C’EST VOUS QUI LE DITES par toi, vous, eux et elles

FUSILLADES À BRUXELLES par Renaud Maes (sur FB)

Les fusillades à Bruxelles me semblent fournir un assez bon moment pour rappeler une chose qui devrait être élémentaire : les politiques sécuritaires ne sont pas nécessairement des politiques de sécurité. Elles peuvent même produire exactement le contraire. En 2025, 101 fusillades ont été enregistrées à Bruxelles. Il y a quelques jours, du 21 au 24 août 2026, six nouveaux incidents impliquant des armes à feu ont été recensés. Donc commençons par noter une évidence : oui, il existe un problème de sécurité. Des gens tirent avec des armes de guerre dans des rues où vivent, travaillent et jouent d’autres gens. Mais c’est précisément là que commence la discussion, et non là qu’elle s’arrête.
Parce qu’envoyer davantage d’hommes armés dans l’espace public n’est pas, par une sorte de loi naturelle, synonyme de produire davantage de sécurité. Après les dernières fusillades, on annonce notamment davantage de policiers et l’extension du déploiement des militaires. Cela peut avoir une fonction ponctuelle de sécurisation d’un bloc de rues. Mais cela ne résout rien : le dealer au coin de la rue est la petite main visible (et souvent misérable) d’une gigantesque économie transnationale. Mettre des militaires sur le quai du métro pendant que demeurent les circuits financiers, logistiques et sociaux qui font fonctionner le marché, c’est comme braquer une petite vieille et appeler cela une stratégie de démantèlement du capitalisme. Le sécuritaire adore ce genre de confusion : il rend l’autorité politique visible beaucoup plus facilement qu’il ne rend la violence improbable.

par JO « dessins de presse »

Le plus fascinant est que les acteurs chargés de cette lutte le disent eux-mêmes. Les services bruxellois décrivent parmi les petites mains du trafic des garçons très jeunes, précarisés, souvent sans papiers. Et la commissaire nationale aux drogues vient de rappeler que la police peut arrêter les auteurs autant qu’elle le peut : tant que les mécanismes qui alimentent le marché subsistent, d’autres les remplaceront. Voilà. Tout est presque là. Si vous arrêtez un vendeur le lundi et que le marché en recrute un autre le mardi, vous avez produit une arrestation. Vous n’avez pas nécessairement produit de la sécurité. Un dealer arrêté est remplaçable ; une filière financière asséchée l’est beaucoup moins ; un gamin qui n’entre jamais dans le recrutement du trafic ne l’est pas du tout.
On gagnerait énormément à lire sur ce point la littérature latino-américaine plutôt que de redécouvrir tous les quinze ans la mano dura. Dammert (2007), Kessler (2009) ou Rodríguez-Pinzón et Rodrigues (2020) ont montré sous différents angles combien il est dangereux de confondre le sentiment d’insécurité, la criminalité effectivement observée et la réponse politique à celle-ci. Les politiques de mano dura possèdent une qualité politique extraordinaire : elles sont immédiatement visibles, facilement racontables et donnent à voir un gouvernement qui « fait quelque chose ». Leur efficacité sur les mécanismes qui produisent durablement la violence est une tout autre affaire. Rodríguez-Pinzón et Rodrigues montrent même comment leur popularité peut coexister avec une faible efficacité et avec l’affaiblissement de l’État de droit. Le sécuritaire est donc parfois moins une technologie de réduction du crime qu’une extraordinaire technologie de transformation de la peur en capital politique, qui s’accompagne ensuite d’une… baisse de la sécurité et des droits politiques !

Le détour brésilien est encore plus instructif (sans évidemment prétendre que Bruxelles serait Rio de Janeiro). Les recherches lusophones sur la sécurité publique constituent précisément un gigantesque avertissement contre cette pente. Misse (2010) montre comment la “sujeição criminal” finit par transformer certains individus en “criminels” par essence : on ne poursuit plus seulement des conduites, on constitue socialement une population de suspects. Sinhoretto et Lima (2015) montrent comment un système extrêmement répressif peut simultanément produire beaucoup d’incarcération, beaucoup de violence policière et une distribution profondément inégale du droit à la sécurité. Le Brésil pousse le mécanisme à un degré que nous ne connaissons heureusement pas ici, mais c’est précisément ce qui rend la comparaison utile : une société peut devenir extraordinairement policière sans devenir extraordinairement sûre, voire en glissant dans une inseguridad total.
La sociologie française raconte au fond la même histoire. Bonelli (2008) a très bien montré comment la montée de “l’insécurité” comme catégorie politique accompagne la requalification de problèmes sociaux en problèmes policiers. Et les travaux de Jobard et ses collègues (2012) rappellent une autre propriété du sécuritaire : la surveillance supplémentaire n’est jamais distribuée au hasard. Certaines populations deviennent beaucoup plus contrôlées que d’autres. On aboutit alors à cette situation magnifique : les habitants qui subissent déjà le chômage, les discriminations, le mauvais logement, la présence du trafic et parfois les violences criminelles acquièrent en prime le privilège d’être la population la plus soupçonnée par l’État. C’est ce qu’on pourrait appeler une conception particulièrement innovante du service public.

Ce qui m’agace donc profondément dans le discours sécuritaire, c’est qu’il réussit à faire passer ses contradicteurs pour des irresponsables. “Ah, donc vous ne voulez pas de police alors qu’on tire dans les rues ?” En fait non, justement. Je voudrais une police suffisamment dotée pour enquêter plutôt que simplement patrouiller ; une justice qui puisse suivre les dossiers ; des capacités réelles de renseignement financier ; une lutte contre les armes ; une coopération internationale sur les filières ; une politique des drogues qui accepte enfin d’interroger les effets du prohibitionnisme sur les marchés qu’il prétend supprimer ; des dispositifs capables d’empêcher le recrutement de mineurs précarisés ; des places d’accueil ; de la prévention ; des travailleurs sociaux ; de l’école ; des soins en santé mentale et en assuétudes. Je voudrais, en somme, beaucoup plus de sécurité que ce que nous vend le sécuritaire.
Car voilà le coup de prestidigitation : quand un quartier se dégrade, on peut supprimer pendant quinze ans des dispositifs sociaux, laisser pourrir des situations de précarité, vider des places d’accueil, abandonner certains espaces publics, regarder prospérer une économie clandestine dont la rentabilité attire les plus vulnérables ; puis, lorsque les coups de feu commencent, découvrir soudain que l’État doit être « fort ». Et sa force se mesure alors au nombre d’uniformes visibles. L’État social peut disparaître sans faire de bruit ; l’État pénal arrive avec un gyrophare. C’est à peu près ce que Bonelli décrit, et c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles les politiques sécuritaires sont si politiquement rentables.

Roché (2016) formule à cet égard quelque chose d’essentiel : dans une démocratie, la police ne devrait pas simplement “faire régner l’ordre” ; elle devrait aussi produire de la confiance. C’est décisif. La véritable question n’est donc pas de savoir combien de policiers ou de militaires nous pouvons mettre dans Bruxelles afin que le gouvernement ait l’air fâché sur les photos. Elle est de savoir quelles interventions réduisent effectivement la probabilité qu’un môme de seize ans soit recruté demain, qu’une arme arrive entre ses mains, qu’un territoire de vente rapporte suffisamment pour qu’on tue pour lui et qu’un habitant doive se jeter derrière le comptoir de son restaurant parce qu’on tire dans sa rue. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’écraser des gosses à mobilette n’aide pas à la confiance.

Donc oui : il faut traiter les fusillades avec une extrême fermeté. Mais la fermeté consiste à faire diminuer la violence, pas à maximiser le nombre de signes extérieurs de coercition. Une politique sécuritaire demande : “Sur qui pouvons-nous taper plus fort ?” Une politique de sécurité demande : “Qu’est-ce qui ferait qu’il y ait moins de victimes aujourd’hui et dans cinq ans et dans 25 ans ?” La première question permet de faire une conférence de presse demain matin. La seconde oblige à gouverner. Et c’est probablement pour cela qu’elle est tellement moins populaire.

JE NE SUIS PAS INDIFFÉRENT par Mousse Ouriaghli (sur FB)

Hier, il faisait beau à Saint-Gilles.
Et quand il fait beau, tout paraît un peu plus normal.
Les gens sortent, les terrasses se remplissent, les chiens promènent leurs humains.
Certains avec une autorité remarquable, comme s’ils les avaient adoptés après une longue période d’observation. Les humains suivent, dociles, avec cette laisse au poignet qui leur donne l’illusion de diriger quelque chose.
La vie continue, tranquillement, comme si le monde avait décidé, pour quelques heures, de faire une pause. Une pause, pas une solution. Juste un moment où les mauvaises nouvelles restent à distance, où les téléphones sont posés sur les tables, face contre terre, comme s’ils avaient honte de ce qu’ils contiennent.
Et puis il y a trois personnes que je croise régulièrement, place Bethléem ou devant l’église du Parvis.
La première, je la connais un peu. C’est une mélomane. Elle m’a parlé de musique, de guitare, de ces petites choses qui créent parfois une complicité sans qu’on sache très bien pourquoi. On ne se connaît pas assez pour se raconter nos vies, mais suffisamment pour reconnaître une présence. Il y a des gens avec qui l’on échange des phrases. Et puis il y a ceux avec qui l’on échange quelque chose de plus difficile à nommer : une attention, une curiosité, une façon de ne pas passer complètement à côté.
La deuxième est malvoyante. Elle est d’un certain âge — enfin, d’un âge certain, comme on dit pour ne pas trop compter les années et pour laisser aux années le soin de compter elles-mêmes. Elle est très sociable. Elle a vécu beaucoup de choses. Et il y a chez elle cette manière d’aller vers les autres, comme si l’humain restait, malgré tout, quelque chose qui mérite encore qu’on s’y intéresse. Je trouve cela profondément courageux.
Parce qu’il est facile de se fermer. Il suffit d’avoir été déçu quelques fois, d’avoir été blessé, ignoré, trahi. Le monde fournit très généreusement les raisons de ne plus faire confiance à personne. Mais elle, non. Elle continue à parler. Elle continue à écouter. Elle continue à faire une place aux autres, alors que la vie ne lui a pas toujours facilité la tâche.
Et puis il y a le troisième. Lui, je ne le connais absolument pas. Mais je le reconnais.
Parce qu’il arrive avec ses galettes et son houmous, et qu’il en offre à ceux qui passent.
Je ne connais pas son histoire.
Je ne sais pas ce qu’il pense, ni ce qui l’a conduit là.
Je sais seulement qu’au milieu d’un monde qui nous apprend parfois à nous méfier les uns des autres, lui a choisi de tendre quelque chose.
Une galette.
Un peu de houmous.
Ce n’est pas exactement un programme politique. Il n’y a pas de drapeau, pas de slogan, pas de conférence de presse. Seulement quelqu’un qui semble avoir compris qu’on peut commencer par nourrir une personne avant de prétendre sauver l’humanité.
Ça paraît peu.
Et pourtant, je crois que l’humanité se cache souvent dans ce qui paraît peu.
Pas dans les grands discours.
Pas forcément dans les grandes idées.
Mais dans une attention, une présence, une main qui donne quelque chose sans demander grand-chose en retour.
Une galette, par exemple.
Le monde est rempli de gens qui veulent changer le monde, souvent à condition que quelqu’un d’autre s’occupe de la logistique. Lui, au moins, commence par quelque chose de concret. Il ne promet pas la paix. Il la tartine 😉 Et peut-être que ce n’est pas si éloigné.
Ces trois-là, finalement, je ne les connais pas tant que ça.
Mais à force de les croiser, ils sont devenus une petite partie de mon paysage.
Pas un décor.
Plutôt des repères.
Des présences qui me rappellent que la ville n’est pas seulement faite de bâtiments, de voitures, de vitrines et de gens pressés qui regardent leur téléphone en traversant la rue avec la confiance de ceux qui pensent que les voitures ont lu leur agenda.
Une ville, ce sont aussi des visages que l’on finit par reconnaître.
Des voix que l’on attend presque.
Des gestes qui reviennent.
Et peut-être même un petit rappel.
Parce qu’on parle beaucoup de ce qui nous sépare.
Des frontières, des guerres, des violences, des peurs.
On parle tellement du monde que parfois on oublie les êtres humains qui l’habitent.
On parle des populations, des communautés, des catégories, des camps. Des mots pratiques, très pratiques, parce qu’ils permettent de parler de millions de personnes sans avoir à en regarder une seule dans les yeux.
Alors moi, je regarde ces trois personnes.
Une femme mélomane.
Une femme malvoyante qui, malgré tout ce qu’elle a traversé, reste profondément tournée vers les autres.
Et un inconnu qui partage une galette avec du houmous.
Trois présences.
Trois façons, peut-être, de dire la même chose sans le dire : je suis encore là.
Et cette phrase me touche parce qu’elle n’a rien de spectaculaire.
Elle ne dit pas :
Je vais tout réparer.
Elle ne dit pas :
Je sais comment sortir de tout ça.
Elle dit seulement : « Je suis là. Je vois encore. Je donne encore. Je parle encore. »
Parfois, c’est déjà immense.
Et moi, je passe.
Je regarde.
Je souris parfois.
Je me demande aussi ce que ces personnes voient de moi. Peut-être un homme qui passe trop vite. Peut-être quelqu’un qui a l’air préoccupé. Peut-être simplement un visage parmi d’autres, dans une ville où chacun transporte ses soucis comme un sac invisible.
Je me dis que je ne suis probablement pas capable de changer grand-chose au monde.
Mais je peux au moins essayer de ne pas m’y habituer.
Ne pas m’habituer à la souffrance.
Ne pas m’habituer à l’indifférence.
Ne pas m’habituer à détourner les yeux parce que j’ai déjà vu, parce que je suis pressé, parce que je ne sais pas quoi faire, ou parce que je préfère croire que ce n’est pas mon problème.
Ne pas oublier que derrière les grands mots, il y a toujours des visages.
Des histoires.
Des vies.
Des gens qui ont parfois besoin d’aide, parfois besoin de parler, et parfois simplement besoin que quelqu’un ne fasse pas semblant de ne pas les avoir vus.
Et peut-être que rester humain, finalement, ce n’est pas faire de grandes choses.
C’est simplement continuer à voir l’autre.
À lui parler.
À l’écouter.
À partager quelque chose.
Même une galette.
Même avec du houmous.
Même si l’on ne sait pas très bien quoi dire.
Parce qu’au fond, la paix commence peut-être rarement par les grands sommets.
Elle commence parfois par une conversation maladroite.
Par une personne qui s’arrête.
Par un chien qui promène son maître avec une dignité de fonctionnaire en fin de carrière.
Par une femme qui parle de musique.
Par une autre qui continue d’aller vers les autres malgré ce que la vie lui a pris.
Par un inconnu qui tend une galette à quelqu’un qu’il ne reverra peut-être jamais.
La paix ne ressemble pas toujours à ce qu’on imagine.
Elle ne fait pas forcément de bruit.
Elle ne demande pas de médaille.
Elle peut tenir dans une main, entre une galette et un peu de houmous.
Et elle commence parfois sur un trottoir de Saint-Gilles.

ON VOUS VOIT, MONSIEUR FRANCKEN par Raoul Hedebouw (sur FB)

Nouvelle tentative de criminalisation et d’intimidation par le ministre N-VA Théo Francken.
Cette nuit, l’entreprise d’armement BATS à Liège a été incendiée. BATS produit notamment des radars et systèmes de surveillance et fournit l’armée belge, l’OTAN et la Commission européenne. L’entreprise appartient à un groupe contrôlé par l’État israélien. C’est à la justice d’identifier les auteurs et d’établir les faits.
Mais Théo Francken, lui, va immédiatement beaucoup plus loin. Il affirme que « l’extrême gauche devient chaque jour plus violente », attribue à ce même courant une tentative d’incendie chez OIP deux semaines plus tôt et conclut : « Je répète que le PTB est le bras politique de cette violence extrémiste. »
Sur quoi repose cette accusation contre le PTB ? Sur rien. Aucun fait. Aucune preuve. Aucun lien.
C’est précisément la méthode : partir d’un acte criminel commis par des individus, lui coller une étiquette politique très large, puis utiliser cette étiquette pour criminaliser tous ceux et toutes celles qui combattent sa politique.
Et ce n’est pas la première fois que Théo Francken transforme des éléments non établis en certitudes. On l’a vu dans l’affaire des drones à Zaventem. Il avait lui-même transmis à la presse des images présentées comme celles d’un drone menaçant. Elles se sont ensuite révélées être celles d’un hélicoptère de la police.
Le PTB n’a rien à voir avec ces incendies. Théo Francken le sait. Mais Théo Francken sait aussi que son projet militariste perd du terrain dans l’opinion publique. La dernière grande enquête montre que la majorité des Belges ne veut pas de nouvelles augmentations des budgets militaires. Et ça ne plaît pas à Théo Francken.
Francken et l’Arizona continuent à ne pas écouter la population. Ils veulent engloutir toujours plus de milliards dans l’armement : F-35 supplémentaires, nouvelle frégate, des drones armés, des missiles de croisière… Des dépenses inutiles pour la défense directe de notre territoire et qui servent largement une logique de projection militaire à l’étranger. La Belgique prévoit par exemple près de 700 millions d’euros de missiles pour ses F-35 et ses drones, capables de frapper des cibles terrestres ou navales jusqu’à 350 kilomètres.
Et pendant que les milliards coulent vers l’armement, le gouvernement économise sur les pensions, les services publics et la sécurité sociale.
Francken n’arrive pas à convaincre, alors il criminalise celles et ceux qui s’opposent à lui. Plutôt que de débattre, il amalgame. Et il tente de rendre suspecte toute opposition à sa politique.
Prendre un acte criminel, l’élargir à tout un courant politique et désigner ensuite un parti démocratique comme son « bras politique » sans apporter la moindre preuve : voilà une méthode directement inspirée de Trump.
On vous voit, Monsieur Francken. Et vous ne nous ferez pas taire.

ZAWA PROD (RAZ ET CASSANDRE sur Youtube) ET LA MULTIPLICATION DES CANDIDATS « À GAUCHE » EN FRANCE

SALOMÉ SAQUÉ À NAMUR par Pierre Heldenberghs

Magnifique Salomé Saqué …
Que ça fait du bien d’avoir des journalistes comme ceuxELLES là…
Et cela vaut la peine de largement diffuser l’info :
Salomé est l’invitée d’honneur du Festival des Solidarités à Namur les 4, 5 et 6 septembre.
Vous pourrez l’entendre lors de 4 rencontres :

* Le vendredi 4 septembre de 17:45 à 18:45
Elle interviendra avec le politologue liégeois François Debras sur :
« Résister aux fake news et construire des discours alternatifs »

* Le samedi 5 septembre de 13:00 à 14:00
C’est un moment destiné au jeune public. Salomé et Gwenaelle Dekegeleer, la journaliste de la RTBF qui réalise l’émission « Il n’y a pas de planète B » échangeront avec les festivalierEs sur la question : « C’est quoi la démocratie et pourquoi la protéger”

* Le samedi 5 septembre de 17:00 à 18:00
Avec Adélaïde Charlier, la jeune activiste pour le climat, qui se plonge dans les dynamiques démocratiques citoyennes et le climatologue Jean-Pascal van Ypersele qui a longtemps vice-présidé le GIEC. Une belle rencontre avec ces trois personnalités sur :
« Et si notre santé dépendait du climat ?”

* Enfin, le dimanche 6 septembre de 13:45 à 14:45
Avec la journaliste et écrivaine française Claire Touzard, elles aborderont cette question :
« Résister à la folie… du monde? »
Si vous venez aux Solidarités, voilà donc 4 moments à ne pas manquer…
Si vous n’y venez pas, on fera revenir Salomé Saqué à d’autres occasions ; – ))
Et pour les deux groupes, n’hésitez pas à diffuser autour de vous.

Le Festival des Solidarités est bien connu pour sa programmation musicale, pour son ambiance familiale et populaire, pour son village associatif et également pour ses nombreuses animations à destination des enfants (dans un espace « protégé/surveillé/animé »)
Mais cette dynamique “grands débats de société” dans un espace dédié qui s’appelle « Le Phare », c’est un axe sur lequel les organisateurTRICEs du Festival ont décidé de mettre une belle énergie pour cette édition 2026 et pour les suivantes ; – ))
Ca vaut donc la peine qu’un maximum de festivalierEs découvrent le programme.
En plus, dans « Le Phare » vous pourrez même jouer aux échecs…
…et faire dédicacer les ouvrages des différentEs invitéEs au stand de la libraire Livre aux Trésors. Peut-être à ce week-end ? Vous savez ou me trouver ; – ))

L’INGÉRENCE D’ELON MUSK SUR LA PRESIDENTIELLE par Fils Unique (sur X-Twitter)

Ingérence d’Elon Musk : quand le réseau « X » (ex Twitter) présente le site de campagne de JL Mélenchon comme « dangereux ». Un électeur qui veut simplement consulter le site de campagne de Jean Luc Mélenchon découvre un avertissement de X : « Attention : ce lien peut être dangereux ». Le site « melenchon2027 » est ainsi présenté comme potentiellement indésirable ou non sécurisé. Cela interpelle.
Surtout, lorsqu’elle vise le site officiel d’une campagne présidentielle. Et, cette affaire arrive alors qu’Elon Musk intervient de plus en plus dans la politique européenne et affiche ouvertement son soutien à l’extrême droite.
Le patron de X ne se contente plus de posséder un réseau social. Il veut influencer le débat politique. Musk est devenu un propagandiste dangereux, un milliardaire qui confond sa puissance financière avec un droit de regard sur nos démocraties. Il donne une place considérable aux discours qu’il défend, soutient des figures de l’extrême droite et multiplie les attaques contre la gauche. Dans ce contexte, voir X présenter le site de campagne de Mélenchon comme « potentiellement dangereux » est pour le moins troublant. Cette plateforme n’est pas un espace neutre lorsque son propriétaire intervient lui-même dans les batailles politiques.
Derrière le discours sur la liberté d’expression se cache une volonté de puissance : imposer ses idées, favoriser ses alliés et affaiblir ceux qu’il combat. Il faut donc dénoncer cette ingérence politique, sans détour et sans naïveté. Elon Musk n’a aucune légitimité pour décider de ce que les Français doivent considérer comme dangereux, crédible ou acceptable dans une campagne présidentielle. Son pouvoir est déjà immense. Lui laisser en plus le pouvoir d’influencer notre débat démocratique serait une grave erreur.
La France n’est pas une succursale politique de la Silicon Valley et les élections françaises ne sont pas la propriété d’Elon Musk. En 2027, ce sont les Français qui choisiront leur président. Pas un milliardaire, pas son réseau social et certainement pas son agenda politique. J’attends une condamnation ferme de Laurent Nunez.

MINISTRE par Thierry Vassias (sur FB)

Quand un journaliste sportif condamné pour détention de stupéfiants débat des peines à infliger aux consommateurs de cannabis sur une chaîne « d’information » belge (ndlr : LN24), on se dit qu’on est vraiment au pays du surréalisme! Je propose de lui offrir un poste de ministre!

AMIANTE ? SANTÉ ! par Edgar Szoc (sur FB)

Depuis 1988, l’alcool est classé comme un cancérogène de catégorie A, au même titre que, par exemple, l’amiante. J’attends avec impatience le mandataire politique qui défendra le libellé “L’abus d’amiante nuit à la santé”.
La banalisation dont la consommation d’alcool fait l’objet est aussi dangereuse que la dramatisation dont font l’objet les drogues illégales. Et la première des banalisations, c’est la publicité.
C’est ce que j’ai essayé de dire sur BX1.
(Et oui, moi aussi, j’aime prendre mon verre – un peu trop même)

« DÉRATISER ? » par Julien Traddaïu (sur FB)

Une séquence diffusée hier dans l’émission 100% Belge par LN24 puis découpée et rediffusée sur les réseaux sociaux de la chaîne pose, une fois de plus, un problème déontologique particulièrement sérieux.
Hier donc, un des débats de l’émission porte sur le trafic de drogues à Bruxelles, sur la proposition d’un couvre-feu et sur la situation dans certains quartiers. Je ne reviendrai pas sur le fond de ces mesures sécuritaires. Là n’est pas le sujet.
Un des invités-chroniqueurs, Jean Marc Ghéraille, incité à réagir affirme notamment : « C’est mon avis, il faut frapper le plus fort possible, et pas pendant deux jours […] ».
Puis il ajoute « C’est-à-dire de manière récurrente, de manière permanente, il faut dératiser, j’ai envie de dire… »
D E R A T I S ER
L’animateur lui demande timidement si ce mot n’est pas « un peu fort » ; une autre chroniqueuse reprend : « Dératiser ? ». Ce sera tout.
Jean Marc Ghéraille poursuit immédiatement : « Ce sont des zones de non-droit où ce n’est pas la police qui gère la situation, ce sont les dealers. » et « Donc à un moment donné, si on veut les déloger […] »

Au-delà du débat : le mot

« Dératiser » ne signifie ni enquêter, ni arrêter, ni poursuivre, ni démanteler des organisations criminelles. Le mot signifie littéralement « débarrasser un lieu de rats qui l’infestent, en les exterminant ».
C’est pourquoi cette expression est si grave lorsqu’elle surgit dans un échange portant sur des êtres humains, désignés ensuite comme des dealers, et sur des lieux bruxellois clairement identifiés, dont la place Bethléem à Saint-Gilles.
Employer le vocabulaire de la dératisation dans ce contexte ne fait rien d’autre que de faire glisser le débat vers l’image d’une infestation humaine dont il faudrait débarrasser un quartier. Cette métaphore est grave car elle animalise les personnes visées et les réduit au statut de nuisibles.
La succession des termes (« zones de non-droit », « dealers », « déloger », « hotspots de drogue », « dératiser » ) est susceptible de stigmatiser à la fois les personnes associées au trafic et les territoires concernés.

Une responsabilité éditoriale accrue

Jean Marc Ghéraille n’est pas un simple chroniqueur. Ancien directeur d’antenne de LN24, il est aujourd’hui journaliste et éditorialiste à la Dernière Heure. Ses fonctions rendent son choix de mots encore plus lourd. Car il a une responsabilité éditoriale particulière : celle de ne pas banaliser, sur une chaîne d’information, un vocabulaire qui déshumanise les personnes dont il est question.
La responsabilité de LN24 est également engagée : après la diffusion, la chaîne a choisi de découper la séquence et de la publier sur ses propres réseaux sociaux. Une mise en circulation éditoriale supplémentaire, qui augmente la portée et la visibilité de ces propos.

Plainte au CDJ

Ce genre de séquence est grave. Elle va bien au-delà de l’opinion ou de la position exprimée dans un débat car elle introduit, dans un débat sur des quartiers insécurisés par le trafic de drogue, une métaphore de détestable. Le Code de déontologie journalistique exige des journalistes qu’ils évitent « les stéréotypes, les généralisations, les exagérations et les stigmatisations ».
Je déposerai donc une plainte auprès du Conseil de déontologie journalistique contre LN24 et Jean Marc Ghéraille, principalement sur le fondement de l’article 28, et également au regard de l’article 7 pour la republication de l’extrait sur les réseaux sociaux, ainsi que des principes de responsabilité éditoriale prévus par le Code.

LES DANDYS DE LA POLITIQUE par Patrick Champagnac (sur X-Twitter)

Ils vivent et dorment devant un miroir disait d’eux Baudelaire … Ces dandys de la politique toujours bien habillés , qui se veulent partout élégant où qu’ils aillent, sur un camp illégal de gitans ou sur une éolienne plantée au beau milieu des champs, sur un comice agricole ou sur un plateau de télévision et qui vous disent droit dans les yeux ” les Français ne travaillent pas assez ” , ils n’ ont aucune honte alors que la plupart d’entre-eux n’ont jamais travaillé de leur vie, comme Jordan Bardella ou Gabriel Attal , aucune honte parce qu’ils sont en service commandé , alors qu’il y a 4 millions de demandeurs d’emplois en France ( 5, 8 millions si l’on compte les catégories A, B et C ) et seulement 400.000 offres d’emplois affichés dans les pôles emplois de France Travail , aucune honte après que leurs partis ( RN, Renaissance, LR, Horizons , Modem et Liot) ont tous voté contre l’augmentation des salaires et le passage du SMIC à 1600 euros net , comme ils avaient dit non à l’augmentation du smic à 1500 euros net quatre ans auparavant , le 20 juillet 2022, alors que des millions de Français n’arrivent plus à vivre de leur salaire, n’arrivent plus à se chauffer l’hiver, alors qu’il y a de moins en moins d’emplois parce qu’il n’y a plus d’usines en France parce qu’ils les ont vendues à des fonds spéculatifs étrangers . Au trio affiché sur cette photo, Bardella-Attal-Glucksmann, on pourrait y ajouter aussi Retailleau toujours tiré à quatre épingles, chaussures luisantes, qu’il vente ou qu’il pleuve, pour porter la bonne parole des néolibéraux du bloc central qui auront sauvé tous les gouvernements de Macron, au grand malheur des Français.

LE « MOMENT POLITIQUE » DE JLM (sur Youtube). TOUJOURS UN GRAND MOMENT… DE POLITIQUE (et 320.000 vues en 24h)

LETTRE OUVERTE ÀRAPHAEL ENTHOVEN par Laure Camille (sur FB)

Ainsi donc, nous sommes la peste.
Je dis « nous », parce que derrière cette France insoumise que vous recouvrez de peste, de lèpre, de crétinisme et de relents totalitaires, il y a des gens, Monsieur Enthoven, de vrais gens. Des femmes et des hommes que vous avez trouvés suffisamment méprisables pour les ravaler d’un trait de plume au rang de malades contagieux et d’esprits déficients dont vous et vos semblables devriez apprendre à vous garder.
Et parmi tous ces gens il y a moi, qui vais m’autoriser à vous répondre, avec l’audace un peu folle qui me permet d’imaginer qu’une pensée puisse encore parvenir jusqu’à vous, sans avoir été préalablement validée par votre propre reflet.
Je pourrais utiliser votre registre, j’ai quelques dispositions naturelles pour la colère et suffisamment de vocabulaire pour trouver, moi aussi, deux ou trois mots bien dégueulasses à vous jeter au visage, seulement voilà, j’ai la faiblesse de penser qu’on ne gagne rien à l’ignominie. Pas même face à celui qui se vautre dans le vieux vocabulaire de la souillure, dont l’Histoire aurait pourtant dû lui apprendre à se méfier lorsque vient le moment de parler d’êtres humains.

Parce que votre « lèpre », Monsieur Enthoven, c’est la caissière qui n’arrive plus à remplir son frigo le quinze du mois et qui vote Insoumis parce qu’elle aimerait simplement vivre de son salaire. Derrière votre « peste », il y a cet homme qui a travaillé quarante ans et qui ne voit pas pourquoi quelques années de retraite décente seraient devenues un privilège exorbitant. Vos « simples d’esprit », ce sont ces étudiants qui comptent chaque euro avant d’entrer dans un supermarché et qui ont parfaitement compris qu’on leur demande depuis des années de consentir à un avenir plus étroit que celui de leurs parents.
Évidemment pour mesurer cela il convient de sortir des plateaux où vous commentez le monde entre gens qui ont les moyens de ne pas le subir. Il faut quitter les dîners huppés où vous dissertez sur le peuple, sans jamais le croiser autrement qu’au moment où il vous apporte l’addition, et regarder en face ce que deviennent vos certitudes de salon lorsqu’elles se cognent à l’avenir des enfants qui se calcule en découverts bancaires.
Je conçois que cela demande un peu de courage, mais peut-être qu’alors quelque chose retiendrait votre plume. Un reste de décence, si c’était encore à votre portée, ou simplement cette chose assez élémentaire qu’un esprit desséché finit toujours par perdre, à force de parler du monde depuis les endroits où il fait rarement mal, le goût des autres.
Un homme qui se réclame de la philosophie devrait pourtant savoir qu’avant d’être une insulte, un mot est une manière assez sûre de révéler celui qui le choisit. En cela votre « peste », votre « lèpre » et vos « simples d’esprit » ne disent pas grand-chose de ceux que vous visez ; ils disent, en revanche, beaucoup de ces fantasmes éculés qui vous font concevoir le peuple en foule indistincte, un peu sale, un peu bête, vaguement dangereuse, qu’il faudrait tenir à distance.

Il est toujours plus rassurant de le tenir pour malade, stupide ou contaminé, plutôt que d’admettre qu’il sait parfaitement ce qu’il fait lorsqu’il refuse le monde que des gens comme vous trouvent si agréable.
Et ce qui suinte derrière votre mépris, Monsieur Enthoven, ce n’est même pas la peur, qui conserverait encore quelque chose de grave et de presque digne, c’est la trouille.
Une trouille à votre image, petite, sèche, mesquine, racornie.
La trouille de voir entrer dans la pièce ceux que vous avez pris l’habitude de commenter de loin. La trouille qu’ils viennent déranger l’ordre si confortable dans lequel vous et vos pareils vous êtes arrogé le droit d’expliquer aux autres ce qu’ils doivent penser, accepter et supporter.
Votre trouille est exactement là, dans cette possibilité insupportable de nous voir secouer si fort l’ordre établi à votre avantage qu’il n’y resterait plus rien qui vous fasse repère.

Et vous savez quoi, Monsieur Enthoven ?
Vous avez raison d’avoir la trouille, ce que vous redoutez frappe déjà à la porte du monde.
Partout des peuples que l’on croyait résignés cessent de courber l’échine, les colères sortent des maisons, des usines, des universités, gagnent les rues et finissent par ébranler ce qu’on leur présente depuis toujours comme immuable.
Vous, vous avez écouté passer le vent, sans comprendre qu’il annonçait déjà la tempête.
Il soufflait à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, sur les ronds-points des Gilets jaunes, dans les luttes contre les mégabassines, chaque fois que des femmes et des hommes ont compris qu’une décision ne devenait pas légitime par la seule grâce de ceux qui l’avaient prise. Il a soufflé dans les urnes, lorsque 7 712 520 électeurs ont choisi Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle de 2022, et il soufflera plus fort encore en 2027, avec des millions de visages de plus.
Tous ceux-là ne vous demandent pas ce que vous pensez d’eux, Monsieur Enthoven, ils s’en foutent.
Ils vous savent exactement à votre place dans cette étrange confrérie où des BHL, des Finkielkraut, des Onfray, des Ferry, se pensent philosophes en pataugeant dans un cloaque de poses et de certitudes satisfaites, dont la philosophie apprend précisément à se garder.
Et c’est depuis cette place-là que vous allez chercher Camus à la rescousse pour donner une onction philosophique à ce qui n’est finalement qu’un banal petit mépris de classe.

Tout est petit, décidément, dans la façon dont vous avez construit votre posture publique, le regard, les obsessions, les querelles, jusqu’à la manière même de les exprimer.
Je reconnais toutefois quelque chose de grand chez vous lorsque vous détournez l’une des plus brillantes pensées de la révolte pour transformer des millions de refus politiques en symptômes d’immaturité, c’est votre indignité.
Vous êtes indigne lorsque vous expliquez que La France insoumise serait un parti d’adolescents qui dirait non à tout, en détournant 𝙇’𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚 𝙧𝙚́𝙫𝙤𝙡𝙩𝙚́ pour lui faire dire ce qui sert votre procès sordide.
Vous êtes indigne et profondément malhonnête.
Camus n’a jamais fait de son 𝘏𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘳𝘦́𝘷𝘰𝘭𝘵𝘦́ un homme qui dirait oui avant de dire non en gage de maturité politique. Il écrit précisément qu’un homme révolté est un homme qui dit non et qui affirme, dans ce même souffle, quelque chose qui mérite d’être défendu, quelque chose qui « vaut la peine de… » et qu’il entend préserver.
Non à ce qui l’humilie, parce que oui, l’homme mérite d’être respecté.
Ce non contient le oui « dès son premier mouvement » et ce non vaut précisément parce qu’il refuse une limite franchie tout en affirmant, dans le même geste, ce qu’il entend préserver.
« C’est en cela que l’esclave révolté dit à la fois oui et non ».

Voilà ce que Camus écrit et cela n’a rien à voir avec votre pathétique chronologie de la maturité.
Et là où votre procès devient grotesque, c’est quand vous vous abritez derrière un Camus dont vous tordez le bras, pour traiter d’adolescents ceux qui portent, jusque dans leur nom, le mouvement même qu’il place au cœur de la révolte.
Des gens qui marchaient « sous le fouet du maître », comme l’écrit Camus, font face pour dire non à vos privilèges, parce que oui à une société où chacun compte autant qu’un autre.
Non à ceux qui méprisent le peuple, parce que oui le peuple est assez grand pour penser grand.
Non à votre monde qui nous conduit dans l’impasse, parce que oui nous savons exactement quoi faire pour en sortir.
Insoumis ne veut rien dire d’autre que cela, Monsieur Enthoven.
Hélas, votre imposture ne s’arrête même pas à cette falsification, il vous fallait choisir Camus pour lui faire cautionner votre mépris du peuple.
Camus, justement, qui se méfiait des maîtres à penser et de tous ceux qui, confortablement installés dans le sens de l’Histoire, finissent toujours par sacrifier les hommes à leurs certitudes. Celui qui allait chercher ses héros parmi les gens ordinaires, celles et ceux qui font ce qu’ils peuvent avec leurs pauvres mains lorsqu’il faut empêcher la peste de gagner.
Camus qui, au terme de 𝘓𝘢 𝘗𝘦𝘴𝘵𝘦, choisit de témoigner en faveur des hommes en écrivant « Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. »
Il y avait pourtant quelques auteurs infiniment plus accordés à votre hiérarchie des êtres et votre mépris du peuple.
Barrès, Maurras, Drieu, faites votre marché !
Mais Camus, Monsieur Enthoven, ayez au moins la décence de le laisser en dehors de tout ça. Il avait trop de respect pour les hommes pour servir de caution à celui qui les traite de « simples d’esprit ».

PADUTEAM SUR LA CANDATURE FAURE ET L’INTERDICTION DU VOILE PAR LE RN (sur Youtube) :

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