
29 août 2025
C’EST VOUS QUI LE DITES par toi, lui, vous et elleux
UNE QUESTION DE DROIT par Jean-Claude Englebert-Cahen (sur FB)
Daniel Vander Gucht, ex-professeur de sociologie à l’Université Libre Bruxelles, qui commente la réaction courroucée du président du MR, ex-étudiant de cette faculté de Droit : « Personnellement, en tant que professeur émérite de l’ULB, le fait que notre fac de Droit ait diplômé un cerveau aussi indigent que Georges-Louis Bouchez, qui ignore manifestement le droit et méprise (parmi beaucoup de choses) la justice, m’offusque bien davantage que le choix libre et démocratique de nos étudiants de la fac de droit, jusqu’ici peu suspecte d’être un repaire de dangereux islamo-gauchistes, de plébisciter la députée française Rima Hassan. »
QUAND LE VOYOU S’INDIGNE… par Luc Verton (sur FB)
En France, Logan Nissim, un militant d’extrême-droite condamné à 9 ans de prison ferme pour tentative d’assassinat sur Jean-Luc Mélenchon avait déposé plainte contre la députée LFI Mathilde Panot, pour avoir commenté trop ouvertement cette tentative d’assassinat… Toute proportion gardée, la démarche est similaire quand le MR menace de boycotter la RTBF pour avoir osé relayer, cet été, l’usage illicite et immoral d’une carte périmée de stationnement PMR au profit du véhicule de fonction de son président, puis avoir rendu publiques les menaces de bastonnade proférées par le même personnage à l’encontre du journaliste “coupable” d’avoir accompli objectivement son boulot. Dans les deux cas, un même dégoût face à l’outrecuidance du coupable et de ses congénères, et une même appréhension pour l’avenir de notre démocratie.
L’ASSASSINAT DE 218 JOURNALISTES DE GAZA par Thierry Michel (sur FB)
Une stratégie planifiée par Israël dans le cadre du génocide : mon discours lors de la commémoration de ces assassinats ce 26 août au Mont des Arts devant près de 400 journalistes
Chers collègues, chers amis,
Merci à tous et toutes d’avoir répondu à notre appel. L’assassinat ce lundi de 5 journalistes qui s’ajoutent à notre liste de 212 journalistes répertoriés par le syndicat palestinien rajoute encore un peu plus à l’horreur. Nous sommes réunis aujourd’hui non par choix, mais par nécessité, par devoir. Un devoir de mémoire, un devoir de vérité, un devoir de résistance.
Deux cent quinze journalistes, nos confrères, nos collègues, ont été assassinés à Gaza. 218 reporters de guerre dont le seul crime fut de faire ce que nous faisons chaque jour : témoigner, raconter, montrer, transmettre la vérité aux peuples de ce monde. Rappelons que la presse internationale est interdite d’accès à Gaza depuis le début des hostilités, contraignant les médias étrangers à travailler exclusivement à partir de témoignages locaux et d’images fournies par ces journalistes gazaouis, et des humanitaires sur place,
Leur assassinat n’est pas une « bavure ». C’est une stratégie dans le cadre d’un génocide planifié et exécuté sans le moindre état d’âme.
C’est l’État d’Israël et son premier ministre Benjamin Netanyahu et son gouvernement suprémaciste d’extrême droite, qui, sciemment, méthodiquement, ont choisi de réduire ces voix au silence pour empêcher que la vérité ne franchisse les murs du blocus.
Oui, c’est un État qui mène une guerre contre la presse, qui commet des crimes de guerre en visant celles et ceux qui racontent les crimes. Ce sont des journalistes, des civils, qui sont délibérément ciblés, pour tenter de priver le monde de leurs témoignages et de leurs images et les effacer de l’Histoire
Aujourd’hui, nous honorons la mémoire de ces 218 journalistes palestiniens assassinés à Gaza.
Chaque nom que nous prononcerons aujourd’hui est une vie fauchée, une voix muselée, une vérité qu’on a voulu taire par le sang. C’est une attaque directe non seulement contre ces journalistes palestiniens mais contre la liberté d’informer, l’un des derniers remparts contre la barbarie et le mensonge.
Ces journalistes ont payé de leur vie l’exercice de ce droit sacré. Ils n’étaient pas des combattants. Ils n’étaient pas des cibles légitimes. Ils étaient des journalistes, des témoins, dont le seul « crime » fut de filmer, d’écrire, de montrer au monde la réalité d’un peuple bombardé, affamé, humilié.
Les tuer, c’est proclamer haut et fort la volonté d’étouffer toute trace des crimes perpétrés en Palestine, d’éradiquer la mémoire du génocide en cours.
Mais nous tous, journalistes d’ici et d’ailleurs, nous sommes là pour dire : NON – Non à l’impunité. Non au silence. Non à la complicité.
Nous ne pouvons pas nous taire face à ce massacre ciblé contre la presse. Car à chaque fois qu’un journaliste est tué à Gaza, c’est la presse mondiale qu’on frappe, c’est la démocratie qu’on poignarde, ce sont nos propres droits que l’on assassine. Et que voyons-nous ? Le silence assourdissant, l’immoralité calculée des gouvernements occidentaux, qui détournent les yeux, qui justifient, qui couvrent et n’osent prendre aucune sanctions pour de soit-disantes raisons, indéfendables.
Cette passivité-là, cette neutralité feinte, est une complicité objective. Car ne pas dénoncer, ne pas sanctionner, c’est donner le feu vert aux bourreaux. Et l’Histoire retiendra ce silence, et les générations futures nous demanderont : où étiez-vous ?
Aujourd’hui notre colère est immense, mais elle n’est pas vaine : elle est un appel. Un appel à la solidarité entre tous les journalistes, de Gaza à Bruxelles, de Rafah à Paris, de Khan Younès à New York. Un appel à rompre le silence. Un appel à faire corps pour que plus jamais l’assassinat d’un journaliste ne soit réduit à une statistique.
Notre métier n’est pas seulement d’informer : il est de défendre le droit des peuples à connaître leur histoire. Et ce droit-là, aucun État, aucune armée, aucune propagande ne peut nous l’arracher. Ces 218 journalistes assassinés nous obligent. Leur mémoire nous oblige. Leur dignité, leur courage, leur sacrifice nous obligent de faire de nos claviers, de nos micros, de nos caméras des armes de vérité et de faire de nos voix des boucliers contre le mensonge. Et d’appeler sans détours, les organisations internationales à leur rendre justice car ces crimes, comme tous les autres, commis à Gaza et en Cisjordanie, ne peuvent rester impunis. Alors, que chaque nom prononcé ce jour soit une promesse. Une promesse de lutte, de justice et d’inlassable témoignage. Parce qu’on peut tuer un journaliste, mais on ne peut pas tuer la vérité
J’ÉTAIS ÉVIDEMMENT PRÉSENT par Josy Dubié (sur FB)
J’étais évidemment présent ! J’ai été correspondant de guerre pour la RTBF pendant un quart de siècle.
Avec mes équipes, que je remercie pour leur courage sans failles, nous avons « couvert » comme on dit dans notre jargon, toutes les guerres, révolutions, famines qui ont alors dévastés notre monde. Vietnam, Afghanistan, Irak, Iran, Palestine, Liban, Serbie, Sahara Occidental, Rhodésie, Angola, Mozambique, Guatemala etc …
Chaque fois que nous prenions l’avion nous savions que ne pourrions peut être pas revenir.
4 collègues ont été tués près de nous. Un photographe du Figaro à Saigon, un caméraman de la BBC, sur le front dans les montagnes d Irak, un journaliste français écrasé par un char et un jeune journaliste flamand de VTM, (dont c était le 1er reportage) tués tous les deux près de nous en Roumanie lors du renversement du dictateur Ceaucescu. C’était les « risques du métier ». Nous avions pourtant le sentiment, peut être un peu naïf, d être protégé par notre statut de journaliste. Tout au contraire, aujourd’hui à Gaza la carte de presse est une cible mortelle pour les confrères palestiniens qui la portent ! Systématiquement visés et assassinés par l armée, Tsahal, qui ose, en plus, s appeler l armée la plus « morale » du monde !!!
Cet abominable crime de guerre se double de l interdiction totale d accès à des journalistes étrangers à Gaza depuis bientôt deux ans!!!
Exemple unique dans l’histoire contemporaine ! C est la première fois depuis la guerre de Crimée au milieu du XIXeme siècle que AUCUN journaliste indépendant n est autorisé à voir et commenter les faits de guerre !!! Pas de témoins ! Pour Israël c est « SILENCE ON TUE » et on affame et foutez nous la paix !!! Plus de journalistes ont étés, la plupart, délibérément, tués à Gaza que pendant les deux guerres mondiales et celle du Vietnam !!! Plus de 200 à ce jour et encore 5 hier reportant sur place les conséquences du bombardement d’un hôpital !!!!! Et certain chez nous considèrent qu il faut « temporiser ». Pour le président Bouchez, (qui porte bien son nom), l’heure n est toujours pas à la reconnaissance de la Palestine et à l’imposition de sanctions sévères contre le gouvernement d extrême droite israélien, raciste, suprémaciste et fanatiquement messianique qui, en plus, soutien et arme, les colons ultra religieux fanatiques qui, en Cisjordanie illégalement occupée de puis plus de 50 ans, humilient, dépouillent et tuent, dans une impunité totale, des palestiniens pour s emparer et les chasser de leurs terres où ils vivent depuis toujours. ASSEZ, BASTA, GENOEG, ENOUGH !!! Assez de bla bla, de paroles, des actes pour mettre fin à ces abominables crimes de guerre,
CE QUI EST ANTISÉMITE par Sophie Tlk (sur FB)
Ce qui est antisémite c’est d’assimiler tous les juifs du monde aux crimes contre l’humanité commis par le gouvernement israélien.
Ce qui est antisémite c’est d’instrumentaliser la Shoah pour justifier un nettoyage ethnique et la colonisation de la Palestine
Ce qui est antisémite c’est d’instrumentaliser l’antisémitisme pour faire accepter le génocide des Palestiniens.
Ce qui est antisémite c’est de vouloir faire passer le sionisme fanatique pour du judaïsme.
Ce qui est antisémite c’est de s’allier aux pires régimes d’extrême-droite du monde.
Ce qui est antisémite c’est de tuer des dizaines de milliers de sémites.
Netanyahou est antisémite.
L’œil de Moumou donne la parole à Rony Broman :
Cass André nous explique ce qui menace réellement la liberté de la presse :
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