15 juin 2026
C’EST (VRAIMENT) VOUS QUI LE DITES par toi, vous, eux et elles
DÉFAITE DE LA MUSIQUE par Clémence Guetté (sur X Twitter)
C’est un scandale. Depuis hier, une campagne médiatique et politique tente de justifier l’interdiction de notre concert pour la Fête de la musique. C’est habituellement une soirée unique : partout en France, on organise des concerts, on danse, on chante. Ensemble. La fête de la musique de la France insoumise l’an dernier était magnifique. Mais cette année, le pouvoir veut l’empêcher. Sans raison valable et à la suite de pressions politiques. Un arrêté d’interdiction lunaire entérine cette dérive. Il justifie l’interdiction sur la base de prises de positions d’artistes qui ne figurent même pas au programme. Espérons qu’un tribunal soucieux d’empêcher le basculement de la France dans un régime fascisant annulera l’interdiction. Dans tous les cas, la reprise des arguments macronistes orduriers et mensongers par la presse, sans qu’elle se soucie de leur sérieux, laissera des traces. Ces pratiques intolérables et arbitraires doivent cesser.
NDLR : en référé ce vendredi, le tribunal administratif de Paris a cassé l’interdiction du préfet et autorisé le concert. Encore une triste pitrerie du Macronisme agonisant.
TRAIN D’ENFER par Stéphane Venden Eede (sur FB)
Ma fille prend le train de Namur/Ottignies ce dimanche en fin de journée. IC 2139 de 18h15. Travaux entre Gembloux et Ottignies, dès lors déviation via Charleroi.
Le train s’ébranle, on annonce que les personnes qui descendent à Ottignies ne peuvent pas occuper les 7 dernières voitures. Mais c’est trop tard… aucun accompagnateur de ce côté du train et à cause d’une porte verrouillée impossible de rejoindre la bonne partie du convoi.
A Ottignies, 50 personnes sont bloquées… et partent vers Bruxelles. A Bruxelles, train retour vers Ottignies. Toujours aucun accompagnateur nulle part. Le train s’ébranle. Annonce : les personnes qui descendent à Ottignies ne peuvent pas occuper les 3 dernières voitures. 150 personnes s’y trouvent déjà !
Arrivée à Ottignies, course effrénée pour trouver une porte ouverte. Descente sur un minuscule quai en terre, encombré de matériaux et d’outils. Sans cela, l’arrêt suivant était à… Marloie !
TRAIN D’ENFER (2) par Maco Meo (sur FB)
Ligne La Louvière Binche. On monte dans une vieille casserole bouillante. On se dit que, contrairement aux personnes qui travaillent à la SNCB, on ne devra supporter cette fournaise que le temps d’un trajet. Une heure, me concernant. On pense que c’est dangereux, que nos activités ne sont pas compatibles avec la canicule. Un navetteur déplore que le climat n’est plus un sujet, ni médiatique, ni politique. Une dame qui s’évente avec une revue souligne qu’aujourd’hui, nos élus ne pensent qu’à la guerre et à taper sur les “malheureux “. Et je me dis que ce n’est pas tant la planète qu’il faut sauver mais les humain.es qui la peuplent. Cet après-midi, la température dans le train a grimpé jusqu’à 41.2°.

Screenshot
THEO FRANCKEN, MINISTRE DU DÉNI par Michel Henrion (sur FB)
Ce post problématique de Théo Francken (N-VA) qui, dans son populisme climato-sceptique, en oublie sa fonction. Et qu’un ministre de la Défense gère aussi des risques systémiques. L’OTAN emploie un terme très précis : “Climate change is a threat multiplier” (Le changement climatique est un multiplicateur de menaces) Comme ministre de l’armée, Francken est censé raisonner en gestion du risque, pas en météo du week-end. Mais lorsqu’un responsable remplace l’analyse du risque par des plaisanteries de café de Lubbeek, ce n’est plus de l’humour : c’est une manière de gouverner par le déni.
TOUS LES QUINZE ANS par Gae Gaguelou (sur FB)
J’avais plus regardé le jt 19h30 depuis 15 ans je crois.
Wouaaaa, c’est magnifique, J’avais oublié, mais c’est toujours le top de la réclame du vide analytique du flux cathodique.
Chaque sujet est traité en genre 2min 30″, la speakerine qui énonce le sujet, petites images dessus et petites interviews (avec réponses bien triées sur le volet … pour bien rassurer les moutons sous hypnose). Et donc le mauvais cirque hypno-médiatique continue.
Et comme ça … chouette … on peut bien continuer l’enfumage de celles et ceux qui regardent et écoute cette soupe indigeste et orientée dans un sens bien précis.
La question étant, y a encore des humains qui écoutent ce broll ???
Moi, en tout cas, je crois que je suis reparti pour 15 années d’abstinence…
La toujours intéressante Chronique de Sébastien Fontenelle sur le site Blast (abonnez-vous !)
MARCHONS CONTRE LE RACISME par Bally Bagayoko (sur X Twitter)
Alors que la préfecture de police vient d’interdire, sous la pression du président du CRIF et du maire PS de Paris Centre, le concert gratuit de la France insoumise prévu place de la République pour la Fête de la musique — décision arbitraire de dernière minute, fondée sur un arrêté diffamatoire visant des artistes qui ne sont même pas programmés — nous affirmons avec force que rien ne nous fera taire. Cette interdiction n’est pas un fait isolé. Elle révèle une volonté politique d’instrumentaliser l’ordre public pour faire taire celles et ceux qui dérangent, à quelques mois d’une élection présidentielle qui doit rester libre et équitable. Face à cette arrogance et ce sectarisme, notre réponse est claire : nous serons toujours plus nombreux et déterminés dans la rue.
Rendez-vous dimanche 21 juin, 14h, à Barbès, pour marcher contre le racisme.
DU PUR RÉVISIONISME SUR LES ONDES par Jean-Claude Englebert-Cahen (sur FB)
Ah ces moments où j’ai l’impression d’halluciner… “Les clés”, sur La première-RTBF, par Arnaud Ruyssen, est diffusé au moment où je me sustente, les jours où je travaille chez moi. Aujourd’hui, comme souvent, l’Ukraine. L’invité, dont le nom m’échappe, nous explique de sa belle voix posée, que l’attitude du dictateur d’extrême-droite Poutine est dictée (je résume) par une sorte d’essence russe qui conduirait tous les dirigeants russes à être des massacreurs. L’essentialisme, on y est tellement habitués qu’on ne prend plus le temps de le qualifier pour ce qu’il est : un proto-racisme.
Et puis d’un coup, ce monsieur déclare que “Staline n’a pas hésité à faire massacrer 20 millions de personnes”. Ce qui revient à dire que la seconde guerre mondiale à l’Est est non seulement la responsabilité des soviétiques mais de surcroit qu’il y avait une intention délibérée de faire tuer 20 millions de citoyens soviétiques. Cela fait quelques années qu’il est de bon ton de renvoyer dos à dos Allemagne nazie et URSS. Mais on n’en est plus là : les nazis ne sont même plus convoqués, tout cela résulte d’une intention de Staline.
Quant à la relance de Arnaud Ruyssen, on l’attend toujours… Mais ce n’est pas grave, hein, tout ça, c’est au nom de nos valeurs démocratiques…
UNE PETITE SIGNATURE ? par Bernard Hennebert (sur FB)
J’ai besoin au moins de 1.500 signatures supplémentaires pour ma pétition.
Donne-moi ta signature. Le musée KANAL sera inauguré le 28 novembre prochain. C’est dans moins de cinq mois. Il est temps d’agir. KANAL REFUSE. Depuis plusieurs années, KANAL refuse de répondre à ma demande concrète. Laquelle ?
Comme tant d’autres musées, il faut que KANAL prévoit une journée de gratuité pour tous, chaque mois. C’est maintenant que KANAL prépare sa tarification. Il faut qu’il y inscrive l’annonce de ces 12 jours gratuits par an. C’est donc urgent, concret, facile à m’aider.
Et il faut qu’en septembre ait lieu un débat public dans le monde politique, social et culturel : Bruxelles veut-il que ses musées soient gratuits le 1er dimanche ou le 1er mercredi du mois ?
Demandez à vos journalistes préférés de poser cette question (presse écrite, radios, télés).
La pétition a déjà recueilli plus de 1.700 signatures. C’est maintenant. Objectif : 3.000 signatures.
https://www.change.org/p/ygoldstein-kanal-brussels-kanal-pour-1-jour-gratuit-chaque-mois
UN CLIP ONEMESQUE D’AURELIEN BELLE (sur Youtube)
LES « VISITES DOMICILIAIRES » ET LES « ENGAGÉ·ES » par Julien Truddaïu (sur FB)
Les Engagés de la honte : stop visites domiciliaires (saison 3)
Le président des Engagés a de plus en plus de mal à vendre la position favorable de son parti au projet de loi aux relents d’extrême droite introduisant les visites domiciliaires. Un texte « encadré », « individualisé » et parfaitement compatible avec l’État de droit se défend l’intéressé dans Le Soir du jour.
1. La fameuse « atteinte à la sécurité publique » soi-disant bien balisée
le patron des Engagés nous explique qu’un simple ordre de quitter le territoire, ou une infraction isolée, ne suffiraient pas à autoriser une visite domiciliaire (on appelle ça une perquisition).
Sauf qu’en pratique, c’est exactement ce que le dispositif permet : viser des personnes en séjour irrégulier sur la base de soupçons administratifs et de formulations floues sur « l’ordre public » et la « sécurité nationale » (au critère on ne peut plus flous…)
2. le storytelling du « cas par cas » ultra-individualisé.
Un nom précis, une adresse précise, un dossier bien ficelé, un juge qui pèse le tout… sur le papier, ça semble vachement bien rassurant. En réalité, le juge est utilisé pour donner un vernis judiciaire à une logique purement administrative de chasse aux sans papiers : il ou elle ne mène pas une enquête pénale, il valide un dossier monté par l’Office des étrangers et sur lequel il ou elle n’aura aucune prise.
3. « Ce ne sont pas des rafles ni des déportations ».
C’est la phrase magique pour désamorcer l’indignation. Si on vous dit qu’on exagère !
Sauf qu’on parle bien d’entrer chez les gens, y compris chez des tiers qui hébergent, pour arrêter des personnes en séjour irrégulier et exécuter des éloignements forcés. Si ce n’est pas de la logique de rafle, ça y ressemble dangereusement pour celles et ceux qui la subissent.
4. On vise des « trafiquant d’êtres humains », « abuseur sexuel », « foreign terrorist fighter » ! Dormez tranquille braves gens ! Yvan Verougstraete nous sert les cas dangereux pour justifier un outil qui, lui, est général. Les crimes graves peuvent déjà être poursuivis avec les instruments du droit pénal classique : enquête, perquisition, garanties procédurales. L’Arizona compte étendre des pratiques d’exception à des personnes dont le seul « crime » est d’être sans papiers et de ne pas « coopérer ».
5. l’avis du Conseil d’État et les « fake news »
Le président des Engagés accuse carrément les associations et institutions qui s’opposent au projet de raconter n’importe quoi, en laissant entendre que le dernier avis du Conseil d’Etat ne serait plus problématique.
Le Conseil d’État dit qu’il a déjà épuisé sa compétence sur le fond et ne réécrit pas son avis précédent, mieux, il le confirme. Transformer le silence sur le fond en absolution, c’est un narratif politique, pas du droit.
6. la promesse de « l’évaluation après un an » et des recours a posteriori ?
Le président des Engagés nous promet également de « mesurer l’impact » de la loi plus tard. On commence par se trouver des cobayes pour tester une mesure liberticide sur des citoyen·nes avec et sans papiers, et on comptera les dégâts après coup.
Le président des Engagés prévient même qu’il « respectera » les recours en inconstitutionnalité et leurs résultats. Bel aveu : il assume de voter une loi que le Conseil d’État et quasiment tous les organes consultatifs jugent déjà gravement attentatoire à l’inviolabilité du domicile et au droit à la vie privée, et il délègue aux associations le soin de se ruiner en procédures devant la Cour constitutionnelle pour faire tomber la loi…
Merci donc aux Engagés pour cette gestion cynique de leur contradiction interne : on va autoriser de violer les droits, le temps d’un recours et on laisse les ONG et les avocat·es éteindre l’illégalité ensuite ?
À nous de rappeler à nos mandataires saisi·es du texte qu’il est un véritable plongeon dans la criminalisation du séjour irrégulier et dans la banalisation de l’atteinte à des Droits fondamentaux.
ANNIE CORDY DANS LE TUNNEL par André Clette (sur FB)
Nous sommes le 16 juin 2022. Il fait trop chaud pour travailler. Je serai donc bref.
Au pays des Belges, on ne saurait passer sous silence l’anniversaire de naissance de l’incontournable star bruxelloise, Léonie Cooreman, née le 15 juin 1928, à Laeken.
On la connaît mieux sous le nom d’Annie Cordy, immense chanteuse et actrice, interprète d’inoubliables joyaux de la variété comme “Tata Yoyo”, “Nini La Chance”, “Cigarettes, whisky et p’tites pépées”, “la Bonne du Curé, “Cho Ka Ka O”, “Le Kazou”, et tant d’autres…
Au début des années 50, elle est meneuse de revue au Lido, à Paris, puis joue dans des opérettes, des films, et entame une carrière solo.
Chanteuse, comédienne, danseuse de revue, Annie Cordy aura enregistré plus de 700 chansons, participé à une vingtaine de comédies musicales et d’opérettes, à une quarantaine de films de cinéma, une trentaine de séries et téléfilms, une dizaine de pièces de théâtre, et donné près de 10 000 galas à travers l’Europe.
Le roi des Belges Albert II lui a conféré le titre de baronne en 2005. Elle a choisi pour devise : “la passion fait la force”.
Pour ses 90 ans, un parc « Annie Cordy » a été inauguré à Laeken, à deux pas du château du roi des Belges. À cette occasion, l’intéressée a déclaré : « la Belgique ma patrie. Et j’aime les Belges car ce sont des gens tout droit dehors ».
Le 4 septembre 2020, à l’âge de 92 ans, Annie Cordy mourait d’un malaise cardiaque, chez elle, à Vallauris dans le département des Alpes-Maritimes.
Bien que naturalisée française, la chanteuse fantaisiste, toujours chère au cœur des Belges, reste ancrée à leur identité au même titre que les frites, le chicon, les bières et le chocolat.
Quand il s’est agi de renommer le tunnel Léopold II à Bruxelles, les Bruxellois se sont prononcés par un vote populaire en faveur du nom d’Annie Cordy.
Le remplacement du nom de l’ex-roi Léopold II, responsable de nombreux massacres, pillages et exactions diverses durant son règne colonial sur le Congo, est assurément une bonne chose.
Toutefois, il faut reconnaitre que ce long et sombre tunnel ne fait pas vraiment honneur à notre brillante étoile du music-hall, et que d’autre part, il subsiste toujours, disséminés dans le pays, bon nombre de monuments dédiés au sinistre monarque.
Régulièrement, la question se pose de savoir s’il faut déboulonner ces statues ou s’il est préférable d’organiser un aménagement qui leur confère un sens nouveau. La réponse est assez simple : plutôt que de déboulonner ces édifices, il suffit de les renommer. Et pourquoi ne pas leur donner le nom d’Annie Cordy. Ce serait une solution élégante, économique, et qui rencontrerait sans nul doute le sens de la zwanze* chère aux Bruxellois.
*Zwanze : type d’humour gouailleur proche de l’autodérision associé à Bruxelles. Par extension, le terme désigne un art de vivre bruxellois. (Wikipédia)
Autre chose
Je pourrais terminer ici et proposer l’écoute d’une chanson d’Annie Cordy, mais je suis convaincu que vous connaissez tous ses succès par cœur.
On ne va quand même pas se quitter sans évoquer le souvenir de le cantatrice canadienne Maureen Forrester, décédée 16 juin 2010 à l’âge de 79 ans.
Elle était “contralto” (la tessiture la plus grave des voix féminines), comme Kathleen Ferrier, mais moins célèbre, quoique reconnue dans le monde entier pour sa voix au timbre entre masculin et féminin, tout à la fois puissante et souple, profonde et claire, bouleversante et enveloppante comme une caresse.
En 1957, la télévision canadienne réalisait cet enregistrement de Maureen Forrester dans le final de la 2de symphonie de Mahler, sous la direction de Glenn Gould. Revêtu exceptionnellement de l’habit du chef d’orchestre, on voit le pianiste se courber devant l’orchestre comme il le faisait devant son piano, ouvrant la bouche comme s’il voulait imiter le son des vents…
Gustav Mahler, Glenn Gould et Maureen Forrester,
ça s’écoute par ici : → https://slippedisc.com/2021/04/glenn-gould-conducts-mahler/
Voir moins
MARS ATTAKS – FWB : LES EXAMENS FINAUX EN QUESTION (sur FB)
Une épreuve d’un jour peut-elle juger des années d’apprentissage ?
Depuis le décret « Missions » de 1997, la loi demande à chaque école de faire progresser chaque élève à son rythme — par l’évaluation formative, pas par le couperet.
Pourtant, on n’a cessé de renforcer l’épreuve externe unique. Et en 2026, le gouvernement relève la barre à 60%. Le problème ? On fait déjà redoubler parmi le plus dans les pays de l’OCDE, on est parmi les plus inégalitaires… et nos résultats aux grands tests internationaux restent à peine dans la moyenne.
Durcir, ce n’est pas relever le niveau : c’est produire plus d’échec dans un système qui en produit déjà trop. Évaluer pour aider à apprendre, pas pour trier.
DEUX MOTS POUR S’Y RETROUVER
• PISA : grande enquête internationale, tous les 3 ans, qui teste les élèves de 15 ans en maths, lecture et sciences pour comparer les pays.
• OCDE : organisation qui réunit une quarantaine de pays développés — sert de point de comparaison.
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Mélenchon analyse les questions d’actualité dans son toujours intéressant « moment politique » :


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