C’EST VOUS QUI LE DITES par toi, vous, eux et elles.

LES « DÉCOUVERTES » DES EXCLU·ES par Tony Demonte (sur FB)

La législation chômage nécessitait peut-être une opération chirurgicale. Le MR et les Engagés ont choisi de réaliser une réforme à la hache.
Au départ, l’exclusion du chômage en fait rire beaucoup. Les “glandeurs allaient bien devoir reprendre le travail ou se former pour trouver un emploi.”
Et puis, petit à petit, on se rend compte des conséquences désastreuses pour les familles, conséquences que personne ne souhaitait :
– On découvre que la majorité des exclus est faite de jeunes en recherche d’emploi et d’autonomie.
– On découvre que des milliers de jeunes exclus travaillent régulièrement mais que la précarité des contrats ne permet pas d’accumuler assez de jours et assez vite pour construire des droits.
– On découvre que les jeunes qui veulent entamer une formation longue (y compris dans un métier en pénurie après le 1 janvier 2026) ne pourront pas le faire car leur indemnisation ne couvrira même pas la durée de la formation.
– On découvre que des milliers de familles composées d’un travailleur avec emploi et dont un conjoint va être exclu vont sombrer dans la précarité. Aucune aide prévue pour elles et réduction du quotient conjugal.
– On découvre que des milliers de travailleuses à temps partiel vont s’appauvrir parce qu’elles vont perdre le complément ONEm, alors que leur employeur ne veut pas augmenter leur temps de travail.
– On découvre que des milliers de travailleurs ALE qui travaillent chaque jour pour assurer la sécurité de nos enfants autour de l’école, ou qui organisent les garderies, sont jetés et perdent leur complément de revenu au-delà de leur indemnité (situation qui fera grimper en flèche le coût de l’accueil extra-scolaire pour les parents qui travaillent).
– On découvre que des jeunes enseignants non nommés seront exclus pendant les vacances d’été.
– On découvre que de jeunes artistes en attente de statut vont devoir abandonner leur carrière.
– On découvre que des milliers de personnes sont considérées par l’ONEm comme des personnes « non mobilisables » pour des raisons de santé mentale et nécessitent un accompagnement différencié. Leur exclusion n’a aucun sens.
– On découvre que la grande majorité des caissières de CORA et d’ailleurs, et de toutes les personnes licenciées qui ont plus de 50 ans, ne trouveront plus d’employeurs pour les embaucher. Elles passeront d’un coup du statut de victimes à celui de profiteuses.
– On découvre que la dérogation prévue pour les 55 ans et plus ne concernera qu’un tout petit nombre de travailleurs âgés tant les conditions d’ancienneté à l’emploi sont sévères.
– On découvre que des milliers de parents restent au chômage parce qu’ils s’occupent de leurs enfants lourdement handicapés, et qu’ils n’ont pas d’autre possibilité pour les éduquer et les aider à vivre, notamment à cause du manque de structures adaptées ou de statut adéquat.
– On découvre que cette réforme pèsera lourdement sur l’économie « de proximité ». Chaque sou redistribué sous forme d’indemnité est pour l’essentiel soit récupéré par l’état via fiscalité et parafiscalité, soit capté par les commerçants et les indépendants.
– On découvre qu’il n’y a pas d’emploi pour tous. La Banque Nationale, qui n’est quand même pas composée de gauchistes, mise sur le fait que 10 à 20% seulement des exclus trouveront un emploi… sans préciser qu’il s’agira d’un emploi de qualité.
– Et au bout du bout, on découvrira que ce non-futur organisé pour des milliers de jeunes, aura aussi entre autres conséquences de générer de l’insécurité, de la délinquance, des dépressions et des suicides.
Car les solutions se trouveront aussi en marge de la société.
Face à ces dizaines de milliers de cas particuliers, les réponses des ministres wallons et fédéral de l’emploi, tous les deux MR, sont lunaires : « on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs », « il y a quelques cas particuliers regrettables » ou encore que les situations dramatiques qu’on leur met sous le nez sortent de leur domaine de compétence.
Autrement dit, c’est moi qui provoque l’inondation, mais je ne suis pas responsable du manque de pompiers pour vider les caves…
Souvenons-nous en lors des prochaines élections : cette réforme ne poursuit aucun objectif budgétaire ni aucune justice sociale. Elle coûtera plus qu’elle ne rapporte et elle casse une assurance essentielle pour toutes les familles. Son seul objectif est de casser notre modèle social au profit des plus nantis.
Lors de la prochaine législature, il s’agira de reconstruire les droits pour les exclus et garantir la sécurité sociale pour tous et pour chacun. ·

QUE VONT MANGER CES ENFANTS ? par Aude Garelly (sur FB)

Très concrètement… Une école de quartier, à Forest rue du Monténégro, se trouve obligée d’afficher ceci sur le portail d’entrée de son bâtiment.
Et de préciser que c’est bien indépendant de sa volonté et qu’elle regrette cette situation décidée par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Elle doit, en plus, préciser qu’elle restera à l’écoute des familles pour toute question à ce sujet. Sans avoir aucunement les moyens concrets d’y répondre, j’imagine.
C’est entre autres ça, donc, de mettre fin aux politiques de solidarité.
Qui se soucie de ce que vont manger sur 24h ces enfants ? À part leurs parents et l’équipe éducative, le personnel des soins de santé et d’accompagnement des enfants et des jeunes qui en constateront les dégâts rapides et de long terme ?
Quand on sait, via des études et analyses que le « repas chaud » de l’école était souvent le seul vrai repas de la journée, on supprime donc cet appui ?
Pour combien d’économies à court terme et quels dégâts à long terme ?
Les coûts liés au soutien public des besoins essentiels d’enfants souvent déjà en privation sévère (cf plusieurs études très sérieuses notamment de la Fondation Roi Baudouin et de Badje ASBL, et bien d’autres, ces dernières années) sont un investissement sociétal, médical, éducatif. De développement. Pas un « coût ».
C’était une des maigres réponses à des besoins primaires d’aujourd’hui, un investissement dans le bien-être des générations qui nous succéderont.
Le Délégué Général aux Droits de l’Enfant et la Ligue des Familles ne font que le souligner depuis des années, au niveau de toutes les politiques sociales, éducatives, de soins, de sport… A quoi cela sert… ? À investir ces petites économies dans quoi ? Dans des F35 qui ne peuvent pas voler ?
Dans une police de plus en plus radicale chargée d’étouffer les débordements d’une population qui demande, à juste titre, l’égalité de l’accès aux droits… Etc… la liste est longue des choix budgétaires incohérents aujourd’hui déjà, et qui ne serviront à rien pour construire des sociétés robustes, au profit de toutes et tous. Cela me met dans une colère qui gronde, qui monte sans discontinuer, et nombre de concitoyen·nes sont dans cet état intenable aussi, et n’en peuvent plus de l’injustice sociale. Qui sème la colère récolte la tempête. Que des armées de policiers ne pourront pas étouffer.

CESSE DE RIRE, S’IL TE PLAÎT par Thierry Janssen (sur FB)

Je te souhaite des lendemains incertains, des obstacles imprévus pour toi et les tiens, que tu connaisses les accidents de la vie, la maladie, le handicap, la précarité, toutes ces épreuves qui frappent à la porte sans crier gare et peuvent te précipiter dans la misère la plus noire et le plus profond désespoir, que tu perdes en un claquement de doigts tes privilèges de fils de bonne famille qui te font croire avec ferveur que les bien-nés ont tous les droits et que les plus pauvres sont juste des profiteurs.
Je souhaite que tu apprennes réellement ce qu’est la vie et l’empathie, que tu comprennes que prendre soin des plus fragiles est ce qui fait de nous des Humains.
Ton sourire d’avoir pu préserver ta petite réforme indigne est un coup de grâce que tu assènes à toutes ces femmes, hommes et enfants qui vont se retrouver à la rue par ta faute et celle de ton parti. Alors cesse de rire, s’il te plaît.
Tu ne te rends même pas compte des tombes que tu es en train de creuser et du monde que tu précipites vers l’abime.

LES FEMMES DU MR par Sophie Merckx (sur FB)

Les femmes du MR demandent des excuses à Selena Carbonero Fernandez, secrétaire générale de la FGTB, qui a dénoncé la violence des mesures du gouvernement envers les femmes.
Mais où était l’indignation des femmes du MR lorsqu’elles ont lu l’accord de gouvernement ?
Où étaient-elles quand il est devenu clair que les femmes seraient les premières victimes de la réforme des pensions car ce sont les femmes qui ont des carrières incomplètes ?
Où étaient-elles quand ce gouvernement a décidé de rendre la vie de famille encore plus compliquée avec des horaires toujours plus flexibles ?
Où étaient-elles quand on a décidé de couper les allocations de chômage de celles qui travaillent moins qu’un mi-temps ?
Où étaient-elles quand on a décidé des coupes budgétaires dans les crèches, écoles ou encore les repas scolaires ?
La liste est interminable des mesures pour lesquelles on aurait pu espérer un sursaut de ses femmes politiques. Mais on n’a entendu que leur silence.
Les femmes ne demandent pas des excuses au MR, elles se mobilisent et s’organisent pour faire reculer les plans de ce gouvernement. Elles seront dans la rue aux côtés de Selena, et de toutes les autres femmes victimes des mesures de ce gouvernement. Tout mon soutien à Selena.

ELLE A RAISON par Nico Cue (sur FB)

Selena met le doigt là où cela fait mal. Dire la vérité sur les conséquences horribles des mesures gouvernementales envers les femmes fait réagir avec rage tous ces censeurs du verbe libre. Évidemment pour que l’on ne discute pas du réel, les groupies du MR sortent en meute pour défendre leur politique anti femme. La secrétaire générale de la FGTB frappe fort et avec justesse.

CLAUDIA SHEINBAUM-PRADO, PRÉSIDENTE DU Mexique, RIPOSTE À TRUMP (sur FB)

Cette scientifique, présidente du Mexique depuis octobre 2024, n’a pas froid aux yeux.

« Alors, vous avez voté pour construire un mur… eh bien, mes chers Américains, même si vous ne comprenez pas grand-chose à la géographie, puisque pour vous l’Amérique est votre pays et non un continent, il est important qu’avant de poser les premières briques, vous découvriez qu’il y a, à l’extérieur de ce mur: 7 milliards de personnes.
Mais comme vous ne connaissez pas vraiment le terme « personnes », nous les appellerons « consommateurs ».
Il y a 7 milliards de consommateurs prêts à remplacer leur iPhone par un Samsung ou un Huawei en moins de 42 heures. Ils peuvent également remplacer Levi’s par Zara ou Massimo Duti.
En moins de six mois, nous pouvons facilement arrêter d’acheter des véhicules Ford ou Chevrolet et les remplacer par une Toyota, KIA, Mazda, Honda, Hyundai, Volvo, Subaru, Renault ou BMW, qui sont techniquement bien supérieurs aux voitures que vous produisez.
Ces 7 milliards de personnes peuvent aussi arrêter de s’abonner à Direct TV, et nous ne le voudrions pas, mais nous pouvons arrêter de regarder des films hollywoodiens et commencer à regarder davantage de productions latino-américaines ou européennes qui ont une qualité, un message, des techniques cinématographiques et un contenu supérieurs.
Même si cela peut paraître incroyable, on peut sauter Disney et aller au parc Xcaret à Cancun, au Mexique, au Canada ou en Europe : il existe d’autres excellentes destinations en Amérique du Sud, en Orient et en Europe.
Et même si vous n’y croyez pas, même au Mexique, il existe des hamburgers meilleurs que ceux de McDonald’s et qui ont un meilleur contenu nutritionnel.
Quelqu’un a-t-il vu des pyramides aux États-Unis ? En Égypte, au Mexique, au Pérou, au Guatemala, au Soudan et dans d’autres pays, il existe des pyramides avec des cultures incroyables.
Découvrez où se trouvent les merveilles du monde antique et moderne… Aucune d’entre elles n’est aux États-Unis… quel dommage pour Trump, il les aurait achetées et revendues !
Nous savons qu’Adidas existe et pas seulement Nike et nous pouvons commencer à consommer des chaussures de tennis mexicaines comme la Panam. Nous en savons beaucoup plus que vous ne le pensez.
Nous savons, par exemple, que si ces 7 milliards de consommateurs n’achètent pas leurs produits, il y aura du chômage et leur économie (à l’intérieur du mur raciste) s’effondrera au point qu’ils nous supplieront de démolir le mur fatidique.
Nous ne voulions pas, mais… vous vouliez un mur, vous allez avoir un mur ».
L’OEIL DE MOUMOU, la toujours intéressante émission de critique des médias de Mourad Guichard sur Le Media-TV (abonnez-vous !)

photo PTB

L’IRAN, GAZA, EUX ET NOUS par Abbas Fahdel (sur FB)

Solidarité sélective et indignation sous contrôle.
Le régime iranien est une théocratie répressive : il confisque les libertés fondamentales, écrase toute opposition politique, opprime les femmes et les minorités, et instrumentalise la religion comme instrument de domination.
Mais cette réalité, incontestable, ne saurait servir de certificat de vertu à ceux qui, en Occident, s’en emparent aujourd’hui avec tant d’empressement, brandissant leur solidarité avec les manifestants iraniens comme un étendard neuf, propre, consensuel. Les mêmes qui, hier encore, détournaient le regard, relativisaient, minimisaient — ou pire, justifiaient — le génocide en cours à Gaza. Les mêmes qui n’ont jamais trouvé les mots pour les Palestiniens ensevelis sous les bombes, les familles rayées des registres civils, les enfants pulvérisés par des armes financées, livrées et protégées par l’Occident.
Cette solidarité n’a rien d’universel. Elle est sélective. Elle obéit à une cartographie morale dictée par la géopolitique.
Si les leaders occidentaux soutiennent aujourd’hui les manifestants iraniens, ce n’est pas par cohérence éthique : c’est parce que cette cause-là est autorisée, encouragée et compatible avec les intérêts stratégiques dominants.

Ils soutiennent l’Iranien révolté parce que l’Iran est, depuis des décennies, désigné comme ennemi officiel de l’ordre occidental. Toute contestation interne y est immédiatement lisible comme une promesse de « changement de régime », de normalisation, d’alignement. Cette solidarité ne met en danger ni Israël, ni l’OTAN, ni les récits fondateurs de la puissance occidentale.
Ils soutiennent cette révolte en amnésiques organisés. Ils ont effacé leur propre histoire en Iran. L’Occident a soutenu, armé et protégé le Shah pendant des décennies — un monarque imposé après le renversement d’un gouvernement démocratiquement élu, responsable de milliers de morts, de tortures systématiques, et d’une police politique, la SAVAK, formée avec l’aide de la CIA et du Mossad. À l’époque, aucune indignation. La dictature était acceptable tant qu’elle était alignée.
Aujourd’hui, dans un cynisme achevé, certains tentent d’en réhabiliter l’héritage, en promouvant le fils du Shah comme alternative « démocratique ». Comme si l’autoritarisme héréditaire pouvait se transformer en liberté. Comme si le peuple iranien devait choisir entre une théocratie répressive et une monarchie recyclée par les puissances étrangères.
Cette solidarité fonctionne aussi parce qu’elle conforte un récit ancien : celui d’un Orient naturellement autoritaire, d’une société à corriger, d’un peuple à « libérer ». Le vocabulaire est prêt, les images sont efficaces, les coupables désignés d’avance. L’indignation devient confortable, médiatiquement rentable, politiquement sans risque.

À Gaza, en revanche, il aurait fallu condamner Israël, nommer le colonialisme, le nettoyage ethnique, le génocide documenté, reconnaître la complicité active de l’Occident.
Ils ne l’ont pas fait. Car cette solidarité-là aurait exigé une rupture politique, une autocritique, une remise en cause frontale d’un système fondé sur l’impunité et la domination. Elle aurait fissuré le récit occidental en arbitre moral du monde.
Alors ils ont choisi l’indignation sans danger. Ils pleurent l’Iranien opprimé après avoir ignoré le Palestinien exterminé. Ils parlent de liberté après avoir soutenu des dictatures amies. Ils s’indignent sans jamais interroger leurs silences.
Le silence sur Gaza n’était pas une omission. C’était un choix. Et ce choix disqualifie moralement toute indignation ultérieure.
La condamnation doit être entière ou elle n’est rien : théocratie iranienne, hypocrisie occidentale, colonialisme israélien.
Refuser de hiérarchiser les vies n’est pas de la confusion morale. C’est la seule cohérence possible.
La solidarité dictée par la géopolitique n’est pas de la solidarité. C’est une propagande morale. La vraie solidarité commence là où elle dérange.

NI OUI NI MERDE par José Perez

Mercosur : la Belgique, championne du “ni oui ni merde”
Mercosur. Un accord commercial qui pue le soja brésilien, le bœuf aux hormones et la déforestation premium. Face à ça, que fait la Belgique ? Elle s’abstient. La position la plus belge qui soit : ni courage, ni opposition, mais beaucoup de procédure.
Pendant que certains pays disent oui, que d’autres disent non, la Belgique, elle, lève la main à moitié, regarde ses chaussures et murmure : euh… on va s’abstenir, hein, parce que bon… la Flandre… la Wallonie… Bruxelles… enfin vous comprenez…
Car en Belgique, avoir des convictions, c’est bien. Mais les avoir jusqu’au bout, c’est déjà suspect. Et surtout, ça pourrait froisser quelqu’un, quelque part, dans une commission dont personne ne comprend le fonctionnement. Bref, sur Mercosur, la Belgique n’a pas manqué d’arguments. Elle a manqué de couilles ! C’est la diplomatie version coussin : ça amortit, ça ne tranche rien, et ça donne envie de s’endormir.

LES VOEUX DES VIEUX ET VIEILLES GANGSTERS

VENEZUELA : LA CHINE A RÉPLIQUÉ par Dr KURT GR ÖTSCH* (via Ignacio Ramonet) (sur FB)

La Chine a fermement condamné l’enlèvement et la violation de la souveraineté du Venezuela. Sans grandes poses grandiloquentes comme Trump et Macron, il a pris une série de mesures, comprenant que les États-Unis ont défini le contrôle du pétrole vénézuélien comme un moyen d’arrêter la présence de la Chine en Amérique du Sud et d’arrêter son développement inarrêtable.
La Chine a pris un certain nombre de mesures visant la ligne de flottaison de l’empire américain parce que l’agression contre le Venezuela est une déclaration de guerre à la proposition d’un monde multipolaire et aux BRICS.
Quelques heures après l’annonce de l’enlèvement du Président Maduro, Xi Jinping a convoqué une réunion d’urgence du Comité permanent du polyburo qui a duré exactement 120 minutes, il n’y a eu aucun communiqué ni menaces diplomatiques, il y a eu le silence qui provoque la tempête parce que cette réunion a activé ce que les stratèges chinois appellent Réponse intégrale asymétrique afin de répondre à une agression contre les partenaires de l’hémisphère occidental et le Venezuela est la tête de plage pour l’Amérique latine dans la “cour arrière des États-Unis.
La première phase de la riposte chinoise a été activée à 9 h 15 ce matin le 4 janvier lorsque la Banque populaire de Chine a annoncé discrètement la suspension temporaire de toutes les transactions en dollars américains avec des sociétés ayant des liens avec le secteur de la défense yankee. , Boeing, Lockheet Martin, Raytheon, General Dynamique se sont réveillés ce jeudi avec la nouvelle que toutes leurs transactions avec la Chine avaient été gelées sans préavis. À 11:43 le même jour, la State Gris Corporation of China qui contrôle le plus grand réseau électrique de la planète a annoncé la révision technique de tous ses contrats avec des fournisseurs américains d’équipements électriques, ce qui implique que la Chine se découple de la technologie américaine.
À 2:17 l’après-midi China National Petroleum Corporation, la plus grande pétrolière d’État au monde a annoncé la réorganisation stratégique de ses itinéraires d’approvisionnement mondial, ce qui signifie que l’arme énergétique a été réactivée, ce qui signifie l’annulation de contrats d’approvisionnement pétrolier avec des raffineries Américaines d’une valeur de 47 milliards de dollars par an, ce pétrole qui arrivait sur la côte Est des États-Unis a été dirigé vers l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres partenaires du Sud Global, ce qui a déterminé que les prix du pétrole ont grimpé de 23% en une seule session de Trading Mais le plus important est le message stratégique : la Chine peut étrangler énergétiquement les États-Unis sans tirer un seul coup.
Dans un autre jeu, la China Ocean Shiping Company qui contrôle environ 40% de la capacité de transport maritime mondiale a mis en place ou appelé Optimisation des routes opérationnelles ce qui signifie que les cargos chinois ont commencé à éviter d’utiliser les ports américains : Long Beach, Los Angeles, New York, Miami qui dépendent de la logistique navale chinoise pour maintenir leurs chaînes d’approvisionnement se sont soudainement retrouvés sans 35% de leur trafic normal de conteneurs, une catastrophe pour Walmart, Amazon, Target… qui dépendent de navires chinois pour importer des produits manufacturés en Chine pour les ports américains ont vu leur chaîne d’approvisionnement partiellement en quelques heures.
Le plus choquant de toutes ces mesures a été le “Timing” appliqué simultanément, créé un effet de cascade qui a amplifié exponentiellement l’impact économique, pas une escalade progressive, mais un choc systémique conçu pour annuler la capacité de réaction américaine.
Le gouvernement yankee n’avait pas fini d’assimiler le coup d’État lorsque la Chine déclenche un nouveau paquet de mesures : la mobilisation du Sud Global, à 4:22 le même jour 4 janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi offre au Brésil, à l’Inde, à l’Afrique du Sud, à l’Iran, à la Turquie, à l’Indonésie 23 pays termes commerciaux préférentiels immédiats pour tout pays qui s’engagerait publiquement à ne reconnaître aucun gouvernement vénézuélien qui atteindrait le pouvoir de la main criminelle américaine.
En moins de 24 heures, 19 pays avaient accepté l’offre, le Brésil était le premier, suivi de l’Inde, de l’Afrique du Sud et du Mexique et c’est la concrétisation pratique du monde multipolaire en action. La Chine a créé une coalition anti-américaine instantanée en utilisant l’arme des incitations économiques.
La cerise sur le gâteau a légué le 5 janvier lorsque Beigin a activé l’arme financière : le système de paiement interbancaire transfrontalier de la Chine a annoncé qu’il étendait sa capacité opérationnelle à absorber toute transaction mondiale qui voudrait éviter le système SWIFT contrôlé par Washington, ce qui signifie que la Chine a disposé une alternative au monde complètement fonctionnelle au système financier occidental. N’importe quel pays, société, banque, qui veut faire du commerce sans dépendre de l’infrastructure financière américaine pouvait l’utiliser en utilisant le système chinois le moins cher et le moins rapide à 97%. La réponse a été immédiate et massive, des transactions d’une valeur de 89 milliards de dollars ont été traitées au cours des premières 48 heures d’opération. Les banques centrales de 34 pays ont ouvert des comptes opérationnels dans le système chinois, ce qui signifie une dédollarisation accélérée de l’une des principales sources de financement américaines.
Sur le front technologique chinois qui contrôle 60% de la production mondiale de terres rares, éléments essentiels pour la fabrication de semi-conducteurs et de composants électroniques a annoncé des restrictions temporaires à l’exportation de terres rares vers tout pays qui aurait soutenu l’enlèvement du président Nicolas Maduro. Apple, Microsoft, Google, Intel ; toutes les géantes de la technologie américaine qui dépendent des chaînes d’approvisionnement chinoises pour les composants critiques sont effrayées car leurs systèmes de production pourraient s’effondrer en quelques semaines.
Chaque mouvement chinois frappe le cœur économique de l’empire américain.
Qu’a fait la Chine pour le Venezuela ? demandent amis et ennemis du gouvernement. Ce qui précède est l’explication que sans déclarer la guerre, la Chine agit.

*KURT GR ÖTSCH est diplômé en philologie et psychologie, docteur de l’Université Nürnberg, MBA d’ESDEN, Madrid, et porteur de la Croix fédérale du mérite d’Allemagne. Il est cofondateur et vice-président de la chaire chinoise et ambassadeur de l’Université Minzu de Chine.

VIVE l’IA ! par Jean-Pierre Froidebise (sur FB)

Je suis navré. Je change d’avis, du tout au tout. Je viens de voir le JT présenté par Sacha Daout et je suis désormais POUR l’utilisation de l’intelligence artificielle à la RTBF, parce que là c’est plus possible.

No Comments

Post A Comment