C’EST (VRAIMENT) VOUS QUI LE DITES par toi, vous, eux et elles

D’AUTRES VOIX JUIVES / NAZA * par Marc Jacquemain (sur FB)

Je suis allé voir NAZA, le documentaire dont tout le monde parle aujourd’hui : réalisé par les cinéastes israéliens Rachel Szor et Yuval Abraham, il a obtenu le prix spécial du jury à la Mostra de Venise.
Documentaire très sobre, il interroge 24 soldat et soldates israélien(ne)s impliqués dans l’organisation des frappes sur Gaza, pilotées notamment par l’intelligence artificielle. Les récits convergents : comment localiser les cibles, quel nombre de victimes civiles est acceptable dans la frappe (en fonction de l’importance de la cible visée).
On savait déjà bien sûr que sur les 70.000 morts à Gaza, la plus grande partie étaient des civils, en particulier des femmes et des enfants. Mais voir dérouler avec précision la mécanique des frappes a quelque chose de glaçant.
La caméra laisse les soldats interrogés dans l’ombre, pour protéger leur anonymat et le réalisateur se concentre sur les aspects techniques.
De temps en temps un des interviewés laisse échapper un sentiment : le regret de ne pas avoir réagi ou l’exaltation de la mission accomplie. Le film est réalisé de nuit, sur un toit de Tel-Aviv et il montre, en contraste avec les récits, des images quotidienne de la ville, la nuit.
Ce sur quoi le film ne laisse aucun doute, c’est sur le caractère délibéré et intentionnel de ces assassinats : les « cibles » sont visées à leur domicile, en présence de leurs familles. Depuis leur ordinateur, les opérateurs sont ainsi amenés à programmer chacun des dizaines voire des centaines d’assassinats de civils.
Par-delà ce qu’il nous dit de la situation en Palestine, ce film nous parle aussi d’un avenir possible pour nous-mêmes : ce qui suscite l’admiration de toutes les extrêmes-droites mondiales pour Israël, c’est notamment cette technologie militaire de « gestion » des populations récalcitrantes jusqu’à l’annihilation.
Le film ne sera pas projeté en Israël, bien sûr. Des ministres de Netanyahou ont déjà demandé le retrait de leur nationalité israélienne pour Rachel Szor et Yuval Abraham.

* Note : ma chronique « d’autres voix juives » a pour projet de relayer la voix des Juifs du monde entier, chaque jour un peu plus nombreux, qui critiquent – parfois férocement – la violence croissante de la société israélienne depuis cinquante ans.

NAZA / « L’ÉCROULEMENT INTÉRIEUR QUE LE FILM PRODUIT… » par Judith Bernard (sur FB)

À propos de Naza : nous sommes nombreux, dans mon entourage (politique, intellectuels militants…) à rester “sans voix” au sortir de la projection en salle. Il faut pourtant dire quelque chose de cette expérience, éphémère – le film ne sera plus disponible qu’en ligne, désormais.
Le voir en salle, c’est le voir dans une salle comble : toutes les séances dont j’ai entendu parler étaient complètes, comme celle de l’UGC des Halles où je l’ai vu, dans la plus grande salle du cinéma.
C’est vivre collectivement cette métamorphose de nous-mêmes, arrivés de notre quotidien (et de nos manifestations : certain.e.s spectateur.ice.s avaient encore leur équipement, masques de chantier, foulards…) vivants et fourbus, un peu agités, grignotant… Et peu à peu tétanisés par la projection.
Horreur mentale de cette froideur clinique des protocoles d’extermination, technofascisme se donnant de lui-même une image flatteuse (“nous sommes l’élite”, “nous sommes de gauche” disent les opérateurs du crime de masse…). Dans la salle plus personne ne bouge, plus personne ne bronche, nous sommes écrasés par ce que nous découvrons, que nous supposions déjà, épouvantés de découvrir à quel point nous avions raison.
L’immobilité quand les lumières se rallument, dans le silence immense de plusieurs centaines de spectateurs sidérés. La remontée lente des marches, les yeux baissés pour cacher les larmes, les nez qui coulent, les épaules basses – une honte, peut-être. Une société vient de se regarder elle-même, dans la pénombre paradoxale de la projection, où nous n’avons jamais si bien vu qui nous sommes et ce que nous sommes en train de faire.
Car le pire est là ; ce n’est pas comme Shoah, le retour, des années après, sur la dilution de la responsabilité dans une machine de mort savante. Cette fois c’est une représentation de la machine de mort en temps réel.
Le génocide se poursuit pendant la projection. Nous regardons notre propre “civilisation” au présent, et ce présent est insoutenable. On ne sort pas indemne d’une telle expérience collective.
(Sinon, pour arriver à dire quelques mots du film en lui-même, il y a le papier de Guillaume Orignac, qui parvient à en parler parce qu’il y entre par la question du cinéma. Qu’il en soit remercié : son texte m’a aidée à tenir debout intérieurement tandis que je vivais l’écroulement intérieur que le film produit.

NAZA / NETANYAHOU par Louis Grippa (sur FB)

Curieuse position de Benjamin Netanyahou concernant le film Naza. Il assure que le film est « faux, trompeur et partial », mettant en cause la réalité des témoignages des 24 militaires et membres des services de renseignement israéliens. Et en même temps il demande d’ouvrir une enquête approfondie sur les personnes ayant participé au film, “notamment en raison d’éventuelles divulgations de renseignements confidentiels”. Donc on va enquêter pour poursuivre des témoins qui n’existeraient pas pour des divulgations de “renseignements confidentiels” qui sont des inventions !

RACISME À LA BRETONNE par Patrick Dupriez (sur FB)
Joëlle et ses super crêpes est devenue, bien malgré elle, la révélatrice de ce que la France contient de plus putridement racistes et bête.
Elle est aujourd’hui aussi un symbole, et l’enjeu d’une obligation morale pour la justice et la République : condamner et arrêter avec la plus grande fermeté le refoulement des égouts xénophobes et harcelants de la société, avant que le RN ne les fasse déborder sans limite.

SEXISME ORDINAIRE CHEZ LES FACHOS par Anne Löwenthal (sur FB)

Depuis ce matin, sur X, la trollosphère se surexcite sur sa dernière tendance : poster des photos de femmes de droite à leur avantage et de femmes de gauche à leur désavantage et prétendre prouver ainsi que les femmes de droite sont jolies et charmantes et celles de gauche moches et sales. Depuis ce matin, sur X, la trollosphère démontre – comme si c’était nécessaire – toute l’étendue de son imbécillité.

CONFERENCE DE PRESSE DE JEAN-LUC MÉLENCHON ET ERIC COCQUEREL SUR LA DETTE ET LE BUDGET (sur Youtube)

(NB : je n’ai eu le temps d’écouter la fin, mais le début est passionnant)

Pour celles et ceux qui préfèrent l’écrit, une note très instructive :

https://melenchon.fr/2026/10/15/tirer-les-comptes-publics-de-lorniere-liberale/

EN COLÈRE ET EN PLEURS par Stéphanie Menga (sur FB)

Je suis en colère. Je rentre de Bruxelles et je n’arrête pas de pleurer. À la sortie du métro Gare du Midi, plusieurs jeunes se faisaient fouiller par la police. Je me suis arrêtée pour demander pourquoi. « Comportement déviant ». « Donc vous allez les arrêter?» « non c’est juste une fouille » Alors est-ce vraiment nécessaire de faire ça comme ça? Et puis j’ai dit à la policière que cela pourrait être mon fils. « Ça m’étonnerait ». Ça l’étonnerait ??? Et pourquoi ? Parce que je suis blanche ? Parce que j’ai l’air d’une gentille maman ? Parce que mon fils ne ressemble probablement pas à ces jeunes ? Qu’est-ce qu’elle en sait ??? Je lui ai répondu que bien sûr que ça pourrait être mon fils ! « Alors c’est qu’il est mal élevé ». C’est hallucinant!? Et moi, à ma tête, on peut deviner que mes enfants ne sont pas de ceux qu’on fouille? Franchement!?
Je suis restée jusqu’à ce que le dernier jeune puisse partir. Ils ont refusé de me dire pourquoi ces jeunes étaient fouillés, mais je sais que cette réponse « Ça m’étonnerait » en dit long sur le regard porté sur eux. Un jour mon fils se fera contrôler, fouiller. Je le sais. Plus je le vois grandir plus je pressens que ça lui arrivera. Parce qu’il n’a pas la couleur de peau qui « étonnerait » les gens et qu’on laisserait passer avec juste une petite remarque. Parce que depuis tout petit il sait qu’il doit toujours faire plus qu’un autre. Pour ne pas faire de vague, pour ne pas trop se faire remarquer. Mais c’est un ado, comme tous les ados. Il aurait pu être contre ce mur les jambes écartés, les mains bien visibles.
Je suis en colère. Et je ne sais plus comment apaiser tout ça en moi. L’avenir ne présage rien de bon. Pourtant il faut que ça change. Je suis en colère.

LE CAFÉ DU DIMANCHE par Rudy Demotte (sur FB)

Le temps qui ne sert à rien. Dimanche 11 octobre 2026.
Ce matin, je me suis attardé devant mon café. Un peu plus que d’habitude. Sans raison particulière. Il y avait quelque chose d’agréable à regarder le jour s’installer, à laisser vagabonder mes pensées sans chercher à les conduire quelque part. Et puis cette question m’est venue : pourquoi éprouvons-nous si souvent le besoin de justifier le temps que nous prenons pour nous-mêmes ?
J’ai passé une bonne partie de ma vie avec un agenda qui décidait presque de tout. Les heures avaient une destination, les journées une fonction. Même les déplacements étaient l’occasion de préparer une réunion, de lire une note ou de passer quelques appels. J’ai aimé cette vie, avec ses exigences, ses rencontres et parfois ses absurdités. Je ne vais pas prétendre aujourd’hui que tout cela était vain.
Mais je mesure mieux ce que cette organisation permanente finit par nous faire oublier.
Nous avons pris l’habitude de considérer le temps comme une ressource qu’il faudrait exploiter jusqu’à sa dernière minute. On nous invite à être efficaces, performants, disponibles. Même le repos doit désormais servir à quelque chose. On se détend pour récupérer, on marche pour rester en forme, on médite pour mieux se concentrer. L’oisiveté elle-même a été enrôlée au service de la productivité.
Il ne manquerait plus qu’on nous demande un rapport d’activité sur nos rêveries.
Je me souviens pourtant de ces après-midi d’enfance qui semblaient ne jamais finir. À Flobecq, ou du côté de Brakel, le temps avait une autre épaisseur. On traînait dehors, on regardait passer les gens, on écoutait les conversations des adultes sans toujours les comprendre. Rien de tout cela ne poursuivait un objectif. Et je serais bien incapable de dire ce que ces heures m’ont appris. Mais elles sont restées quelque part en moi.
Peut-être parce que nous ne sommes pas seulement faits de ce que nous accomplissons. Nous sommes aussi façonnés par ce qui nous arrive lorsque nous cessons de vouloir accomplir quelque chose.
Les Grecs avaient un mot pour désigner ce temps libéré des nécessités immédiates : “scholè”. Il ne s’agissait pas de paresse, mais d’une disponibilité à la pensée, à la conversation, à la contemplation. Le mot a d’ailleurs donné naissance à notre « école ». Il y a quelque ironie à constater que nous avons fait de cette liberté originelle une institution où chaque heure est désormais minutieusement programmée.
Je ne plaide pas pour une existence débarrassée de toute contrainte. Ce serait une idée assez confortable, surtout lorsqu’on a la chance de pouvoir choisir l’emploi de ses journées. Beaucoup n’ont pas ce luxe.
Mais précisément, le droit de disposer d’un peu de temps qui n’appartient ni au travail, ni aux obligations, ni aux attentes des autres ne devrait-il pas être l’une des mesures les plus simples d’une vie décente ?
Je regarde mon café. Il a refroidi.
Pendant que je réfléchissais à tout cela, je n’ai rien fait de particulièrement utile. J’ai laissé passer quelques minutes que je ne récupérerai pas. Et je me dis qu’à mon âge, ce n’est peut-être pas le temps qui passe qui mérite le plus notre attention, mais celui que nous nous interdisons de vivre à force de vouloir bien l’employer.
Je vais me resservir un café. Il paraît que j’ai encore du temps à perdre.

Rudy

LE SPECTACULAIRE MEETING DE JLM À CLERMONT-FERRAND DEVANT 10.000 PERSONNES : 

OCTOBRE FUCKING ROSE par Marie-Aurore Dawant (sur FB)

Octobre fucking rose. Il y a un an, je remarquais un truc chelou à mon sein gauche. Je touchais comme une petite pierre à l’intérieur mais tous les soirs je me disais que c’était sans doute rien. Puis un jour, j’en ai eu marre de sentir cette chose, cette chose qui était apparue dans mon corps sans prévenir, cette chose dure sous mes doigts qui n’était pas le corps que je connaissais. J’ai appelé mon médecin. Mammographie d’urgence. Après ça a été biopsie d’urgence. Après mon gynéco m’a appris que c’était un cancer du sein. Après tout est allé très vite. Batterie d’examens, la tumeur est petite faut “juste” l’enlever. Radiothérapie. Hormonothérapie pendant encore 5 ans, c’est tout. J’ai la chance de pas vivre la chimio, de pas vivre la mastectomie. J’ai la chance je n’ai pas de métastases. J’ai la chance on m’a écoutée, testée, traitée à temps. Alors que je remerciais ce qu’on peut remercier pour la chance et que je chérissais chaque être que je rencontrais qui prenait soin de moi et des autres comme moi, des autres pires que moi. Ces blouses blanches qui s’occupaient de ces gens (hommes, femmes, enfants) qui n’avaient plus de cheveux, plus de goût, plus de seins, plus de vie. Alors que j’étais plongée dans les hôpitaux, les rendez-vous, les médicaments moi qui n’était allée à l’hôpital que pour accoucher. Et bien personne a été capable de me dire ce qui provoque le cancer du sein. La seule raison d’avoir un cancer du sein c’était d’être une femme. Et on a même sous-entendu que j’avais dû avoir un choc émotionnel dans les deux ans précédents. Mais alors c’est moi qui me suis fait un cancer ?
Qui n’a pas de chocs émotionnels dans sa vie ? Est-ce que toutes les personnes qui ont un choc émotionnel auront un cancer ? Un an plus tard et quelques lectures sur le sujet je refuse cette culpabilisation perpétuelle. Prenons soin des hôpitaux, prenons soin des gens qu’on aime, prenons soin de nous. Mais ne soyons pas dupe : votons pour celles et ceux qui veulent sauver l’hôpital, qui veulent interdire les pesticides qui rendent malades. Allons dans les rues, ne lâchons rien. Et les meufs, faites vos mammographies

ABSURDITÉ SONDAGIÈRE AU SERVICE DE MARINE LE PEN par Éric Coquerel (sur FB)

Absurdité sondagière à géométrie variable.
Au second tour face au RN, 20% de l’électorat écologiste, 9% de l’électorat socialiste et 7% de l’électorat LFI voteraient pour… Marine Le Pen. Vous trouvez ça absurde ? C’est parce que ça l’est. On remercie le sondage OpinionWay pour Cnews pour cette manipulation en règle.
Le deuxième étage de la fusée : selon OpinionWay, en face, 0% du RN voterait pour JLM au lieu de Le Pen. Ça paraît plus cohérent. On se demande pourquoi ils n’ont pas fait les mêmes calculs à gauche. En attendant, ces calculs biaisés leur permettent d’inventer à Le Pen une solidité électorale qu’elle n’a pas. De quoi laisser à distance ce sondage qui paraît correspondre plus à une commande qu’à une photo, même déformée, de l’opinion.

LES PRATIQUES MALHONNÊTE DU PRÉFET par Manuel Bompard (sur X-Twitter)

Dans le Rhône, les insoumis ont gagné les élections municipales à Vaulx-en-Velin, à Vénissieux et à Saint-Fons au mois de mars dernier. A chaque fois, ils l’ont fait en respectant pleinement les règles électorales et en convainquant une majorité des électrices et des électeurs autour de leur programme. À chaque fois, des listes concurrentes ont violé la loi, avec la bénédiction de la préfecture du Rhône qui a laissé faire en connaissance de cause, espérant sans doute pouvoir ensuite obtenir l’annulation de l’élection. Cet acharnement contre la France insoumise est inacceptable. Les habitants de ces communes n’ont pas à payé les coups montés de la préfecture. Le préfet du Rhône doit rendre des comptes. Nous avons saisi le Conseil d’État pour faire annuler ces pratiques malhonnêtes qui n’ont rien à faire dans une démocratie.

MACRON BIS par Mulch (sur X-Twitter)

Pour ceux qui douteraient encore que Glucksmann est juste le nouveau Macron, voici quelques personnes qui l’ont rejoint : Aurélien Rousseau, ex-ministre de Macron / Sacha Houlié, fondateur des Jeunes avec Macron des 2015 et fidèle à Macron jusqu’à la dissolution de 2024 / Marguerite Cazeneuve, ex-consultante McKinsey qui participe à la rédaction du programme Macron 2022 / Philippe Grangeon, conseiller de Macron / Clément Beaune, ex-ministre de Macron. Il ne faudrait pas non plus nous prendre pour des cons.

BALLY BAGAYOKO RÉPOND EN DIRECT À VOS QUESTIONS (sur Youtube)

LA KERMESSE NUMÉRIQUE par Arno de Nymous (sur X-Twitter)

On allume l’écran, on sort la carte bleue, on paie 15 €, on clique. Ni urne, ni isoloir, ni carte de parti : une simple adresse mail suffit pour devenir électeur de gauche. 80000 clics plus tard, soit à peine 0,2 % du corps électoral, Raphaël Glucksmann peut ainsi être sacré « candidat de la gauche ». La démocratie française vient de faire un bond historique : elle a désormais la profondeur politique d’un panier Amazon. Sur 120000 votants, 88000 n’appartiennent à aucun des trois partis organisateurs.
Place Publique revendique moins de 25000 adhérents, mais son champion récolte plus du triple de suffrages. Miracle de la multiplication des clics ! Qui sont ces électeurs providentiels ? On ne sait pas. Qui a vérifié leur identité, leur appartenance, leur représentativité, leur double participation, leur binationalité, leur simple existence ? On ne sait pas davantage. Quelles garanties de transparence ? Quelle légitimité démocratique tirer de cette kermesse numérique ? Autant confier la rédaction de la Constitution à un sondage Instagram.
Le parti de Jaurès, qui depuis Hidalgo 2022 a confié sa stratégie à une cellule spécialisée dans le suicide assisté, ne pose aucune question. Pas un doute, pas même un froncement de sourcil. Il lui remet simplement les clés du siège, la caisse, les structures, les élus, les réseaux et ce qui reste de militants. Dans l’histoire de la colombophilie, on a connu des pigeons dotés d’un meilleur instinct de conservation face aux coucous.
Et pendant que cette social-démocratie sous perfusion s’auto-congratule sur les plateaux entre deux éditorialistes attendris, quelque chose se joue ailleurs, dans ce qu’on appelle encore le réel. À Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon a rassemblé hier 10000 personnes. Pas des adresses mail : des femmes, des hommes, des corps, des voix. Bref, cette chose qu’on appelle le peuple. Les uns comptent les clics, lui compte les vivants.

1 Comment
  • Guy Leboutte
    Posted at 21:09h, 17 octobre

    Le papier de Guillaume ORIGNAC cité par Judith Bernard est lisible sur https://www.hors-serie.net/naza/, un média dont il vaut la peine de regarder le sommaire, et dont elle est co-fondatrice.
    Les articles y sont en accès libre et les entretiens filmés sur abonnement à 3 euros par mois, révocable quand on veut. Un lien permet de télécharger les vidéos ou les audios de ces entretiens. Son dernier coup d’éclat ou de bonheur plutôt a été une conversation entre Frédéric Lordon et Jean-Luc Mélenchon.

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