11 mars 2026
C’EST VRAIMENT VOUS QUI LE DITES par toi, vous, lui, eux et elles.
NEMESIS ET LES NÉONAZIES par Sophie Tlk (sur FB)
Chers fans des néonazies nommées Nemesis,
Pensée à tous les racelards qui sont venus m’insulter ce matin tout en affirmant que la photo d’Alice Cordier faisant un signe SS était de l’IA. Non seulement elle a bien confirmé l’existence de la photo mais a tenté de trouver des excuses minables pour justifier son geste.
Cette photo – mise en lumière par le journaliste Ricardo Parreira – a initialement été postée le 5 mars par Gwendal Delange (alias Kenneth), un ami d’Alice Cordier. La photo est illustrée par une phrase écrite par G. Delange : « Alice Cordier du Collectif Némésis, à l’ancienne, de Bretagne à Lyon, SS partout. » et surtout accompagnée d’une autre photo : une image nazie faisant référence à la Schutzstaffel (SS), organisation active sous le IIIᵉ Reich.
D’abord Alice Cordier ne pouvant nier l’authenticité de cette photo (preuve qu’elle est un peu moins idiote que ses fans) a prétexté un signe du groupe de rap Uzine sauf que ces derniers ont démenti : “antiraciste depuis la première heure, va te trouver une autre excuse”.
Puis elle n’a pas hésité à entraîner dans sa chute une joueuse du FC Toulouse en lui attribuant le même geste. Sauf que le club a publié un communiqué pour démentir cette récupération honteuse d’Alice Cordier en expliquant que la joueuse avait pour habitude de mimer ses propres initiales lors des matchs.
Dans toutes ses justifications, Alice Cordier évite de s’attarder sur son amitié avec Gwendal Delange, néonazi reconnu en France et en Ukraine et marié avec une néonazie allemande, Anika Junglin. Alice Cordier et Nemesis sont des néonazies. Il est temps que les médias l’admettent et que ses fans arrêtent de perdre inutilement leur énergie à nier leur nostalgie du IIIeme Reich…

Montage : Contre Attaque
Résumons les actualités néonazies de la semaine agrémentées d’un album photo “soutiens inconditionnels des néofascistes”.
Quentin Deranque était proche de groupuscules néonazis. Ses amis – dont Vincent Claudin fraîchement viré du RN – sont des néonazis. Quentin Deranque a été photographié sur des manifestations de néonazis. Il a écrit des tweets misogynes, racistes, antisémites, pro-Hitler et la revendication suivante : “on veut le retour du fascisme”.
Pendant ce temps on découvre une photo d’Alice Cordier postée par son ami Gwendal Delange, néonazi assumé et fan du IIIème Reich, quintessence de l’antisémitisme, en train de mimer une symbole nazi, surmontée de la mention : “Alice Cordier du Collectif Némésis, à l’ancienne, de Bretagne à Lyon, SS partout. »
Alice Cordier qui se revendique proche de Quentin Deranque, donc un néonazi (cf paragraphe 1), Alice est proche de la Cocarde et Audace Lyon : des groupuscules néofascistes et violents.
Quand on est proche de groupuscules néonazis, que l’on fait des signes ou des tweets nazis et antisémites, que l’on défile aux côtés de militants néofascistes faisant des saluts nazis : c’est que l’on est néonazi. À l’instar d’Alice Cordier ou Quentin Deranque.
Et quand on est une présidente de l’Assemblée Nationale faisant une minute de silence pour un néonazi, que l’on est un.e politique, un ministre ou un.e député.e proche d’un collectif fémonationaliste dont la présidente est amie avec des néonazis et fait des signes nazis : on est quoi ? Ces politiques-là ne luttent pas contre l’antisémitisme, ils l’adoubent et lui rendent hommage.
QUENTIN DERANQUE : LES RÉVÉLATIONS DE « CONTRE ATTAQUE »
UNE SEMAINE APRÈS NOTRE ENQUÊTE, ET APRÈS LES RÉVÉLATIONS DE MEDIAPART, LA CLASSE POLITIQUE ET LES MEDIAS DOMINANTS DOIVENT S’EXCUSER.
Médias et classe politique ont menti à un niveau sans précédent, et organisé un hommage à un néo-nazi violent qui s’entraînait au combat et venait de passer à l’acte : c’est un scandale d’État.
L’avocat de la famille de Quentin Deranque parade dans les médias depuis deux jours pour affirmer que son client n’était pas violent, et s’en prendre à «l’indécence de ceux qui veulent salir la mémoire de Quentin». Ce dernier s’en chargeait pourtant très bien tout seul sur internet.
Dans le cadre de nos recherches, notre équipe avait identifié les comptes Twitter de Quentin Deranque depuis le mois de février : @gavariou et @ultragavariou. Nous y étions parvenu en recoupant ses cercles d’amis néo-nazis, dont nous avions retrouvé plusieurs interactions. Par exemple celle de son colocataire, un fasciste assumé. Malheureusement, ces comptes avaient précipitamment été paramétrés en privé après la bagarre. Ses amis cherchaient à dissimuler quelque chose, mais quoi ?
Ce jeudi 12 mars, Médiapart donne la réponse dans un long article (1). Les tweets des comptes de Quentin Deranque sont révélés, le média d’investigation ayant réussi à accéder au contenu. Il s’avère que le néo-nazi présenté comme un « petit ange » par tous les médias a publié des milliers de messages d’un antisémitisme, d’un racisme et d’un nazisme dévorant. Par exemple : «Je soutiens Adolf», «Mort totale des n*gres» ou encore «Il faudra déterrer et fusiller (((Halimi)))», à propos de l’avocate féministe, juive et anticolonialiste Gisèle Halimi.
Dans une logorrhée haineuse ininterrompue, Quentin Deranque évoque «les millions d’arabes et de noirs présents sur le sol français» qu’il faudrait «déporter». Un internaute écrit que «100 % des électeurs du RN sont racistes», Quentin Deranque répond : «Ils ont raison c’est 100 % normal.» Toujours sur le RN, quand un député Insoumis rappelle que le parti a « été fondé par des SS», Quentin Deranque répond : «C’est très bien»
Sur les trains allemands en retard, il répond : «On les a trop culpabilisés d’avoir eu une excellente utilisation des réseaux ferrés». En 2025, il publie une archive historique de la Bibliothèque Nationale de France sur la traque des esclaves noirs qui se sont enfuis des plantations, intitulée « La chasse aux n***s ». Il écrit : « Projet 2027 », c’est à dire l’année des élections . Il reprend régulièrement l’acronyme « TND », pour « Total N**er Death », soit «mort totale des n***s».

L’enquête de Médiapart sur Quentin Deranque
Il y a une semaine, le 6 mars, Contre Attaque prouvait que Quentin Deranque était en première ligne dans la bagarre qui avait conduit à sa mort, et qu’il avait donné des coups dans l’affrontement. Notre équipe s’était basée sur une vidéo prise juste après l’affrontement, on y voyait le nervis d’extrême droite avec un de ses camarades, les deux ayant les mains couvertes de sang. Il est debout, conscient, discute avec des passants. L’un d’eux lui conseillait d’aller à l’hôpital «Saint Jo’», ce qu’il n’écoutera pas, et fera donc un malaise quasiment deux heures plus tard.
Grâce à ces images, il est possible de prouver sans aucun doute que Quentin Deranque, qui portait des vêtements distinctifs – des chaussures grises New Balance et une doudoune à capuche – apparaissait en première ligne dans les violences. On le voit notamment donner des coups sur les images du Canard Enchainé. Sur d’autres extraits vidéos, on peut également l’identifier en garde, à l’avant du groupe d’extrême droite. Quentin Deranque porte une cagoule tout au long de la bagarre, cagoule qu’il porte rabaissée dans la vidéo d’après la rixe.
Nous sommes donc passés d’un «jeune catholique attaqué par des antifas» à un néo-nazi qui a organisé un guet-apens armé avec sa bande, et qui en est mort. Mais encore une fois, Quentin Deranque le néo-nazi compulsif n’est pas « mort pour ses idées », mais bien pour ses actes. Il s’entraînait au combat avec l’un des groupes les plus violents de l’extrême droite radicale.
Médiapart révèle que le 1er février 2026, soit deux semaines seulement avant sa mort, Deranque est allé s’entraîner dans un parc avec le groupe Audace Lyon, un collectif néo-nazi violent qui prône «l’autodéfense blanche» et dont les vidéos montrent des cours d’art martial, accompagnés du slogan «Jeune blanc, rejoins ton clan».
Lors de cet entraînement, les animateurs auraient organisé un «jeu» avec de faux couteaux, dans lequel deux participants s’affrontent dans un cercle. Quentin Deranque a alors éliminé plusieurs adversaires à coups de poignard factice, «à la surprise générale». Dès lors, il apparaît que cet homme était d’une dangerosité extrême, non seulement nostalgique d’Hitler mais préparé au combat. Il est passé à l’acte le 12 février. Il a perdu, face à des antifascistes qui se sont défendus.
Aucun grand média n’a repris nos révélations sur la participation en première ligne de Quentin Deranque la semaine dernière. Notre vidéo a pourtant été vue des millions de fois sur les réseaux sociaux, mais c’est comme si le réel n’existait pas, dès qu’il ne sert pas le narratif de l’extrême droite. Qu’en sera-t-il des nouveaux éléments apportés par Médiapart ?
De même, aucun membre du commando d’extrême droite, qui avait pourtant des armes et qui a initié la bagarre, n’est poursuivi. Pire, aucun d’entre eux n’a été seulement auditionné, alors que ces individus portent la responsabilité de la mort de leur ami et que certains ont été identifiés grâce à notre travail d’investigation et nos sources.
La mascarade n’a que trop duré, c’est un scandale d’État. Les groupes parlementaires qui ont fait une minute de silence pour un nazi violent doivent s’excuser, et en premier lieu ceux de gauche. Une enquête parlementaire doit être ouverte sur ces faits, et plus généralement les liens entre l’extrême droite violente, une partie de la classe politique, et les médias.
Les chaînes de télévision doivent diffuser un démenti sur le torrent de contre-vérités diffusées depuis un mois. Nous venons sans doute de subir la pire campagne d’intoxication médiatique de l’histoire française.
Enfin et surtout, les antifascistes injustement incarcérés doivent être libérés immédiatement.
(1) https://www.mediapart.fr/journal/france/120326/quentin-deranque-catholique-traditionaliste-la-ville-et-neonazi-en-ligne
Pour lire Contre Attaque : https://contre-attaque.net/
POUR QUELQUES GOUTTES DE BENZINE par Patrick Chaboud (sur FB)
Il semblerait que Trump baisse enfin dans les sondages ! non pas parce qu’il se débarrasse de tous ses opposants , ni parce qu’il musèle la presse ou est parce qu’il est impliqué dans des affaires de viol sur des jeunes filles , surtout pas parce qu’il fait en sorte que les preuves soient dissimulées , encore moins parce qu’il ment à longueur de temps , ni parce qu’il confond les intérêts de l’état et ses intérêts propres ! non ! Mais alors pourquoi ? Peut-être parce qu’ il envoie des milices néonazis pour chasser les étrangers ou parce que ces milices abattent des femmes dans la rue ! non plus ! Parce qu’il contribue à aggraver la destruction de cette planète ! non la encore rien de très grave ! On pourrait croire alors que c’est pas parce qu’il a déclaré la guerre , qu’il met en danger l’équilibre mondial et que les américains ouvrent enfin les yeux sur le dangereux maniaque qui les gouvernent et bien non, c’est beaucoup plus simple que ça ! c’est simplement parce que l’essence a augmenté de quelques cents à la pompe et que ça les Américains ne supportent pas ! « Pour quelques gouttes de benzine », il y a vraiment des cons qui méritent les enfoirés qui les gouvernent
TRANCHE DE VIE par Laurent Vercheval (sur FB)
Tranche de vie – C’est légal ?
Aujourd’hui, devant l’entrée du Carrefour Market, je reçois un coup de fil, je m’arrête près d’une poubelle, je raccroche et reste un peu à réfléchir
Un sans-abri me demande gentiment si je peux m’écarter un peu pour qu’il puisse voir s’il ne peut rien y récupérer
Je m’exécute et lui file un peu de monnaie, il me remercie, il est de bonne humeur, on parle un peu
Un garde arrive, le vire comme un malpropre, lui parlant à 10 cm, pas violent, mais assez menaçant
Rien à faire là, faut partir, ne plus revenir
– Svp, ce monsieur ne fait rien d’illégal, il a le droit d’être là et n’importune personne, il est dans un lieu public (ça, je ne suis pas tout à fait sûr, c’est leur parking)
Le garde se vexe, il a des ordres, il hausse le ton, bêtement, moi aussi .
La responsable vient expliquer que c’est parce que vous savez, il y en a qui sont agressifs, qui embêtent les clients,….
– Celui-ci était gentil et inoffensif, il paie pour les autres ?
On cause, on cause, mais rien à faire, ça ne sert à rien, c’est la politique de la maison.
On se quitte calmement. J’ai eu envie de commencer à boycotter immédiatement, mais il y avait une belle promo sur le Vacqueyras. Je suis faible.
Des tranches de vie tristounettes comme ça, j’ai bien peur que ça se multiplie.
IL Y A ÉVIDENCE ET ÉVIDENCE par Jean-Pierre Froidebise (sur FB)
” Nous devons nous réarmer c’est une évidence “, proclamait Sacha Daout au Journal Télévisé il y a juste un an. Une autre évidence, c’est celle que proclame Jean Ziegler dans son dernier livre ” Où est l’espoir ? ” ( Seuil, octobre 2024 ) : ” Malgré les efforts de certains gouvernements, comme au Sénégal, pour les fabriquer sur place ou en importer massivement d’Iran ou d’Inde, il ne se trouve toujours que 85.000 tracteurs dans toute l’Afrique noire ! ” ( … ) L’agriculture est le métier le plus pratiqué au monde.
45% de la population mondiale travaille dans ce secteur. Or, 82% des personnes souffrant de l’extrême pauvreté et de la faim sont des paysans. ( … ) C’est ainsi qu’en 2023, les ” hedge funds “, banques et groupes financiers multinationaux ont acquis – souvent par la corruption des gouvernements locaux – plus de 46 millions d’hectares de terres arables dans les pays du Sud. Ils en chassent les familles paysannes autochtones. Sur les terres acquises, les trusts étrangers plantent des légumes, des fleurs, élèvent de bœufs et autres produits destinés à l’exportation vers les pays industriels du Nord. Les paysans expulsés périssent de sous-alimentation et de désespoir dans les sordides bidonvilles des côtes où ils échouent. “
Voilà le portrait de la démocratie qui va investir 800 milliards d’euros dans l’armement pour ” se défendre des barbares ” qui ” veulent nous envahir.” 800.000.000.000€ d’un côté pour 85.000 tracteurs de l’autre. … et depuis que j’ai écrit ceci, une autre guerre économique déguisée en affaire de principes a ajouté quelques centaines de milliards supplémentaires… contre combien de tracteurs ? Bon dimanche.
GLATIGNY ET « L’AUTOCENSURE » DES ENSEIGNANTS par Renaud Maes (sur FB)
J’ai écrit ici et dans les pages de « La Revue Nouvelle » sur le “baromètre du respect” lancé par la Ministre Glatigny. Elle-même reconnaissait son caractère non-scientifique, bien qu’elle entendait y voir des “tendances”. En particulier, un chiffre qui ressort, à savoir que “62% des enseignants s’autocensureraient”, ne peut pas être tiré de cette enquête. La question qui était posée n’était pas celle de l’auto-censure de la personne sondée. Plus encore, la ou les cause(s) d’une éventuelle auto-censure n’étai(en)t pas non plus demandée(s).
Il n’y a donc AUCUNE preuve qu’un phénomène d’auto-censure massif existe dans l’enseignement de la FWB. Au contraire, les enquêtes rigoureuses menées sur le bien-être scolaire en 2023 ou encore les rapports des équipes d’intervention montre que si des tensions sur les contenus existent, elles sont extrêmement minoritaires.
Pourtant, ce week-end, Valérie Glatigny donnait un entretien dans SudPresse. Et d’y répéter que “62% des enseignants s’autocensurent”. Puis de préciser : “en raison de contestation de certains savoirs. (…) Cela peut concerner la théorie de l’évolution de Darwin, une œuvre d’art représentant un nu, un roman fantastique faisant référence au diable, voire la dissection d’un cœur de porc. Sans oublier la difficulté d’aborder la Shoah ou les droits de l’homme lorsqu’ils touchent à l’égalité entre les sexes, les minorités LGBTQIA+, etc.” Et de justifier par là la mise en place du cadastre des écoles “autorisant le port d’un signe religieux aux élèves”.
Alors de deux choses l’une : soit tous ces faits – s’ils existent – ont une ampleur qui dépasse l’anecdote (sérieusement, combien d’école ont des cours de biologie où l’on dissèque un cœur de porc ?), et il faut le démontrer, soit la ministre est en train de construire un discours parfaitement infondé, que l’on ne peut absolument pas tirer de son baromètre. Et ce discours est, clairement, stigmatisant et islamophobe, reprenant la partition de l’extrême-droite ligne par ligne.
Surtout, on le sait, il existe bel et bien des zones de tension entre élèves et enseignants. Mais ce que montrent les travaux, c’est que ces tensions se réduisent efficacement par la médiation et le dialogue. Pour cela, il faut qu’un espace puisse s’ouvrir et le travail sur les “questions socialement vives” à l’école montre que plus le débat public se polarise, moins cet espace est possible. En d’autres termes, il y a un effet performatif des discours politiques et médiatiques stigmatisants, sur les tensions dans l’école.
Disons-le clairement : la ministre en charge de l’enseignement ment (ne fût-ce que sur ces fameux “62%”). En toute connaissance de cause, elle désinforme, et en profite pour dérouler une propagande absolument anti-productive si l’on entend défendre les “savoirs savants” et, en réalité, à l’antithèse de cet objectif. Les dégâts vont être durables : elle va exacerber les tensions entre les acteurs de l’école. Le tout parce qu’elle se moque complètement de la réalité de l’école (ce que montrent ses contradictions et revirements permanents qui jettent le monde scolaire dans un chaos inédit depuis la communautarisation) : son intérêt, c’est avant tout de donner un discours dont elle sait qu’il rencontrera une partie de l’opinion publique et contribuera à polariser le débat public, en pleine cohérence avec la stratégie électorale actuelle de son parti.
DES INSTRUMENTS DE PROPAGANDE par Alma Dufour (sur X-Twitter)
Les médias détenus par neuf milliardaires sont des instruments de propagande. Nous serions antisémites pour avoir dénoncé le génocide à Gaza et anti-républicains pour avoir dit qu’un néo-nazi était un néo-nazi. On a appris qu’une campagne de calomnie, visiblement liée à des réseaux pro-Israël, a été lancée contre Sébastien Delogu et François Piquemal. Les élites essaient toujours de manipuler l’opinion des gens. Ils l’ont fait pour envahir l’Irak, ou pour instaurer le régime nazi en accusant les communistes d’avoir brûlé le Reichstag. La responsabilité du peuple, c’est de s’en rendre compte.
DES BARBOUZES DANS LES ÉLECTIONS par Manuel Bompard (sur X – Twitter)
ALERTE : une opération d’influence est donc menée en France contre la France insoumise et ses candidats aux élections municipales. Des fausses pages internet et des faux comptes payés sur les réseaux sociaux ont été créés de manière industrielle pour salir notre mouvement et amplifier du contenu malveillant et mensonger contre nos candidats. On apprend cela dans « Le Monde ».
Que ce réseau d’influence a aussi été utilisé pour promouvoir le contenu du lobby pro-Netanyahu Elnet. Nous demandons à ce que les autorités de notre pays fassent respecter l’intégrité du processus électoral. Le commanditaire et l’exécutant de cette opération doivent être mis hors d’état de nuire. Et si, comme le Monde l’envisage, le gouvernement israélien est à l’initiative de cette opération, les autorités françaises doivent condamner cette ingérence et prendre toutes les initiatives nécessaires pour que cela cesse. Nos élections ne sont pas un terrain de jeu pour les agents des gouvernements étrangers, ni pour les barbouzes et autres agences d’influence.
LE YOUTUBEUR CASS ANDRE DÉNONCE CETTE MÊME MANIPULATION (sur Youtube)
UN MEETING MONSTRE À SAINT-DENIS par Éric Coquerel (sur X – Twitter)
Meeting monstre et enthousiaste hier soir à St-Denis/Pierrefitte pour soutenir la liste “ensemble, retrouvons l’espoir” menée par Bally Bagayoko.
Et pour le clore une intervention exceptionnelle de J-L Mélenchon.
Pour celles et ceux qui trouvent malin de le viser plutôt que d’attaquer la droite et l’extrême droite, écoutez celui qui permet qu’une gauche existe encore dans de pays à des années-lumière au-dessus de vos ambitions politiciennes. Les autres savent que la France vraiment républicaine et antiraciste, celle de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, a, en lui, son tribun.
IRAN : LA F(R)ACTURE QUI ARRIVE JUSQUE DANS NOS PORTEFEUILLES par Rudy Demotte (sur sa page FB)
Je réfléchissais ce matin en lisant les infos sur la guerre contre le régime iranien. Je me disais que les guerres – toutes les guerres “modernes” – on nous les raconte toujours comme des histoires proprettes. Des cartes qu’on pointe du doigt, des missiles qui ne font pas de bruit sur nos écrans, des généraux en beaux costumes, des communiqués taillés comme un crayon à la rentrée des classes. Puis il y a les crises qui ont ce chic particulier : celui de vite déserter les amphithéâtres géopolitiques pour s’inviter sans prévenir dans votre routine du matin.
La crise iranienne est de cette trempe-là.
Qu’on ne se méprenne pas : la nature du régime des mollahs ne m’inspire aucune indulgence – bien au contraire. C’est un pouvoir théocratique que je combats sans hésitation. Mais l’histoire récente nous rappelle qu’il est parfaitement possible de condamner un régime autoritaire tout en refusant la logique géopolitique prédatrice qui consiste, comme on l’a vu ailleurs – au Venezuela par exemple – à utiliser la puissance militaire pour contrôler des ressources pétrolières dont Washington convoite l’accès.
Ce qui est en train de se tramer ne regarde pas que le Moyen-Orient. Ça regarde le cadran de la pompe à essence, le montant du plein, le prix de la baguette, et la douloureuse au restaurant. Autrement dit : la facture que l’on glissera, tout sourire, dans la boîte aux lettres de Madame Durand ou Monsieur Tartempion – qu’ils habitent Paris, Reims, Bruxelles, Liège, Montréal ou Québec.
Je le dis sans fard : plus j’observe la mécanique de la stratégie américaine, plus j’ai l’impression d’assister à un numéro de grande illusion où le magicien finit par scier la table sur laquelle il est monté. Donald Trump voulait « montrer les muscles ». Il pourrait surtout offrir au monde une masterclass involontaire en art de se tirer une balle dans le pied, en renchérissant l’énergie, en plombant l’économie mondiale et en alourdissant le quotidien… de ses propres alliés. Et, cerise sur le gâteau, en ratant ses cibles politiques. Chapeau, l’artiste.
UNE GUERRE QUI SE RÈGLE À LA CAISSE
Le cœur de cette crise bat dans un goulot d’étranglement : le détroit d’Ormuz, ce corridor maritime par où transite un cinquième du pétrole mondial. Dès que cette étroite artère montre le moindre signe d’engorgement, les marchés font une syncope. Le baril, dans les premiers jours, a même flirté un court instant avec les 120 dollars.
Ce chiffre a l’air de sortir d’un manuel d’économie barbant. Mais il a cette fâcheuse tendance à dégringoler des écrans des opérateurs boursiers pour venir percuter votre quotidien : le sans-plomb qui flambe, le billet de train qui prend l’ascenseur, le mazout de chauffage qui épuise le portefeuille.
Les économistes, ces oiseaux de mauvais augure, estiment qu’un pétrole cher et durable pourrait grignoter plusieurs dixièmes de points de croissance et relancer la machine à fabriquer de l’inflation. Traduction : une empoignade à des milliers de kilomètres a le pouvoir de ralentir l’économie de la planète. Décidément, le monde est bien fait.
L’EFFET DOMINO (OU COMMENT NE RIEN VOIR VENIR)
L’énergie, c’est l’alpha et l’oméga de tout ce que l’on consomme. Quand son prix s’affole, c’est toute la chaîne de production du capitalisme qui hoquette. Mais l’invité surprise, dans ce jeu de massacre, c’est l’agriculture.
Le Golfe persique, cerise sur le gâteau, est aussi un géant de la production d’engrais – ces trucs miracles fabriqués à base de gaz. Si les flux venaient à être coupés, les champs deviendraient capricieux, les récoltes coûteraient un bras, et votre plateau-repas finirait par ressembler à un placement financier à haut risque.
Une crise énergétique a cette élégance suprême : elle remonte silencieusement la chaîne, des puits de pétrole aux rayons du supermarché. Magique, non ?
LES EUROPÉENS EN PREMIÈRE LIGNE (POUR PRENDRE)
Pour l’Europe, cette crise agit comme un miroir sans tain. Elle y voit sa propre dépendance, et franchement, le reflet est peu flatteur.
Depuis qu’elle a fait une croix sur le gaz russe par les pipe-lines, le continent s’abreuve à grands frais de gaz naturel liquéfié, ce nectar qui traverse les océans dans des bateaux avant d’être regazéifié dans des usines sur nos côtes. Le Royaume-Uni, l’Italie, la Belgique ou la Pologne sont en première ligne. La France, qui importe tout son pétrole et son gaz, ne serait pas épargnée, même si ses centrales nucléaires lui permettent de garder la tête hors de l’eau un peu plus longtemps.
Dans cette affaire, les Européens ont tout du dîner de gala à qui l’on refile l’addition du banquet, sans même lui avoir proposé le menu. Une position inconfortable, mais tellement dans l’air du temps. Décidément, nous avons la tête du dindon de la farce.
LE PARADOXE RUSSE : L’ARROSEUR ARROSÉ
Il y a dans cette crise un petit goût de reviens-y, une ironie presque trop parfaite pour être honnête.
Quand le pétrole flambe, il y a des – nous le voyons à nos dépens – perdants. Et puis il y a des gagnants. La Russie, devinez quoi, fait partie des seconds. Plus le baril grimpe, plus les caisses de Moscou se remplissent. Une crise qui devait, dans l’esprit de ses concepteurs, affaiblir les « méchants », pourrait bien se muer en plan de relance pour l’un d’entre eux.
Poutine en vient même à proposer aux européens de les réalimenter en gaz et pétrole. Eh bien, tiens… Quelle surprise !
La géopolitique a parfois ce sens de l’humour un peu lourd, un peu gras. Mais elle insiste.
LE GRAND MARCHÉ ÉNERGÉTIQUE TRANSATLANTIQUE : LA POUBELLE DE L’HISTOIRE
Mais le morceau de bravoure, le clou du spectacle, c’est probablement celui-ci. Une pépite.
Depuis des années, Washington tambourine à la porte de l’Europe : « Achetez-nous notre énergie ! ». Donald Trump, en spécialiste de la communication directe, l’avait formulé sans détour : si vous voulez la paix des braves, les gars, ouvrez votre porte-monnaie et achetez-nous du pétrole et du gaz. C’était le prix pour lui racheter les armes pour l’Ukraine. En une carotte (amère) derrière sa menace de sanctions tarifaires.
La logique est d’une limpidité cristalline. Après avoir poussé l’Europe à rompre avec le gaz russe – ce gaz si bon marché qui arrivait par tuyaux -, les États-Unis se proposent, avec la générosité des grands jours, de lui vendre leur propre gaz de schiste. Entendez par générosité, chantage. Un gaz US qui traverse l’Atlantique dans des méthaniers avant d’être retraité, ce qui, par un hasard tout à fait objectif, le rend nettement plus onéreux que l’ancien flux. Et je vous épargne la litanie sur le coût environnemental du gaz de schiste de l’oncle Sam. Le tableau est d’un classicisme éblouissant. Hier, tributaires de Moscou.
Demain, soumis aux humeurs de Houston.
Et tout ça, solennellement, au nom de la sacro-sainte indépendance énergétique. L’Europe ne changerait pas de cap, elle changerait simplement de caissier. On ne peut qu’admirer l’élégance de la manœuvre : transformer une crise géopolitique en une éternelle opportunité commerciale. Chapeau bas.
UNE STRATÉGIE QUI POURRAIT SE RETOURNER… CONTRE ELLE-MÊME
Je ne peux m’empêcher de trouver à ce spectacle une saveur de vaudeville géopolitique.
La stratégie semblait pourtant simple sur le papier : affaiblir l’Iran, réaffirmer la puissance de Washington, stabiliser la région. Mais sur le terrain, le scénario paraît écrit par Sacha Guitry en pleine confusion mentale.
Le régime iranien, loin de s’effondrer, pourrait bien se souder. Les prix de l’énergie s’envolent, plombant l’économie mondiale. Et pendant ce temps, des « adversaires » objectifs – les rois du pétrole – empochent les dividendes.
Les US voulaient montrer leur force. Ils démontrent surtout leur capacité à générer des effets secondaires indésirables. C’est ce qu’on appelle, dans le jargon, « l’effet boomerang ». Et il nous arrive, droit dans la figure.
LA FACTURE D’UN MONDE DIRIGÉ PAR UN LUNATIQUE QUI AIME SE RACONTER DES HISTOIRES
Au fond, cette crise a le mérite de nous rappeler une vérité que l’on s’évertue à oublier entre deux crises.
Notre économie mondiale, si sophistiquée soit-elle, reste suspendue à quelques détroits et à quelques tuyaux. Une poignée de points sur une carte du monde a le pouvoir de faire tousser l’ensemble du système.
Et quand ces points s’enflamment, quand des chefs de puissances militaires, qui n’ont pour règle que leur seule morale, jouent aux gendarmes du monde, quand ils jouent avec les artères énergétiques de la planète, la facture, immanquablement, finit par arriver.
Et cette facture, elle a le mauvais goût de ne jamais atterrir sur le bureau des stratèges. Elle se glisse, discrète, dans le prix de l’essence, dans celui du chauffage, ou au bas du ticket de caisse du supermarché. Et demain de tous les produits du quotidien, à commencer par l’alimentation. Et pour finir, c’est peut-être la seule leçon vraiment simple de cette crise : dans le grand « cinéma des nations », ce sont toujours les mêmes qui paient le prix du spectacle. Les citoyens. Et ils n’ont même pas de réduction pour les abonnés.
Rudy


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