C’EST (VRAIMENT) VOUS QUI LE DITES par toi, vous, lui et elles

UN STAND BIEN SYMPA par Julien Truddaïu (sur FB)

Un stand aussi sympa que le Ministre Clarinval ? Le MR a publié vendredi dernier (alors même que la foire n’était pas terminée), un article digne d’un rapport d’activité mal torché après octroi de subside ;-).
Attention, ça pique. Ces quelques lignes nous expliquent que « le Centre Jean Gol n’est plus seulement un think tank libéral audacieux : il est devenu, le temps d’une foire, un lieu qui inspire la sympathie et la curiosité ».
On ne parle évidemment pas de contenu, ni de qualité des travaux, mais d’ambiance, de « vibes » et de sourire obligatoire. La pensée politique est remplacée par un storytelling émotionnel : tant que c’est « sympa », c’est gé-nial. Grande révélation ! « Et là, notre histoire parle d’elle-même. Elle inspire la sympathie. (…) Le Centre Jean Gol a longtemps été perçu comme un symbole de disruption et d’audace. Et il l’est toujours. Mais aujourd’hui, c’est aussi la sympathie et l’intérêt sincère qui dominent. Les gens viennent vers nous. Naturellement. »
On ne vous emmerde pas d’explication sur un dispositif de com ultra-calibré, de goodies, de présence politique agressive dans un espace culturel, mais bien de cette attraction gravitationnelle des âmes vers la lumière bleue libérale.

Au beau milieu de cette extase autocentrée, on apprend que les visiteurs « feuillettent nos études, notamment nos travaux sur l’intelligence artificielle ». « Notre stand est devenu, sans vraiment l’avoir planifié, un vrai ice-breaker. »
Le Centre Jean Gol est donc votre meilleur partenaire pour vos animations team-building.
On check tous les champs du narratif bidon : fréquentation record, diversité du public, ambiance positive, promesse de revenir l’an prochain. Il ne manque plus que le tableau Excel en annexe. Une dernière pour la route ? « Le public, donc. Il y a de tout. (…) Et aussi des classes d’enfants. Leurs professeurs risquent de tiquer en voyant un Bic du Centre Jean Gol posé sur leurs bancs. Ou encore un adolescent de 14 ans, venu avec ses économies pour s’offrir Georges-Louis Bouchez : À bâtons rompus. » Haaaa le chef, ils ont pas pu s’empêcher ! (Merci Stéphane Ledune pour cette pépite !)

QUI VA BANQUER ? par Alain de Halleux (sur FB)

SCANDALE !!! Il y a exactement 10 ans, je réalisais avec Catherine Le Gall “LA FAUTE A PERSONNE”, un docu pour TV5 et la RTBF sur les raisons de la chute de la banque Dexia, une banque d’État. Et j’apprends à ma plus grande stupéfaction que Georges L. Bouchez, notre ingénieur en chef, propose Axel Miller, ce banquier très amateur, un des principaux responsables de la chute de la banque, pour gérer la privatisation de ma banque Belfius? Mais je suis sur mon cul !!! Le mots me manquent. Il n’y a vraiment que Trump pour être plus gamin. On s’étonne que les Ricains ne se soulèvent pas contre leur roitelet, mais on devrait se demander pourquoi on n’accroche pas ces p’tits barons frustrés belgicains au porte-manteaux? C’est quand même pas les porte-manteaux qui manquent !

PEINE DE MORT COLONIALE par Rima Hassan (sur Twitter)

Israël vient d’adopter la peine de mort pour les Palestiniens, à 62 voix pour et 48 contre. Depuis 2020, 1 100 Palestiniens civils ont été tués par Israël en Cisjordanie, dont un quart sont des enfants. Ces meurtres n’ont donné lieu à aucune inculpation. À l’inverse, le taux de condamnation dans les tribunaux militaires israéliens est proche de 99,8 %. Actuellement, environ 11 000 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, dont 3 500 sans procès et plus de 450 enfants.

PÉTITION CONTRE LA « LOI YADAN » par Sarah Legrain

Soutien à Rima Hassan face à ce harcèlement judiciaire ! 16 procédures en 2 ans, dont déjà 13 classées sans suite. La lutte pour la libération de la Palestine n’est pas un crime. Et pour que ça n’en devienne pas un, signez la pétition contre la loi Yadan.
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5158

DE L’USAGE DES « BOTS » ET DES « TROLLS » par Mr Mondialisation

Bots, trolls : la propagande, en Russie comme en Israël

ÂGE DE PIERRE par Régis de Castelneau (sur Twitter)

Petit message pour les crapules intellectuelles qui ont qualifié le maire de Saint-Denis de « chef de tribu de grands singes », parce qu’il faisait référence à la loi française sur la gestion des collectivités locales telles que la prévoit le statut général de la fonction publique. (Mis en place par mon camarade, le ministre communiste Anicet Le Pors) On les imagine ravis de voir ce qu’a dit Donald Trump dans son discours à propos des héritiers d’une civilisation pluri millénaire. « Nous allons les frapper [l’Iran] extrêmement durement au cours des 2 à 3 prochaines semaines, nous allons les ramener à l’âge de pierre où ils ont leur place. » Après le soutien sans faille au génocide du peuple palestinien actuellement en cours, intention génocidaire parfaitement assumée du peuple perse. « L’âge de pierre », c’est aussi celle que Onfray et Daridot assignent à Bagayoko parce qu’il est noir. Ils doivent être contents de leur chère « civilisation judéo-chrétienne ».

TRUMP EST JÉSUS (OU ALORS IL EST À LA MASSE) par Laurent Dogrel (sur Twitter)

La Maison Blanche est une église. Mgr Robert Barron n’a pas officié dans son diocèse pour la Semaine sainte. Il a présidé une veillée de prière partisane à la Maison Blanche. Au cours de cette séquence évangélique, Paula White, la conseillère spirituelle à la Présidence et très proche de Donald Trump a comparé ce dernier à Jésus Christ. Oui vous avez bien entendu. Rien que cela. Après une autre séquence religieuse d’État, il y a seulement quelques semaines où Donald Trump recevait l’imposition des mains de pasteurs en guise de bénédiction dans le bureau ovale lord d’une scène surréaliste. Comment voulez-vous que Donald Trump soit saint d’esprit puisque son entourage le célèbre comme un Dieu vivant, ce dont il est profondément persuadé dans son délire depuis qu’il a survécu à la mort lors d’une tentative d’assassinat en public. Cette imposture pourrait faire rire mais en réalité elle recouvre dangereusement une dimension impérialiste que Donald Trump construit méthodiquement.

LA PEINE DE MORT ET LES HUMANISTES DE LA 25ème HEURE par Sophie Tlk (sur FB)

Oui le gouvernement israélien a adopté la peine de mort pour les Palestiniens. Une loi d’exception digne d’un État d’apartheid, une peine capitale raciste. Bien sûr pour justifier une telle loi, les politiques israéliens, coupette de champagne à la main, prétendent que cette sentence ne concerne que les Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes meurtrières. Mais l’excuse du terrorisme pour assassiner ou bombarder des innocents est devenue la norme depuis le 8 octobre 2023. Cette loi est donc bien la légalisation de la peine de mort pour les Palestiniens.
Maintenant que la peine de mort est rétablie en Israël, en France certains soutiens inconditionnels de cet État colonialiste et d’apartheid se mettent à bégayer en s’offusquant du bout des lèvres “oui mais quand même la peine de mort, je suis contre”. Mais pourtant pendant plus de deux ans, ces mêmes personnes ne se sont pas offusquées quand le gouvernement et l’armée israélienne bombardaient des camps de réfugiés, assassinaient des civils dont un tier étaient des enfants, violaient plus de 10000 fois les cessez-le-feu, violaient le droit international en attaquant la Palestine, l’Iran et le Liban, rasaient 90% du territoire de Gaza ou bombardaient la totalité des écoles ou des hôpitaux en prétendant que des terroristes s’y cachaient.

Ces soutiens inconditionnels préféraient écouter les chroniques de Sophia Aram. Celle qui affirmait “il n’y a pas plus d’apartheid en Israël que de génocide à Gaza” celle qui qualifiait les étudiants de Sciences Po mobilisés pour la Palestine ou encore le député LFI Thomas Portes « d’idiots utiles des mollahs”. Sophia Aram qui, dans une vidéo pour le Point, lorsqu’elle prononce la phrase “commettre un génocide”, ne manque pas l’occasion de mimer le signe des guillemets en adoptant une moue dédaigneuse pour marquer son scepticisme. Sophia Aram qui s’en prend aussi aux ONG qui enquêtent sur les violations du Droit international et à Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU aux territoires palestiniens, en reléguant leurs enquêtes, analyses et conclusions au même niveau que l’avis de “n’importe quel individu” ou je cite : de “sa boulangère”.

Elle remet en cause l’objectivité des ONG comme si ces dernières ne s’appuyaient jamais sur le Droit international pour enquêter ou rédiger leurs rapports.
Non Sophia, les ONG ne se substituent pas au Droit international, elles en sont des parties prenantes comme indiqué sur « vie publique » .fr :
• Certaines d’entre elles participent pleinement à l’action des institutions internationales et à la conclusion de textes internationaux.
• les ONG peuvent être directement impliquées dans la régulation juridique des relations internationales, en fonction de la légitimité qui leur est attribuée par les États et les organisations internationale.
Ces soutiens inconditionnels d’Israël ont préféré lire et écouter Raphaël Enthoven. Celui qui affirmait sans cligner des yeux “il y a AUCUN journaliste à Gaza. Uniquement des tueurs, des combattants ou des preneurs d’otages avec une carte de presse.” Raphaël qui prétendait que les conclusions de la commission d’enquête de l’ONU reconnaissant le génocide ne valaient rien. Raphaël qui disait que les ONG était au service du pire : Amnesty International, Human Rights Watch… en affirmant que “l’humanitaire fait le jeu du Hamas.” Voilà… Raphaël a aussi pris pour excuse le terrorisme afin de justifier des dizaines de milliers de morts. Raphaël qui nous répète jusqu’à épuisement qu’Israël est une démocratie sans parler des lois liberticides qui régissent cet État, citons quelques exemples :
• La « loi boycott » (2011) interdit tout appel au « boycott d’une personne en raison de ses liens avec Israël ou des régions sous le contrôle d’Israël » ;
• La « loi Nakba » (2011) sanctionne financièrement la commémoration de l’expulsion de 850 000 Palestiniens entre 1947-1949 ;
• La « loi ségrégation » (2011) prévoit la création de « comités d’admission » pour décider si une ou des personnes venant s’installer dans une localité ou une ville sont « convenables » ;
• La « loi Breaking the Silence » (2017), adoptée en première lecture, interdit à l’association portant ce nom, qui dénonce la violence de l’armée dans les territoires occupés, d’intervenir dans les établissements d’enseignement.

Les médias ont donné la parole à des personnes qui ont menti, hiérarchisé les souffrances et les morts comme Caroline Fourest lorsqu’elle déclarait, je cite « on ne peut pas comparer le fait d’avoir tué des enfants délibérément comme le Hamas, et le fait de les tuer involontairement comme Israël ». “Involontairement” : on rappelle qu’un tiers des victimes de l’armée israélienne sont des enfants.
Quant à Céline Pina, elle affirmait sur la chaine raciste Cnews : « Une bombe qui explose et qui va détruire et qui va faire des dégâts collatéraux tuera sans doute des enfants, mais ces enfants ne mourront pas en ayant l’impression qu’en face d’eux l’humanité a trahi tout ce qu’ils étaient en droit d’attendre ». Comme si l’armée israélienne ne ciblait pas volontairement des enfants, comme si la mort de ses enfants palestiniens était moins tragique ou injuste que celles d’un enfant israélien. Et comme si cela ne suffisait pas, Céline Pina rajoute : « La bombe n’a pas d’intention, elle ne choisit pas, les terroristes du Hamas, si, et ils choisissent de massacrer les gens ». Comme si cette bombe venait de nulle part, n’était guidé par aucun criminel de guerre.

Terminons ce billet par le duo de choc, les fidèles de l’ingérence étrangère dans la politique française : Jean-Noël Barrot et Caroline Yadan. Le ministre des affaires étrangères avec la complicité de la députée des Français à l’étranger – et d’un montage vidéo frauduleux – ont diffamé Francesca Albanese en lui prêtant plusieurs propos qu’elle n’a jamais tenus, l’accusant d’antisémitisme et ont donc demandé sa démission. En s’obstinant à harceler et calomnier les personnes demandant l’application du droit international, Barrot et Yadan s’inscrivent dans une stratégie de déstabilisation et de criminalisation de tous les opposants du gouvernement israélien. D’ici 15 jours ils feront adopter une loi inique. Une loi qui instrumentalise la lutte contre l’antisémitisme pour interdire toute critique de la politique israélienne. Une loi qui permettra de criminaliser les défenseurs du Droit international qui dénoncent les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide commis par le gouvernement israélien.

Alors pourquoi les soutiens inconditionnels d’Israël se décomposent après l’annonce de la légalisation de la peine de mort ? Parce que cette fois-ci ils ne peuvent plus nier l’ignominie : nous avons les images des génocidaires coupettes à la main.
Les soutiens d’Israël, comme Sophia Aram, ne peuvent pas utiliser l’expression “Gazawood” pour faire croire que les vidéos sont fausses. Ils ne peuvent pas accuser les défenseurs du Droit international d’exagérer ou de mentir : ils ont les vidéos en 4k des hommes politiques cyniques se réjouissant de cette loi raciste digne d’un État apartheid.
En clair : les soutiens inconditionnels n’ont pas d’autre choix que de surjouer la surprise et l’effroi mais ne les prenez pour des humanistes, ils n’ont aucune empathie pour les dizaines de milliers de morts Palestiniens, Iraniens et Libanais. Trop tard, nous sommes dans la 25ème heure.

LA RÉPUBLIQUE, C’EST ELLE par Olivier Tonneau (sur FB)

Quand je vois Rima Hassan en garde à vue, je repense à la colère de Mélenchon criant: “La République, c’est moi”. Et j’admire cet homme qui affirmait haut et fort le primat du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif (quoique judiciaire en apparence puisque les perquisitions étaient diligentées par le parquet soumis au ministère). Mais ce pays d’abrutis n’a rien compris. Il a cru que Mélenchon se prenait pour Dieu alors qu’il disait qu’en République, le pouvoir réside dans l’élu du peuple et non dans le fonctionnaire de police. Un peuple qui ne ressent même plus l’indignité faite à ses représentants est un peuple à demi perdu pour la démocratie. Quelques années plus tard, voilà où nous en sommes: aux lettres de cachet assaisonnées de délit de convenance.
Délit de convenance. Rima Hassan aurait-elle été assez distraite pour se pointer en garde à vue avec des amphétamines ? Et quand bien même: quel rapport avec l’apologie du terrorisme ? Aucun. Et combien de grammes dans les chaussettes à Macron? Et les yeux de Louis Sarkozy qui n’ont plus cligné depuis le nouvel an? En URSS, il existait des lois que personne ne respectait mais qu’on sortait du chapeau pour condamner les opposants. France 2026, idem. Solidarité avec Rima Hassan – la République, c’est elle.

LA « PADUTEAM » VERSUS LA “GAUCHE MOLLE” DE VICTOROVITCH
(SI VOUS AIMEZ LA LUTTE DE CLASSES ET LA DIALECTIQUE) :

UNE INTERVIEW DU DÉPUTÉ RAPHAEL ARNAULT sur Blast

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