qu’un rapport officiel accablant vous a été remis il y a 4 ans sur les défaillances en matière de lutte contre la pédocriminalité. Pourquoi avez-vous décidé de ne rien faire ? Quand assumerez-vous votre part de responsabilité en présentant votre démission ? »

ILS M’ONT BEAUCOUP APPRIS par Marianne Stasse (FB)

Il y a six ans : souvenir déjà d’un de mes premiers hébergements (en 2017 ?) via la Plateforme Citoyenne BelRefugees. Celui de gauche est parti en Angleterre, celui de droite a eu l’asile en France. D’autres ont suivi. Ils travaillent.
« Si vous les aimez tant, prenez-les chez vous ! ». Je l’ai fait, comme tant d’autres. Je ne dis pas que c’était toujours facile mais ce qui était le plus dur – pour moi et encore bien davantage pour ces personnes en exil – était de nous heurter sans cesse aux politiques de non-accueil de mon pays où les richesses sont si mal réparties.
Aujourd’hui, l’âge, la fatigue etc … ne me permettent plus de le faire mais je le regrette car c’est de plus en plus nécessaire.
Et que ces personnes m’ont beaucoup appris. Sur notre humanité commune, sur ce que nous partageons au-delà de nos différences. Je suis convaincue que d’autres politiques migratoires plus respectueuses de la personne humaine seraient bénéfiques tant pour les pays d’accueil que pour les personnes en exil.

CARTON ROUGE par Maco Meo (sur FB)

Il aurait suffi que tous les arbitres de football en route pour la Coupe du monde se solidarisent avec leur collègue somalien Omar Artan, refoulé du sol américain, pour mettre Trump et la FIFA en PLS. Premier degré.

QUE DIRE AUX ENFANTS ? par Papa Positive (sur FB)

85 % des violences sexuelles sur enfants sont commises par des proches.
C’est le chiffre qui change tout — et qui explique pourquoi la prévention ne peut pas se limiter à “ne parle pas aux inconnus”.
J’ai passé près d’une heure avec la psychologue Joanna Smith pour parler de ce sujet tabou, sans anxiété, mais avec des outils concrets :
→ Ce que tu peux dire à ton enfant dès 2-3 ans
→ Les 3 étapes par lesquelles passent les agresseurs (et comment les repérer)
→ Pourquoi l’éducation coopérative protège mieux les enfants
→ Comment réagir quand un adulte franchit une limite, même légèrement
Pas pour faire peur. Pour être outillé·e.

Comment protéger les enfants des violences sexuelles

AKIM OMIRI VERSUS ARTHUR

LA « LIBRE », LES PENSIONS, LE MINERVAL ET LES EXAMENS par Stéphane Venden Eede (sur FB)

Nous sommes le 10 juin. Mercredi. Depuis trois jours, des centaines de milliers de futurs pensionnés (mais proches pensionnés ; à moins de 2, 3 ou 4 années du terme) sont plongés artificiellement dans un brouillard complet sur la date exacte de la quille et du montant précis de leurs moyens de survie. Dans la toute dernière ligne droite, les règles changent alors qu’elles vont conditionner, espérance de vie oblige, près d’un cinquième de leur course terrestre. Là, vous avez tous les éléments en main.
Et c’est alors que le plus calamiteux éditorialiste des journaux dit de qualité, Dorian de Meeûs de « La Libre » vient chouiner sur les examens certificatifs (CEB, C1D, CESS) qui risquent d’être annulés. Emportés par une tourmente dont le gouvernement de la FWB est entièrement responsable (prester gratuitement 1/2 jour par semaine, ça va les gars ? ).
Et alors ? Et l’évaluation continue ? Et les conseils de classe ? C’est fait pour les chiens ? La tour de contrôle ministérielle ne pourra pas, cette année, avoir une vue d’ensemble sur les acquis d’UNE classe d’âge. Sans blague ! Ils vont nous faire croire qu’ils écoutent les résultats du terrain maintenant ? Alors que cela fait des plombes que PISA nous colle un bonnet d’âne. Alors que pendant des décennies, on s’est contenté d’évaluer les acquis des belges grâce au seul petit jour que les peut-être futurs miliciens mâles (j’insiste) allaient passer au Petit-Château ? Cou-couche Dorian. Ce qui se joue avec les carrières professorales et le minerval est autrement plus gravissime que ces quelques heures de gratouille en fin de cycle.
In La Libre Belgique 10 juin 2026

NOTRE VIE, C’EST MAINTENANT par Mik Clukers

Pour la 2e semaine consécutive, l’académie de Seraing, où j’ai la chance d’enseigner depuis plus de trente ans, se lève contre le décret programme, contre le minerval et le plafond de minerval dans les académies, le saut d’index, la révision des pensions, les DPPR… Contre le peu de considération et de concertation et le beaucoup d’arrogance et de mépris de la part des politiques.
Informations à destination des élèves et des parents chaque jour à 18h à l’académie.
Je suis encore plus fier d’y travailler !
On ne se bat plus pour obtenir, on se bat pour conserver ou récupérer nos acquis. C’est comme se défendre en reculant au foot (vous vous souvenez de la déculottée des Flancs Borains chez les Sang et Charbon ?). C’est perdu d’avance ! On doit se lever et se défendre en avançant ! Se lever contre les violences policières, contre cette idéologie politique d’illibéralisme, contre le retour sur investissement, les plus-value et le krach boursier…
L’enseignement n’a pas vocation à distribuer des dividendes. Il n’est pas une valeur marchand et n’est pas à vendre. Il n’est pas non plus une menace qui justifie cet accueil à Bruxelles. L’enseignement mise sur l’avenir, sur l’épanouissement du citoyen prenant part à la vie de la cité selon ses capacités. C’est dans nos missions défendues par nos P.O.
Encore faut-il qu’on laisse au citoyen explorer les possibles..
Qui peut veut et non l’inverse. J’ai confiance dans les jeunes citoyens à qui j’ai la chance d’enseigner ; je sais qu’ils ne se laissent pas instrumentaliser, qu’ils comprennent très bien ce qui se joue tandis que les politiques les ignorent. Je sais aussi qu’ils voteront demain et c’est à quoi nous les formons : s’épanouir dans la cité où ils auront tous leus mots à dire, leurs mouvements à danser, leurs pensées à sculpter, leurs notes à emporter…
Académies, où êtes-vous ?? Demain, il sera trop tard Notre vie, c’est maintenant

LES 3 FAUTES DU GOUVERNEMENT MR-ENGAGÉS par Cédric Juliens (sur FB)

Bien sûr, la Fédération W-B a un déficit abyssal – et nos impôts servent en partie à payer les millions d’intérêts de sa dette (comme le dit V. Glatiny elle-même : « En FWB, l’argent va actuellement aux banques au lieu d’aller aux écoles »). Bien sûr, la « lasagne institutionnelle » n’aide pas à réformer sereinement des structures de décisions héritées des années ‘80. Bien sûr, le budget pour payer les salaires en FWB dépend du bon vouloir du Fédéral, c’est-à-dire de la Flandre, c’est-à-dire de la NVA. Mais je voudrais placer ici une réflexion au niveau humain et social – car il parait qu’on entre en politique « parce qu’on aime les gens » et « pour faire bouger les lignes ». Une réflexion qui vise à questionner le sens des réformes actuelles.
Un enseignant est motivé par des idéaux de transmission et de générosité. Mais cet idéal a besoin d’un cadre sécurisant pour s’épanouir. Lui refuser revient à saboter son métier. Les mesures actuelles de la majorité MR-Engagés causeront les mêmes dégâts qu’avec les infirmières : un désengagement de la profession, soit sous forme de « bore-out » (en faire le moins possible) soit des démissions silencieuses, soit une pénurie de futurs diplômés. J’ajoute un trait particulier aux enseignants : un besoin vital d’indépendance. Car, au final, le prof se retrouve seul face à sa classe. C’est lui le capitaine, pas l’administration. Saboter cette marge de manœuvre – en refusant, par exemple de le consulter -, c’est mépriser son travail, c’est le pousser à la sortie. Première faute : refuser de prendre soin d’une profession qui prend soin de la jeunesse.

Le MR, par les attaques volontaires, répétées, médiatiques, trumpistes, de son président GLB contre le service public (voir sa charge contre la RTBF) encourage le mépris et la violence verbale et physique à l’égard de ceux vouent leur travail au service des autres. Le MR encourage une violence décomplexée. Les attaques policières débridées, marquées à adroite (“Sale gaucho” lance un policier qui frappe un manifestant) dont nous sommes témoins vis-à-vis des jeunes en sont la ramification. Ces violences vont marquer ces jeunes durablement, à vie sans doute. Deuxième faute : le MR polarise la population, déboussole la jeunesse et désagrège le tissu social.

Le narratif qui consiste à dire « il faut faire des économies » sur les métiers qui rendent service à la population, entraine un abandon de ces populations à leur sort, spécialement la part la plus fragile. Cet abandon se retourne forcément en violence plus tard. Imaginez un pays dans lequel les services publics seraient défaillants ou inexistants (par ex. : aux Etats-Unis ou dans les pays émergents). L’absence de services publics forts entraine mathématiquement de la violence, la montée de la criminalité, l’injustice, la désespérance. Un constat dénoncé depuis Victor Hugo à la fin du 19e siècle. Troisième faute : le narratif du MR nie les progrès moraux de nos démocraties.
Il ne s’agit pas ici d’« erreurs » ou « d’ajustement structurel », mais bien de fautes. Ce qui fait la différence entre « erreur » et « faute », ce sont les conséquences prévisibles des décisions. Celles-ci sont connues et documentées depuis longtemps. Le MR, qui se prétend « réformateur », est en réalité passéiste. Son président se berce de fantasmes simplistes et à courte vue, où la loi du plus fort triompherait contre les « sauvages », où “les gagnants” mettraient au pas les “loosers” (coucou les années ’80). Mais l’époque a changé. Elle est plus complexe, plus nuancée et, donc, d’une certaine manière, plus fragile. Le MR rêve de narratifs à la John Wayne, de « Loup de Wall street » et de Margareth Thatcher (« There’s no alternative »), au final elle récoltera du Mad Max. Elle aura beau jeu après de réclamer plus de « sécurité » (mais pour qui, en fait ?).
Si les services publics coutent trop cher, essayez le chaos.

RTBF : QR SUR L’ENSEIGNEMENT par Thomas Burion

QR, l’émission sur l’enseignement de ce mercredi :
– Une créature politico-médiatique qui récite ses fiches en mode disque rayé (Glatigny)
– Une technocrate en mode “désolé, il n’y a pas d’alternatives” (Degryse)
– Un permanent syndical rongeant son frein et tenu en embuscade par un pseudo-journaliste qui sert la soupe (“Est-ce que vous saisirez cette main tendue, cette demande de trêve ?”) et qui répond ce que plus personne sur le terrain ne veut plus jamais entendre (“la colère est encore trop forte pour le moment” ou quelque chose du genre)
– Un député de l’opposition bien seul face au duo ministériel
– Des plans de caméra sur les ministres au langage non verbal méprisant lorsqu’une enseignante prend la parole
– Des directeurs plutôt tièdes (du moins ceux que j’ai entendu), parlant davantage en managers qu’en pédagogues ou citoyens concernés par les enjeux sociétaux liés à l’école.
– Des sujets abordés avec de grands détours.
– Des questions bien orientées ou des pseudo-sondages très biaisés
– Un animateur qui se prend encore et toujours pour un journaliste
Bref. C’était un énième QR sur l’enseignement.

LE RÔLE DE L’ÉCOLE par Bernard De Vos Dumont

Le nouveau décret qui pousse des milliers de manifestant·es dans la rue ne se limite pas à imposer des charges supplémentaires aux enseignant.es ou à imposer aux écoles de nouvelles mesures d’austérité.
Parmi d’autres nouveautés il impose aussi, dès la première secondaire (sic!) deux journées d’immersion professionnelle .
Loin d’émanciper la jeunesse, cette incursion précoce du marché de l’emploi dans les grilles horaires scolaires va forcément contribuer à sceller le destin social des élèves les plus fragiles. Qui va faire semblant de croire un seul instant à l’égalité des chances face à cette nouvelle invention ?
On sait à l’avance ce qui va se passer : Les enfants de cadres et de professions libérales décrocheront des stages d’observation prestigieux grâce au carnet d’adresses bien fourni de leurs parents. Quand les élèves issus de milieux populaires écoperont des choix par défaut et des secteurs les plus précarisés. Bourdieu doit se retourner dans sa tombe. Ce n’est pas de l’orientation, c’est du déterminisme social par piston. Le tout légitimé par l’école.

Le vrai rôle de l’école, sa première mission, c’est de garantir un socle commun de culture, de sciences et de citoyenneté. Certainement pas de calibrer la main-d’œuvre de demain dès la sortie de l’enfance ! Quant au corps enseignant, qui dénonce régulièrement son épuisement sous la charge administrative, lui imposer la logistique surréaliste de ce tri social déguisé relève d’un cynisme particulièrement inquiétant.
Et je n’aborde même pas la question de la sécurité des gamin·es qui se retrouveront confié·es à des adultes sans compétence pédagogique. Et dont personne ne pourra garantir qu’ils sont aptes à être en contact avec des enfants.
L’école devrait être le meilleur outil pour permettre aux enfants de rompre avec le déterminisme socio-économique et diminuer le poids des inégalités sociales. Il y a fort à parier que cette nouvelle invention ne fera que les renforcer…
À 12 ans, on a besoin de cahiers. De jouer. Pas de se frotter au monde de l’entreprise.

LA « VITESSE » DE LA JUSTICE par Rima Hassan (sur X Twitter)

En quelques jours pour un tweet les services de police et de la justice ont su se coordonner pour me placer en GAV sur la base d’un signalement du ministère de l’intérieur, aussi ils ont procédé à ma géolocalisation et à une mise sous surveillance de tous mes déplacements sur 3 mois, le porte-parole du ministère de la justice s’est personnellement impliqué en communiquant directement avec les journalistes mais en 10 ans ils n’ont pas su arrêter un pédocriminel.

MICHELE TIRONE SUR LE MEETING DE MÉLENCHON À SAINT-DENIS (sur Youtube)

BARDELLA ET LE « VLAAMS BELANG » À BRUXELLES par Ahmed El Khannouss (sur FB)

Petit pèlerinage de Bardella à Bruxelles pour aller saluer son alter ego du Vlaams Belang, Tom Van Grieken. Lors de la conférence de presse, le président du Rassemblement national nous a rejoué le grand numéro de l’amnésie collective : son parti, pourtant porté sur les fonts baptismaux par de charmants collaborateurs français du Troisième Reich, n’aurait absolument aucun rapport avec l’extrême droite. Son acolyte flamand non plus, évidemment. C’est bien connu, ni le RN ni le Vlaams Belang ne sont des partis d’extrême droite. Ma soirée est faite !
Ahmed El Khannouss

LES MANIPULATIONS DE FRANCKEN par Peter Mertens (PTB) (sur FB)

Depuis l’annonce des résultats du grand «sondage» d’il y a quelques semaines, le ministre de la Défense Theo Francken pète les plombs presque chaque jour. Le fait que le soutien populaire à ses budgets militaires astronomiques diminue toujours un peu plus le touche profondément. C’est pour lui inacceptable qu’une majorité croissante de la population refuse de s’embarquer dans la fièvre du réarmement et regarde avec une saine méfiance les interventions agressives de Donald Trump. Francken est furieux contre mon interview dans l’hebdomadaire Humo, dans laquelle je m’en prends à ses budgets de guerre qui seront financés par le démantèlement de nos pensions et de nos services publics. Ce genre de réalités, selon Francken, ne peut plus se dire à voix haute dans le climat politique actuel.
Le récent sondage à Bruxelles, qui met le PTB comme premier parti de la capitale, a provoqué une onde de choc au quartier général de la N-VA, nous confirment plusieurs sources. Soudainement, toutes les vannes s’ouvrent. Tout le spectre de la droite et de l’extrême-droite resserre les rangs dans une chasse coordonnée «contre le spectre rouge». Des plateformes néofascistes comme PAL NWS ou encore celles du Vlaams Belang, et des éditorialistes ultraconservateurs de Doorbraak jusqu’aux plus hauts sommets de la N-VA : tous les registres sont mobilisés dans une vaste campagne de diffamation.
Le procédé est prévisible. Actions syndicales, désobéissance civile légitime et vandalisme aveugle sont délibérément mis dans le même sac. Avec une batterie de demi-vérités et de mensonges assumés, Francken tente ensuite de tout relier au PTB. Selon lui, ce lien est également établi dans un rapport de l’Ocam (Organe de coordination pour l’analyse de la menace). Sauf qu’après quelques recherches journalistiques, ce document s’avère être un fantôme — il n’existe tout simplement pas. Francken veut user la population avec une menace imaginaire pour détourner l’attention de son propre dérapage autoritaire.
Ce sont des mécanismes que nous connaissons parfaitement de l’autre côté de l’Atlantique. C’est le modèle de ce que Fox News met en scène aux États-Unis au service du trumpisme, et ce que le milliardaire Vincent Bolloré fait avec sa chaîne CNews en France pour exclure des voix dissidentes comme celle de Jean-Luc Mélenchon du champ démocratique. La doctrine de ces antidémocrates est limpide : criminaliser la contradiction, semer la peur et empêcher le véritable débat démocratique.
Le ministre Francken, qui regarde avec admiration son homologue américain, le tristement célèbre secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, se comporte comme un agitateur politique. Mais derrière ses éclats, on perçoit une angoisse existentielle. Francken et les siens veulent en effet éviter à tout prix le débat de fond sur leurs propres mesures gouvernementales. Ils ne veulent pas parler du vol des pensions, ni du fait que la sécurité sociale est vidée de sa substance pour engraisser l’industrie militaire. Et surtout, il faut que règne un silence absolu autour de la propre politique d’achats du ministre. Car pendant que les familles ordinaires payent la facture de la crise, Francken a commandé une technologie anti-drone hors de prix directement auprès d’un ami personnel — sans appel d’offres public, sans contrôle, loin des regards. Quid pro quo, dit-on dans les coulisses : les faveurs se rendent. Mais le statu quo vacille, et nulle campagne de dénigrement ne pourra indéfiniment recouvrir cette vérité simple.”

LE FONT-ILS EXPRÈS ? par William Martinet (sur X Twitter)

Pour sa soirée de lancement, le nouveau think tank du PS (« Noûs ») donnera la parole à Didier Lallement, l’ancien préfet devenu symbole de la répression du mouvement des Gilets jaunes. Il interviendra sur le thème… de la violence. A n’en pas douter, il aura une parole d’expert. Toujours la même question avec les socialistes : le font-ils exprès ?

 

 

 

Une interview de Manuel Bompard (sur X Twitter)

Le web-magazine Contredire sur le PS (sur FB)

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